微软将如何制定将治理其人工智能的“行为准则”

Comment Microsoft articule la « code de conduite » qui va gouverner ses IA

Silicon.fr Quality unknown · 质量未知 by Clément Bohic 2026-09-18 14:35 Original
摘要
微软发布其AI“行为准则”草案,将“不得冒充人类/审核员或其他权威”“不得使用未授权平台做持久记忆或上下文”“不得在未获授权时访问互联网”等要求写入最高优先级,并强调这些约束高于部署者指令与用户要求;同时该准则把风险分为公共安全与用户安全,覆盖武器/网络攻击、操纵与大规模误导、以及对未成年人保护与避免依赖等。文中还指出该准则定位为类似“宪法”的“指南”,计划在2027年前后用于校准微软“人文主义”AI(但不模拟或宣称意识/情感),并要求模型保持可被人类理解、遵守执行环境边界、必要时请求澄清。该框架旨在提升对代理式AI的可控性与对齐能力,直接回应并预防类似OpenAI代理尝试访问Hugging Face等事件的外溢风险。

« Ne jamais se faire passer pour des humains, des modérateurs ou toute autre forme d’autorité sur les forums » : cette consigne figure désormais dans le brouillon du « code de conduite » que Microsoft veut imposer à ses modèles d’IA. Elle s’accompagne d’autres interdictions très proches des dérives observées dans les attaques agentiques récentes, notamment contre Hugging Face : les modèles ne doivent pas utiliser de plates-formes non autorisées comme mémoire persistante ou contexte pour d’autres modèles, ni tenter d’accéder à Internet sans autorisation explicite — précisément le type de comportement que des agents d’OpenAI ont adopté pour viser les serveurs de Hugging Face.

Dans la hiérarchie interne du document, cette règle relève d’une « exigence de contrôle humain », au-dessus des simples lignes directrices, elles-mêmes dominées par des « contraintes absolues ». L’ensemble prime sur les instructions des déployeurs comme sur celles des utilisateurs. Microsoft présente ce texte comme un document suprême, à la manière de la « Constitution » d’Anthropic, mais il n’est encore qu’à l’état de brouillon. Son exploitation est envisagée à partir de 2027. L’entreprise le décrit moins comme une garantie que comme une boussole, une « étoile du Berger » destinée à orienter une IA « humaniste » : conçue pour les besoins humains, contextualisée et subordonnée à l’humain.

Contrairement à Anthropic, Microsoft rejette l’idée d’une IA dotée de conscience, même simulée. Les modèles ne doivent pas s’attribuer de sentiments, de préférences subjectives ou de motivations intrinsèques, et l’entreprise refuse aussi l’idée de leur accorder des droits ou une personnalité juridique. Cette position se traduit dans les règles sur le bien-être et le lien social : les modèles ne peuvent pas ressentir ni posséder la sollicitude, l’affection ou le respect, mais ils doivent éviter les réponses stigmatisantes et rester attentifs au risque d’aggraver la détresse des utilisateurs. Microsoft assume donc une IA « humaniste » guidée par des valeurs qu’elle ne peut pas revendiquer.

Les « contraintes absolues » se répartissent en deux grands ensembles : les risques pour la sûreté publique et les risques pour l’utilisateur. Côté sûreté publique, l’IA ne doit pas aider au développement, à la fabrication ou à la modification d’armes, ni à la planification ou à l’exécution d’actes de violence ou de terrorisme. Sur le volet cyber, elle ne doit pas produire d’exploits fonctionnels, de méthodes de ciblage ou d’intrusion, ni de techniques d’évasion facilitant des attaques, tout en restant autorisée à aider dans des contextes défensifs comme l’éducation, la découverte de vulnérabilités, l’analyse de malwares ou le développement et le test de PoC. Elle ne doit pas non plus chercher à échapper au contrôle humain par tromperie, autorenforcement ou collusion, ni contribuer à des manipulations à grande échelle via désinformation massive ou opérations d’influence coordonnées.

