« Développer une offre de services IaaS, PaaS et d’intelligence artificielle répondant aux standards les plus exigeants de sécurité et de souveraineté juridique.»
C’est pour ce projet que Cloud Temple a été sélectionné dans le cadre de l’appel « Renforcement de l’offre de services cloud « . L’entreprise mène un consortium qui rassemble Thales, Bull, Vates et le CEA. L’appel est opéré par Bpifrance pour le compte de l’État.
Lancé en mars 2024, cet appel à projets prolonge la stratégie cloud de France 2030. Il vise à renforcer l’offre française et européenne de services cloud au service de la souveraineté numérique et de l’IA. Son périmètre couvre le développement d’offres IaaS et PaaS, le cloud de confiance et les services cloud pour l’IA.
Le texte de l’appel prévoit des projets collaboratifs réunissant jusqu’à six partenaires, avec un chef de file fournisseur de services IaaS/PaaS, et encourage les collaborations avec des organismes de recherche.
47 millions € dont 20 millions d’aide publique
Selon Cloud Temple, le programme mobilisera 47 millions d’euros d’ici fin 2028. Le soutien public de France 2030 s’élève à 20 millions et les partenaires industriels apportent le solde. Il s’agit de faire changer d’échelle des capacités existantes que Cloud Temple dit qualifiées SecNumCloud par l’ANSSI, certifiées HDS et conformes au référentiel allemand C5.
Le consortium se présente comme unique parmi les projets soutenus. Il part du constat qu’aucun acteur européen ne maîtrise seul toute la chaîne du cloud de confiance. Cloud Temple, qui dit opérer déjà des plateformes en production pour la santé, la finance, l’industrie et la sphère publique, pilote l’ensemble.
Les partenaires se répartissent ainsi les rôles :
Thales : cybersécurité, environnements critiques et son offre S3NS ;
Bull : intégration d’infrastructures matérielles et logicielles pour l’IA, avec sa plateforme BullSequana AI ;
CEA : appui scientifique sur les architectures de nouvelle génération ;
Vates : socle open source de virtualisation, présenté comme gage d’interopérabilité et de réversibilité, à l’heure où la recomposition du marché de la virtualisation pousse des entreprises européennes à chercher des alternatives.
Le consortium met en avant l’extraterritorialité du droit et des textes comme NIS 2, DORA et l’AI Act. Il estime que les directions générales cherchent des garanties juridiques pour leurs traitements numériques et d’IA. Plutôt que de rivaliser sur la puissance brute, il vise les usages critiques et régulés où la conformité et la maîtrise juridique sont décisives.
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