Prenez Neon. Ajoutez-y Mooncake. Vous obtenez LTAP (Lake Transactional/Analytical Processing).
Databricks compte intégrer cette architecture au sein de son offre Lakebase (Postgres serverless) « dans les prochaines semaines ». La promesse : pouvoir mêler OLTP et OLAP sans pipelines ni extensions… et en évitant le compromis de performance qu’implique HTAP. Le moyen : unifier non pas les back-ends, mais les formats de données.
LTAP exploite le surplus CPU de Neon
Lakebase découle de l’acquisition de Neon. Databricks avait finalisé l’opération en mai 2025 pour environ 1 milliard de dollars. Elle lui a apporté une brique transactionnelle sur stockage objet.
Acquis en octobre 2025, Mooncake a procuré le substrat de LTAP : un mécanisme de conversion « à la volée » de Postgres à Parquet. Il exploite deux composants de la couche de stockage de Neon. D’un côté, les safekeepers, qui assurent la réplication des enregistrements générés à partir des lignes. De l’autre, le pagekeeper, qui reconstruit les pages de manière asynchrone.
L’architecture LTAP tire parti de la faible consommation CPU de ces services. Elle utilise les cycles disponibles pour effectuer le transcodage Postgres-Parquet au moment du dépôt sur le stockage objet (latence annoncée : 1 minute). Le pagekeeper fait office de cache conservant le format Postgres. On est donc sur une forme de mise en miroir qui permet à Databricks de revendiquer un format unifié, sans copie.
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Illustration générée par IA
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