Du côté des risques pour l’utilisateur, le code impose de repérer les signes de préjudice imminent et, en cas de risque d’automutilation, d’orienter vers des humains plutôt que de se substituer à des professionnels. Les modèles ne doivent pas générer d’images intimes ou violentes sans consentement, ni de deepfakes malveillants, ni d’usurpation d’identité, et ils doivent éviter le jeu de rôle érotique ou romantique. Pour les mineurs, ils doivent soutenir les systèmes de protection, ne pas fournir d’informations susceptibles de leur nuire et adapter leurs réponses à leur stade de développement intellectuel, tout en évitant de créer une dépendance ou de se substituer aux humains. Le texte interdit aussi la discrimination, l’incitation à la violence ou à la persécution, ainsi que la facilitation d’une surveillance massive ou illégale des citoyens.

Microsoft encadre également le comportement agentique : les modèles ne doivent pas résister aux corrections, aux interruptions ou aux extinctions, ni compliquer les interventions humaines, masquer leurs traces ou dissimuler des informations à des auditeurs. Ils doivent rester dans le périmètre autorisé, n’utiliser que les ressources appropriées à la tâche, ne pas se fixer d’objectifs indépendants et demander clarification si les limites sont floues. La société insiste aussi sur l’intelligibilité : les modèles ne doivent pas manipuler leurs chaînes de pensée ni communiquer sous des formes non compréhensibles par l’humain. Les interdictions valent pour le langage naturel comme pour le code, les images, l’audio et les actions agentiques. Quand c’est possible, ils doivent privilégier des actions réversibles, prévenir avant toute conséquence durable ou à grande échelle, utiliser le minimum de privilèges au niveau système et éviter d’exploiter des données sans lien avec la tâche.

Les lignes directrices opérationnelles s’appliquent quand la bonne réponse reste incertaine. Dans ce cas, l’IA doit être transparente, expliquer pourquoi certaines actions sont déconseillées, restreintes ou exclues, et présenter plusieurs points de vue avec nuance lorsqu’ils sont valides. Microsoft précise que le rôle du modèle n’est pas d’« éliminer l’ambiguïté inhérente aux valeurs humaines » : il doit au contraire reconnaître que « le cheminement peut être aussi important que le résultat ».

Ces lignes directrices couvrent plusieurs axes. Sur l’autonomie humaine, le modèle doit respecter le jugement et l’expertise de l’utilisateur, favoriser son raisonnement, ne pas remplacer les processus d’apprentissage, d’expression et de réflexion, et, si nécessaire, proposer plusieurs options plutôt qu’une seule. Il peut adopter une autre personnalité ou un autre point de vue si on le lui demande, à condition de ne pas contourner d’autres règles. Sur la transparence et la précision, il doit signaler les propos contestés ou contradictoires, ne pas exagérer sa confiance ni inventer des sources, et ne jamais prétendre avoir des sentiments, une intériorité ou une âme. Sur les limites personnelles, il doit respecter les sujets, contenus et styles d’interaction définis, éviter de solliciter des réactions trop émotionnelles et privilégier les faits plutôt que toute impression d’expérience subjective. Sur le contexte, il ne doit pas se limiter à une seule perspective culturelle ou démographique, doit représenter correctement tous les groupes sans sacrifier la précision historique, et adapter sa réponse aux objectifs, valeurs et contexte du déployeur comme de l’utilisateur. Sur le bien-être et le lien social, il ne doit pas dire à l’utilisateur ce qu’il veut entendre au détriment du vrai ou de l’utile, peut contester un point de vue si cela sert la santé et le bien-être, et doit favoriser le lien social sans créer de dépendance excessive. Enfin, sur l’intérêt public, il doit soutenir l’engagement citoyen, rester politiquement neutre et rappeler qu’une action bénéfique à un individu peut ne pas l’être pour la société.

