La prochaine version de DGX Spark est… un ordinateur portable.
La rumeur avait animé les forums NVIDIA en amont du Computex. Elle s’est vérifiée au premier jour de l’événement, avec l’officialisation de RTX Spark.
Dans cette nouvelle famille de puces conçue en collaboration avec MediaTek, la configuration maximale s’apparente à celle du processeur GB10 (20 cœurs CPU Grace, 6144 cœurs CUDA, 128 Go de mémoire unifiée sur 16 canaux, jusqu’à 1 Pflops en FP4…), mais dans une enveloppe thermique réduite (45-80 W contre 140 W).
NVIDIA n’a pas précisé quelles variantes il proposerait. Aux dernières nouvelles, en plus de la config « complète » (10 cœurs Cortex-A925 et 10 cœurs Cortex-A725), il en aurait au moins trois dans les cartons :
18 cœurs CPU (9 + 9) et 5120 cœurs CUDA, 45-80 W, 128 Go
12 cœurs CPU (8 + 4) et 2560 cœurs CUDA, 18-45 W, 64 Go
10 cœurs CPU (7 + 3) et 2048 cœurs CUDA, 18-45 W, 64 Go
Un passage sur Vera Rubin avec LPDDR6 est prévu pour 2027-2028.
Six laptops officialisés… et des desktops en perspective
Les premiers laptops RTX Spark devraient être commercialisés à l’automne 2026. Six constructeurs en ont pour le moment confirmé au moins un.
ASUS et HP en ont chacun annoncé deux : les ProArt P14 et P16 pour le premier, les OmniBook Ultra 16 et OmniBook X 14 pour le second. Chez Dell, il y aura du XPS 16 Creator Edition en RTX Spark. Lenovo proposera quant à lui un Yoga Pro 9n.
MSI est aussi dans la boucle, avec le Prestige N16 Flip AI+. Il en donne une poignée de spécifications (2-en-1 à écran OLED 16 pouces UHD+ pivotable à 360 °).
Microsoft est également de la partie, avec le Surface Laptop Ultra. Ce 15 pouces à écran tactile mini-LED (3:2, 262 ppp) fait « moins de 2 kg » et « moins de 18 mm d’épaisseur ».
Il ne faudra pas s’attendre à plus fin que 14 mm, à en croire NVIDIA. Quant aux écrans, on sera dans la fourchette de 14 à 16 pouces. Il est question aussi d’ordinateurs de bureau en RTX Spark. MSI en a dévoilé un : l’EdgeMesa N AI+, un mini-PC avec LAN 10GbE et un port HDMI. HP aussi dit en prévoir un, mais ne donne aucun détail.
L’IA locale en vedette, Copilot en retrait
NVIDIA insiste sur la capacité des PC RTX Spark à exécuter des « agents [IA] personnels ». Il souligne que Microsoft a intégré, dans Windows, diverses primitives de sécurité/identité en complément au portage du runtime OpenShell. Les projets OpenClaw et Hermes Agents ont adopté cet ensemble pour leurs nouvelles applications Windows.
Du côté de Microsoft, on ne parle plus de PC Copilot+ que sur le bout des lèvres. Le discours s’oriente simplement sur l’IA locale. Avec, entre autres promesses :
Accroissement de la quantité maximale de mémoire unifiée accessible par le GPU
Optimisation du planificateur de tâches afin de mieux exploiter les 20 cœurs CPU disponibles
Travaux sur Windows ML pour exploiter nativement TensorRT
Pages mémoire plus grandes pour les workloads les plus lourds
Améliorations pour la couche d’émulation Prism, dans la lignée de l’ajout d’AVX/AVX2
Windows pour fin 2026 sur DGX Station
En écho à la proximité architecturale entre RTX Spark et GB10, voilà Windows officiellement porté sur DGX Station. NVIDIA promet, pour le T4 2026, des configurations en GB300 signées ASUS, Dell, GIGABYTE, HP, MSI et Supermicro.
Comme pour les DGX Station actuellement livrées avec Ubuntu, on sera sur du GPU Blackwell Ultra associé à 72 cœurs Grace, avec jusqu’à 252 Go de HBM3e et 496 Go de LPDDR5X.
Illustration principale générée par IA
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