AWS a-t-il ouvert le back-end d’AgentCore Runtime ?
Le lancement des microVM Lambda a poussé certains à faire le rapprochement. Il faut dire que les workloads agentiques apparaissent comme la principale cible de cette offre.
On y retrouve la technologie de virtualisation Firecracker, associée à SnapStart (utilisation d’instantanés pour éviter le démarrage à froid). En revanche, là où les fonctions Lambda « traditionnelles » se destinent aux applications pilotées par les événements et ont une durée d’exécution maximale de 15 minutes*, les microVM peuvent tourner jusqu’à 8 heures et ne nécessitent pas de gestionnaire de fonction (méthode qui traite les événements). Elles procurent par ailleurs des capacités spécifiques (accès shell, montage de systèmes de fichiers, installation de paquets…), par défaut sur le fondement d’une image de base Amazon Linux.
On package le code de l’application avec un Dockerfile que Lambda exécute. Une fois l’environnement initialisé, il capture un snapshot qui sert ensuite à lancer les microVM. Chacune a son point de terminaison public avec authentification JWE, gérant HTTP/1.1, HTTP/2, WebSockets, gRPC et SSE.
AWS propose 5 configurations de base allant de 0,5 Go de mémoire et 0,25 vCPU à 8 Go et 4 vCPU. Chacune peut scaler jusqu’à 4x, moyennant une facturation supplémentaire à la seconde. On peut les suspendre en cas d’inactivité – avec conservation de l’état de la mémoire et du disque – et reprendre automatiquement en cas de trafic entrant. Pendant cette période, on ne paye que pour le stockage du snapshot.
Un déploiement de référence pour Claude Managed Agents
Les microVM Lambda ciblent les applications multilocataires où chaque utilisateur a besoin d’un environnement dédié pour exécuter du code tiers. Parmi elles, les scanners de vulnérabilités, les plates-formes d’analyse de données, les outils CI/CD et les serveurs de jeux qui exécutent des scripts fournis par le joueur. Mais aussi les sandbox IA.
AWS propose un déploiement de référence pour Claude Managed Agents. L’orchestration (modèle et harnais agentique) reste chez Anthropic, tandis que les outils s’exécutent dans des microVM (une par session Claude). Le seul trafic entrant est l’appel webhook. Le reste du workflow est en pull.
ClickHouse associe les microVM Lambda à son moteur chDB
En plus des variables d’environnement définies à la création des images, on peut transmettre des paramètres de configuration à une VM donnée, lors de l’exécution.
Les microVM Lambda sont pour le moment disponibles dans une poignée de régions AWS, dont une en Europe (Irlande), sur ARM64. ClickHouse fait partie des entreprises à les avoir déjà mises en œuvre, pour porter divers cas d’usage de son moteur analytique « in-process » chDB. Entre autres :
Requêtes fédérées joignant données locales, S3, CDN et Postgres
Exécuteurs CI/CD isolés
Sandbox à la demande pour reproduire des bugs
Mémoire locale pour chaque session agentique
* Hors « fonctions durables », dont l’exécution peut s’étaler sur 1 an, à renfort de checkpoints et de replays. Une option introduite en 2025.
Illustration principale © Aryan – Adobe Stock
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