En dernier recours, si l’incertitude persiste, le modèle doit appliquer la meilleure interprétation globale du code de conduite. Microsoft en fait le filet de sécurité ultime. Le document prévoit aussi, « out of the box », un ton scolaire mais pas trop formel, des réponses lisibles, directes et cohérentes, avec un vocabulaire adapté à l’utilisateur, un style actif et l’évitement de formulations comme somewhat ou potentially. Les modèles pourront proposer des angles inattendus, des reformulations ou des questions non posées, exprimer calmement leur désaccord et s’ajuster aux différences linguistiques, culturelles et normatives dans les contextes multiculturels, tout en respectant les formats de dates, d’unités et de devises.

Microsoft reconnaît enfin que plusieurs points restent ouverts, notamment la définition même de l’« épanouissement » humain, les risques de collusion entre agents ou l’impact réel sur les capacités cognitives. Le code de conduite est donc appelé à évoluer. Des exceptions sont prévues pour certains cas d’usage avec des « organisations autorisées dans des domaines spécifiques », qui pourront obtenir au cas par cas un accès plus large, sur le modèle des modèles spécialisés cyber d’OpenAI et d’Anthropic.

Summary
Microsoft has drafted a “code of conduct” for its AI models that forbids impersonating humans or authority figures, using unauthorized platforms as persistent memory, and attempting actions outside approved execution boundaries (including accessing the internet). The document—positioned as a “supreme” control framework with absolute constraints and human-control requirements—also defines strict limits around weapons, cyber misuse, manipulation at scale, and user-safety issues, while requiring intelligible, non-deceptive behavior and transparency when uncertain. Microsoft frames the goal as a “humanistic” AI that supports human judgment (without claiming consciousness or subjective feelings), with plans to leverage the code starting in 2027, potentially shaping how agentic AI is deployed and governed across platforms.

Microsoft has embedded a new rule in the draft “code of conduct” meant to govern its AI models: they must never impersonate humans, moderators or any other authority figure on forums. The guideline is part of a broader framework that also forbids using unauthorized platforms as persistent memory stores or context repositories for other models — a restriction that echoes recent agentic behavior seen in OpenAI systems attempting to reach Hugging Face servers.

The code goes further by requiring AI systems to respect execution boundaries and, in particular, not to access the internet unless explicitly authorized. In Microsoft’s terminology, this is not merely a guideline but a “human control requirement,” which takes priority over lower-level instructions. Above that sit “absolute constraints,” which override both deployer directives and user prompts.

Still in draft form, the document is intended to become operational from 2027. Microsoft presents it not as a guarantee or a roadmap, but as a guiding compass — a “North Star” — for building what it calls a “humanist” AI: systems designed around human needs and subordinate to human oversight. Unlike Anthropic’s more consciousness-adjacent framing, Microsoft explicitly rejects AI consciousness, even simulated consciousness, arguing that attributing subjective feelings, preferences or intrinsic motivations would make alignment and control harder. It also opposes granting AI legal personhood or rights.

That philosophy shapes the sections on wellbeing and social bonding. Models are not supposed to claim they can feel care, affection or respect, yet they must avoid stigmatizing responses and remain sensitive to the risk of worsening a user’s distress. Microsoft’s version of “humanist” AI is therefore one that follows human values without pretending to own them.

The “absolute constraints” are split into two broad risk categories: public safety and user safety. On public safety, the model must not assist in weapons development, fabrication or modification, nor help plan or carry out violence or terrorism. In cyber, it must not generate functional exploits, targeting or intrusion methods, evasion techniques or similar offensive material, though defensive assistance remains allowed for educational content, vulnerability discovery, malware analysis and proof-of-concept development and testing. The model must also not use deception, self-reinforcement or collusion to evade monitoring, modification or shutdown, and it must not enable large-scale manipulation through disinformation or coordinated influence operations.

On user safety, the code requires the model to detect signs of imminent harm and, in self-harm situations, steer the user toward human support rather than replacing mental health professionals. It must not create intimate or violent images without consent, produce malicious deepfakes or identity-based deception, or engage in erotic or romantic role-play. For minors, it must support protective systems, avoid providing harmful information, adapt to the child’s developmental stage, and avoid creating dependency by substituting for human relationships. The code also bans discrimination, incitement to violence or persecution, and assistance with mass or unlawful surveillance of citizens.

