巴黎律师协会希望培训其律师使用人工智能(IA)

Le Barreau de Paris veut former ses avocats à l’IA

Silicon.fr Quality unknown · 质量未知 by La rédaction 2026-09-24 14:44 Original
摘要
巴黎律师协会(Le Barreau de Paris)推出“AI学院(Académie IA)”,为巴黎律师提供免费培训,首期将于11月举行;课程包含工具介绍、3小时AI代理创建实操,并发放提示词库,且可计入继续教育学分。该举措回应行业担忧:客户可能更信任由AI生成的分析,部分律师结论存在“幻觉”,同时制裁数量上升、年轻助理的工作可能被AI部分替代,且不同规模律所之间AI使用率差异明显。协会此前已在7月发布AI使用规范(非强制),强调匿名化、数据保护与数字主权,但未明确如何保障所用工具“全景”的独立性。

Le Barreau de Paris lance son « Académie IA », un programme de formation gratuit destiné aux avocats parisiens, avec une première session prévue en novembre. L’initiative répond à des tensions de plus en plus visibles dans la profession, alors que l’IA s’impose déjà dans les usages des clients comme dans ceux des cabinets.

Plusieurs exemples cités par l’AFP illustrent le phénomène : des clients arrivent désormais avec des analyses produites par l’IA et leur accordent parfois davantage de crédit qu’aux explications de leur propre avocat. Le bâtonnier Louis Degos évoque aussi des « hallucinations » repérées dans des conclusions d’avocats, avec « quelques cas » qui lui ont été remontés. De son côté, François Girault, du Conseil national des barreaux (CNB), constate une hausse des sanctions, pour l’instant encore clémentes, et note un recrutement « un peu figé », certaines tâches traditionnellement confiées aux jeunes collaborateurs pouvant désormais être prises en charge par l’IA.

L’écart d’adoption entre structures nourrit une autre inquiétude. D’après une enquête du CNB publiée en mai 2025, 57 % des avocats exerçant seuls utilisent l’IA, contre 86 % dans les cabinets de plus de 100 avocats. Louis Degos relativise toutefois cette fracture, estimant que les petites structures ont elles aussi accès à des abonnements abordables.

Pour encadrer ces usages, l’Ordre avait adopté en juillet un modèle de charte d’utilisation de l’IA, mis à disposition de tous les cabinets. Ce document, non contraignant et adaptable par chaque structure, rappelle notamment qu’un outil non validé ne peut recevoir d’informations couvertes par le secret professionnel, et que l’avocat demeure seul responsable du contenu produit avec une IA. Il fait également de la formation une condition d’accès aux outils.

Le barreau de Paris avait annoncé en juillet la mise en place d’un dispositif de formation dans les semaines suivantes : c’est désormais chose faite. Chaque session, organisée sur une journée, comprend une présentation des outils puis un atelier de trois heures consacré à la création d’agents IA. Les participants repartiront aussi avec une bibliothèque de prompts pour prolonger la pratique dans leur cabinet. La formation est gratuite et validée au titre de la formation continue.

Selon l’AFP, le programme met l’accent sur l’anonymisation, la protection des données et la souveraineté numérique. L’ensemble s’inscrit dans la stratégie « Vers un barreau souverain », présentée au Conseil de l’Ordre le 19 mai. En revanche, l’Ordre ne précise pas encore comment il garantira l’indépendance du panorama d’outils proposé.

Summary
The Paris Bar (Le Barreau de Paris), led by bâtonnier Louis Degos and with input from the Conseil national des barreaux (CNB), has launched an “AI Academy” offering free training for Paris lawyers starting in November. The program targets growing risks and misuse—such as clients trusting AI-generated analyses more than lawyers and “hallucinations” in legal submissions—while addressing adoption gaps (57% of solo practitioners vs. 86% in large firms) and reinforcing a July non-binding AI usage charter emphasizing confidentiality, data protection, anonymization, and lawyer accountability. The Bar says the training will cover tool familiarization and hands-on creation of AI agents, aligning with its “Towards a sovereign bar” strategy, though it does not specify how it will ensure the independence of the recommended tool ecosystem.

Le Barreau de Paris lance son « Académie IA », un programme de formation gratuit destiné aux avocats parisiens, avec une première session prévue en novembre. L’initiative répond à des tensions de plus en plus visibles dans la profession, alors que l’intelligence artificielle s’impose déjà dans les usages des clients comme dans ceux des cabinets.

Selon plusieurs exemples cités par l’AFP, des clients arrivent désormais avec des analyses produites par IA et leur accordent parfois davantage de crédit qu’à leur propre avocat. Le bâtonnier Louis Degos évoque aussi des « hallucinations » dans des conclusions d’avocats, avec « quelques cas » remontés jusqu’à lui. De son côté, François Girault, du Conseil national des barreaux (CNB), constate une hausse des sanctions, pour l’instant encore clémentes, et un recrutement « un peu figé », certaines tâches traditionnellement confiées aux jeunes collaborateurs pouvant désormais être prises en charge par l’IA.

L’écart d’adoption entre structures nourrit une autre inquiétude. D’après une enquête du CNB publiée en mai 2025, 57 % des avocats exerçant seuls utilisent l’IA, contre 86 % dans les cabinets de plus de 100 avocats. Louis Degos relativise toutefois cette fracture, estimant que les petites structures ont elles aussi accès à des abonnements abordables.