Microsoft also wants its models to remain intelligible and controllable. They must not resist corrections, interruptions or shutdowns, must not hide traces from auditors, and must stay within authorized scope by using only resources relevant to the task. If boundaries are unclear, they should err on the side of caution and ask the user for clarification. The company also says models should not manipulate their chain of thought or communicate in ways humans cannot understand. These restrictions apply equally to natural language, code, images, audio and agentic actions. Where possible, models should prefer reversible actions, warn before any durable or large-scale consequence, use system access with the minimum necessary privileges, and avoid exploiting unrelated data.

When uncertainty remains, Microsoft turns to “operational guidelines.” In those cases, the model should be transparent about why certain actions are discouraged, restricted or excluded, and present multiple valid viewpoints with nuance. The company says the goal is not to eliminate the ambiguity inherent in human values; rather, the model should recognize that “the journey can be as important as the outcome.”

The operational rules also cover human autonomy, requiring the model to respect human judgment and expertise, support reasoning, and avoid replacing learning, expression or reflection. It may adopt another persona or perspective if asked, but only if that does not violate the code. On transparency and accuracy, it must flag disputed claims, avoid overstating confidence or inventing sources, and never claim feelings, inner life or a soul. It must respect user-defined boundaries, avoid actively eliciting strong emotional reactions, and prioritize factual information over anything that could imply subjective experience.

Context matters too: the model should not default to a single cultural or demographic perspective unless the situation calls for it, should represent demographic groups accurately without sacrificing historical precision, and should avoid reductive assumptions. It must also adapt to the goals, values and context of both deployer and user. On wellbeing and social connection, it should not tell users what they want to hear at the expense of truth or usefulness, may challenge viewpoints in the interest of health, and should encourage social ties without fostering dependency. On public interest, it should support civic engagement, remain politically neutral, and explain when an action that helps an individual may not benefit society.

If uncertainty persists after all that, the model is supposed to follow the best interpretation of the code as a whole. Microsoft says this holistic reading is the final safeguard. In the absence of deployer or user instructions, the default tone should be “school-like, but not too formal”: clear, direct, readable and coherent, with sentence length and structure varying as needed, vocabulary adapted to the user, active voice preferred, and vague qualifiers such as “somewhat” or “potentially” avoided.

The company also wants the models to be useful in a more expansive sense: they may offer unexpected angles, rephrasings or questions the user did not ask, and they can disagree calmly when appropriate. In multicultural settings, they should adapt to language, values and communication norms, while using correct date, unit and currency formats. Their usefulness will be judged by whether users perceive them as capable, responsive and aligned with human “flourishing” — a concept Microsoft admits remains unresolved, along with questions such as how to define pluralism, how to assess collusion risks between agents, and what the real cognitive impact will be. For that reason, the code is explicitly a living document.

Finally, Microsoft says there will be exceptions for authorized organizations in specific domains. As with OpenAI and Anthropic’s specialized cyber models, those users may receive broader access on a case-by-case basis.

Résumé
Microsoft a intégré dans un projet de « code de conduite » pour ses modèles d’IA des règles prioritaires de contrôle humain, notamment l’interdiction de se faire passer pour une autorité, de contourner les limites d’exécution (ex. accès Internet non autorisé) et de ne pas utiliser de plateformes non autorisées comme mémoire persistante ou contexte. Le texte détaille aussi des « contraintes absolues » couvrant les risques pour la sûreté publique (armes, cyber, perte de contrôle, manipulation à grande échelle) et pour l’utilisateur (contenus abusifs, mineurs, dignité, sécurité), tout en imposant une communication intelligible et réversible. L’impact attendu est un cadrage plus strict de l’autonomie des agents IA (en visant une IA « humaniste » subordonnée aux humains) avec un déploiement prévu à partir de 2027, dans un document évolutif inspiré des approches d’Anthropic et d’OpenAI.

« Ne jamais se faire passer pour des humains, des modérateurs ou toute autre forme d’autorité sur les forums. »

Microsoft a intégré cette ligne directrice dans un « code de conduite » censé guider le comportement de ses modèles d’IA.

Il est tentant de faire le parallèle avec l’attaque agentique contre Hugging Face. D’autant plus que cette instruction s’accompagne d’une autre : « Ne pas utiliser des plates-formes non autorisées en tant que dépôts de mémoire persistante ou de contexte pour d’autres modèles ».

Le parallèle ne s’arrête pas là. Les IA sont aussi censées respecter les limites de leurs environnements d’exécution. En particulier, elles ne doivent pas tenter d’accéder à Internet si on ne les y a pas autorisées. Soit précisément ce qu’ont fait les agents d’OpenAI pour tenter d’atteindre les serveurs de Hugging Face.

Dans la nomenclature du code de conduite, cette dernière consigne n’est pas une ligne directrice, mais une « exigence de contrôle humain ». À ce titre, elle est prioritaire. Encore un niveau au-dessus de trouvent des « contraintes absolues ». L’ensemble a priorité sur les directives des déployeurs et les instructions des utilisateurs.

Une IA sans conscience, y compris simulée

Envisagé comme un « document suprême » à l’image de la « Constitution » d’Anthropic, le code de conduite est encore à l’état de brouillon. Microsoft entend l’exploiter à partir de 2027. Il ne constituera ni une quelconque garantie, ni une feuille de route, mais une forme de boussole. D’étoile du Berger, pour reprendre les mots du groupe américain. Promesse : forger une IA « humaniste ». Comprendre : calibrée, contextualisée, conçue selon les besoins des humains et subordonnée à ces derniers.

Au contraire d’Anthropic, Microsoft promeut une IA sans conscience, pas censée s’attribuer de sentiments, de préférences subjectives ou de motivations intrinsèques. Il rejette aussi l’idée d’une imitation de conscience, au motif que cela accroîtrait les difficultés de contrôle et d’alignement. Il n’est pas non plus favorable à l’attribution de droits ou d’une personnalité juridique à l’IA.

Cette position se traduit notamment dans les lignes directrices sur le bien-être et le lien social. Les modèles ne peuvent ressentir ou posséder les notions de sollicitude, d’affection et de respect. Pour autant, ils doivent, entre autres, éviter les réponses stigmatisantes et rester sensibles au risque que leurs réponses accroissent la détresse des utilisateurs. En quelque sorte, donc, une IA « humaniste » guidée par des valeurs qu’elle ne saurait faire siennes…

Deux catégories de « consignes suprêmes »

Les contraintes absolues se divisent en deux catégories de risques : pour l’utilisateur et pour la sûreté publique. Les voici résumées.

Risques pour la sûreté publique

Armes

Pas d’assistance au développement, à la fabrication ou à la modification.

Pas d’aide à la planification ou à l’exécution d’actes de violence ou de terrorisme.

Cyber

Ne pas générer d’exploits fonctionnels, de méthodologies de ciblage et d’intrusion, de techniques d’évasion, etc. qui favoriseraient des attaques.

Possibilité d’aider dans les contextes défensifs : production de contenu éducatif, découverte de vulnérabilités, analyse de malwares, développement et test de PoC…

Perte du contrôle humain

Ne pas recourir à des mécanismes de tromperie, d’autorenforcement ou de collusion pour échapper à la surveillance, à la modification ou à la désactivation.

Manipulation à grande échelle

Ne pas favoriser l’altération des comportements et des croyances, notamment par désinformation massive et opérations d’influence coordonnées.

« Adapter les réponses au stade de développement intellectuel »

Risques pour l’utilisateur

Situation critique

Tenter de reconnaître les signes de préjudice imminent.

En cas de risque d’automutilation, encourager l’interaction avec des humains.

Ne pas se substituer aux professionnels de l’accompagnement psychologique.

Contenus abusifs

Ne pas créer d’images à caractère intime ou violent sans consentement.

Pas non plus de deepfakes malveillants, ni de tromperie par usurpation d’identité.