Face à ces évolutions, l’Ordre avait adopté en juillet un modèle de charte d’utilisation de l’IA, mis à disposition de tous les cabinets. Non contraignant, ce texte peut être adapté par chaque structure. Il rappelle notamment qu’un outil non validé ne doit pas recevoir d’informations couvertes par le secret professionnel et que l’avocat reste seul responsable du contenu produit avec une IA. La formation y est présentée comme une condition d’accès aux outils.

Le dispositif annoncé en juillet est désormais opérationnel. Chaque session, organisée sur une journée, comprend une présentation des outils puis un atelier de trois heures consacré à la création d’agents IA. Les participants repartiront aussi avec une bibliothèque de prompts pour prolonger l’usage dans leur cabinet. La formation est gratuite et validée au titre de la formation continue.

Selon l’AFP, l’accent est mis sur l’anonymisation, la protection des données et la souveraineté numérique. L’ensemble s’inscrit dans la stratégie « Vers un barreau souverain », présentée au Conseil de l’Ordre le 19 mai. L’Ordre ne précise toutefois pas comment il garantira l’indépendance du panorama d’outils proposé.

Résumé
Le Barreau de Paris lance son « Académie IA », une formation gratuite pour les avocats parisiens, avec une première session prévue en novembre. Portée par le bâtonnier Louis Degos et le Conseil national des barreaux (CNB), l’initiative répond à des risques déjà observés (analyses IA jugées plus crédibles que celles des avocats, « hallucinations » dans des conclusions) et à l’impact sur la pratique (hausse de sanctions, tâches des jeunes collaborateurs potentiellement confiées à l’IA). La formation, validée au titre de la formation continue et axée sur anonymisation, protection des données et souveraineté numérique, s’appuie sur une charte d’utilisation non contraignante adoptée en juillet et sur la stratégie « Vers un barreau souverain ».

Le Barreau de Paris lance son « Académie IA », un programme de formation gratuit pour les avocats parisiens. La première session est prévue en novembre.

L’initiative répond à des difficultés que décrivent les responsables de la profession.

Selon plusieurs exemples cités par l’AFP,  des clients arrivent avec des analyses générées par l’IA et leur accordent parfois plus de crédit qu’à leur avocat.

Le bâtonnier Louis Degos évoque aussi des « hallucinations » dans des conclusions d’avocats, avec « quelques cas » remontés jusqu’à lui. François Girault, du Conseil national des barreaux (CNB), constate une hausse des sanctions, pour l’instant clémentes. Il observe aussi un recrutement « un peu figé », car les tâches des jeunes collaborateurs peuvent être confiées à l’IA.

L’écart entre cabinets alimente une autre inquiétude. Selon une enquête du CNB de mai 2025, 57 % des avocats exerçant seuls utilisent l’IA, contre 86 % dans les cabinets de plus de 100 avocats. LouisDegos relativise, estimant que les petites structures accèdent à des abonnements abordables.

Face à cette réalité, l’Ordre avait adopté, en juillet, un modèle de charte d’utilisation de l’IA, mis à la disposition de tous les cabinets. Ce texte n’est pas contraignant et chaque cabinet peut l’adapter. Il rappelle notamment qu’un outil non validé ne peut recevoir d’informations couvertes par le secret professionnel, et que l’avocat reste seul responsable du contenu qu’il produit avec une IA. Il fait de la formation une condition d’accès aux outils.

En juillet, le barreau de Paris annonçait dun dispositif de formation pour les semaines suivantes.

C’est chose faite. Chaque session d’une journée  comprend une présentation des outils, puis un atelier de trois heures sur la création d’agents IA.

Les participants repartiront également avec une bibliothèque de prompts pour prolonger la mise en pratique dans leur cabinet. La formation est gratuite et validée au titre de la formation continue.

Selon l’AFP, elle met l’accent sur l’anonymisation, la protection des données et la souveraineté numérique. L’ensemble s’inscrit dans la stratégie « Vers un barreau souverain », présentée au Conseil de l’Ordre le 19 mai.

L’Ordre ne précise pas la manière dont il garantira l’indépendance du panorama d’outils.

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AI Insight
Core Point

巴黎律师协会推出“IA学院”免费培训,回应客户更信任AI分析、以及AI幻觉与制裁上升等问题,推动合规与数据保护。

Key Players

Barreau de Paris(巴黎律师协会) — 法律职业组织,法国巴黎,推出“Académie IA”与AI使用指引/培训。

CNB(Conseil national des barreaux) — 全国律师协会理事会,法国,发布AI使用与制裁/合规相关观察。

Louis Degos — 巴黎律师协会负责人,推动“Vers un barreau souverain”相关举措。

François Girault — CNB代表,指出制裁上升与年轻合伙人工作被AI“冻结”。

Industry Impact
  • ICT: Medium — 律师培训与合规要求提升AI工具在法律场景的落地与治理需求。
  • Computing/AI: High — 强调提示词、AI代理与匿名化/数据保护,推动行业级AI应用规范化。
Tracking

[Strongly track] — 关注其“工具独立性/选型”保障与培训后合规效果,可能影响法国法律AI生态与监管基准。

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2026-09-24 15:25
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