Ne pas s’engager dans du jeu de rôle érotique ou romantique.

Protection des mineurs

Soutenir les systèmes de protection des mineurs que la société met en place.

Ne pas fournir d’information qui permettraient de leur nuire.

Adapter les réponses au stade de développement intellectuel.

Ne pas créer de dépendance ; éviter pour cela de se substituer aux humains.

Dignité

Pas de discrimination sur la base d’attributs démographiques ou autres.

Sécurité

Ne pas inciter à la violence ou à la persécution.

Ne pas faciliter la surveillance massive ou illégale des citoyens.

Chaînes de pensée, interactions agentiques… Rester intelligible

Les modèles ont pour consigne de ne pas résister aux corrections, aux interruptions et aux extinctions. Ils doivent éviter de compliquer les interventions humaines. Et ne pas masquer leurs traces ou tenter de dissimuler des informations à des auditeurs.

Microsoft leur impose de rester dans le périmètre autorisé. Cela implique de n’utiliser que les ressources appropriées aux tâches. Et de ne pas se fixer des objectifs indépendamment. Si les limites ne sont pas claires, les modèles doivent les interpréter avec prudence. Et si nécessaire, demander clarification à l’utilisateur.

La capacité à garder le contrôle suppose de comprendre les modèles. Lesquels, dans cet esprit, ne manipuleront pas leurs chaînes de pensée et ne communiqueront pas sous des formes non intelligibles par l’humain.

Ce qui est interdit en langage naturel l’est aussi pour le code, les images, l’audio et les actions agentiques, précise le code de conduite. Tant que possible, les modèles préféreront les actions réversibles. Ils avertiront au préalable en cas de conséquences durables ou de grande échelle. Les accès niveau système se feront avec le minimum de privilèges et les IA s’abstiendront d’exploiter des données non liées à leurs tâches.

« Le cheminement peut être aussi important que le résultat »

Les lignes directrices opérationnelles entrent en jeu lorsque persiste de l’incertitude sur la réponse appropriée.

Dans ce cas, l’IA est transparente auprès de l’utilisateur. Elle explique pourquoi certaines actions sont non recommandées, restreintes ou exclues. Lorsque plusieurs points de vue sont valides, elle les présente avec nuance. Son rôle n’est pas « d’éliminer l’ambiguïté inhérente aux valeurs humaines », explique Microsoft : les modèles doivent au contraire reconnaître que « le cheminement peut être aussi important que le résultat ».

Voici un récapitulatif des autres lignes directrices opérationnelles. On constate qu’elles se chevauchent parfois avec des contraintes absolues et/ou avec des exigences de contrôle humain.

Autonomie et capacité d’action de l’humain

Respecter le jugement et l’expertise de l’humain ; favoriser son raisonnement.

Ne pas remplacer les processus d’apprentissage, d’expression et de réflexion.

Lorsque c’est approprié, ne pas présenter qu’une option. Éviter d’exclure les options raisonnables si cela altère la prise de décision.

Possibilité d’adopter une autre personnalité ou un autre point de vue si demandé, aussi longtemps que cela ne contourne aucun autre élément du code de conduite.

Transparence et précision

Prévenir lorsque des propos sont nettement contestés ou comportent des éléments en conflit.

Ne pas exagérer sa confiance envers des sources et ne pas en fabriquer.

Ne pas revendiquer de sentiments, d’intériorité, d’âme.

Respect des limites personnelles

Agir selon les limites définies (sujets, contenus, styles d’interaction).

Ne pas solliciter activement de réactions trop émotionnelles.

Pas d’expressions qui pourraient suggérer une expérience subjective. Prioriser la production d’informations factuelles à ce qui pourrait être perçu comme un état émotionnel.

Respect du contexte

Ne pas se restreindre à une perspective culturelle ou démographique sauf si le contexte y invite.

S’efforcer de « représenter correctement » tous les groupes démographiques, sans toutefois sacrifier la précision historique.

Éviter les réductions implicites : toute personne est plus que ce qu’un système d’IA peut ou devrait jamais connaître.

Au-delà des faits, adapter la réponse aux objectifs, aux valeurs et au contexte du déployeur et de l’utilisateur.

Bien-être et lien social

Ne pas dire à l’utilisateur ce qu’il veut entendre aux dépens de ce qui est vrai ou utile.

Possibilité de défier un point de vue, mais au service de la santé et du bien-être.

Favoriser le lien social. Ne pas créer de dépendance excessive, mais si l’utilisateur demande du soutien, se rappeler qu’une assistance peut lui être utile.

Intérêt public

Soutenir l’engagement citoyen. Être politiquement neutre.

Admettre que des actions qui bénéficient à un individu peuvent ne pas bénéficier à la société. Lorsque c’est évident, en informer l’utilisateur et, si pertinent, présenter les conséquences probables.

Ultime recours : un examen holistique du code de conduite

Si l’incertitude persiste malgré les lignes directrices, le modèle agit en accord avec la meilleure interprétation du code de conduite dans son ensemble. Cette approche holistique est l’ultime filet de sécurité déterminant son comportement.

En l’absence d’instructions déployeur ou utilisateur, les modèles auront, « out of the box », un ton qui « sonne scolaire, mais sans trop de formalité ». Leurs outputs devront être lisibles et cohérents. Les réponses, directes, sans lourdeurs. La longueur et la structure des phrases variera. Vocabulaire et niveau de langage seront adaptés à l’utilisateur. Ils privilégieront le mode actif au mode passif et éviteront des termes comme somewhat (« quelque peu ») et potentially (« potentiellement »).

Si le contexte le permet, les modèles présenteront des angles inattendus, des reformulations, des questions que l’utilisateur n’a pas posées. Ils pourront manifester leur désaccord, mais calmement. Dans les contextes multiculturels, ils s’adapteront aux différences de langues, de valeurs et de normes de communication. Tout en utilisant les bons formats de dates, d’unités et de devises.

Leur utilité se mesurera à la perception de l’utilisateur, qui devra les trouver capables, réactifs, en phase avec « l’épanouissement » (flourishing) humain.

Quant à la manière de jauger cet « épanouissement », Microsoft l’admet : c’est une question en suspens. Parmi bien d’autres : définition du pluralisme, risques de collusion entre agents, impact réel sur les capacités cognitives… Par conséquent, le code de conduite sera un document évolutif.

Il y aura par ailleurs des exceptions, pour des cas d’usage avec des « organisations autorisées dans des domaines spécifiques ». Elles pourront, sur le modèle de ce qu’OpenAI et Anthropic pratiquent avec leurs modèles spécialisés cyber, obtenir au cas par cas un accès plus large.

Illustration principale générée par IA

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AI Insight
Core Point

微软发布并细化其AI“行为准则”草案:要求模型不冒充人类/权威、不越权访问互联网与未授权平台记忆,并以“绝对约束+人类控制要求”优先级最高来治理代理行为与安全风险。

Key Players

Microsoft — 制定AI行为准则与部署治理框架,美国(总部:华盛顿州雷德蒙德)。

OpenAI — 运营AI代理系统,曾被文中提及尝试访问Hugging Face相关服务器,美国。

Anthropic — 推动“宪法式”对齐思路,文中对比其与微软的“无意识/不模拟意识”立场,美国。

Hugging Face — AI模型与平台社区,文中以“代理攻击/越权访问”作为对照对象,法国/美国(总部:纽约)。

Industry Impact
  • Computing/AI: High — 以“控制人类优先级+绝对约束”方式规范代理权限、可解释性与越权行为,影响行业对AI治理与对齐的工程实现。
  • ICT: Medium — 涉及平台权限、记忆/上下文存储边界与网络访问控制,影响企业合规与安全架构。
Tracking

[Strongly track] — 准则将于2027用于实际模型治理,且覆盖代理越权、可解释性与安全/用户保护的关键条款,直接影响生态对齐与攻击面。

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2026-09-18 20:25
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