Cloudflare OS:又一个智能体工作环境?

Cloudflare OS : un énième environnement de travail agentique ?

Silicon.fr by Clément Bohic 2026-08-06 10:31 Original
摘要
Cloudflare 宣布将其全新的 Cloudflare OS 平台开源,该平台由前 Sandstorm 联合创始人、现 Cloudflare Workers 技术负责人 Kenton Varda 主导,基于 Workers 无服务器技术构建,被视为 Sandstorm 的“精神继承者”。Cloudflare OS 通过名为“Gadgets”的应用单元和隔离机制,让用户能自定义应用并实现工作流自动化,同时借助“Gatekeepers”连接 Confluence、GitHub 等外部服务,有望为企业提供私密、可定制的 agentic 工作环境。

Cloudflare OS 现已正式开源。该平台建立在 Cloudflare Workers 无服务器架构之上,融合了多个内部项目,被定位为 Sandstorm 的“精神继承者”。Sandstorm 曾于 2014 年以极致细粒度闻名——每个文档一个容器——但因冷启动、内存占用等技术限制及商业模式困境,于 2017 年初交由社区维护。其创始团队随后加入 Cloudflare,并着手开发 Workers。在 Sandstorm 中,功能单元称为“Grains”,而在 Cloudflare OS 中被重新命名为“Gadgets”,隔离机制也从容器转向基于 V8 引擎的更轻量方案。

前 Sandstorm 联合创始人、现 Cloudflare Workers 技术负责人 Kenton Varda 早在 6 月底的 AI Engineer World’s Fair 上就演示了这一环境,当时尚未正式命名。他坦言,因内部已“足够严肃”,未像最初承诺的那样在演讲时立即开源。

从独立开发者视角看,Cloudflare OS 可视为一个以应用取代文档的“办公套件”。每个 Gadget 的客户端代码运行在 iframe 中,唯一的通信渠道是向父框架 POST;与服务器端代码(以持久对象及 SQLite 实例化)的交互则通过基于开源 Cap’n Web 的 RPC 会话实现。由于底层 workerd 运行时同样开源,整套系统可在本地运行。Kenton Varda 强调其安全模型十分适合“vibe coding”,允许用户直接修改各自的应用副本——他以 Claude 为幻灯片工具添加 SVG 图表管理和文本居中功能为例进行了演示。

在 B2B 层面,Cloudflare OS 支持将工作流编排为代理系统。平台最早于 2023 年 5 月内部启动,通过 Web 界面执行以“技能”编码的工作流,结果在浏览器侧边栏显示。随后,Cloudflare 将其连接至各类外部服务,并为多数系统自建了 MCP 服务器实现,从而叠加基于角色与区域的速率限制等控制层。由于大部分工作流具有确定性,团队引入基于 AI Gateway 的按需推理机制,避免每次会话重复执行技能。

在 Cloudflare OS 的语义中,这些定制的 MCP 服务器被称为“Gatekeepers”。它们理解各个服务的逻辑,并在共享资源(如含数据库、对话历史、凭据的应用,或纯代码蓝图)时实施安全策略。Gatekeepers 还具备“模拟”动作结果的能力,使开发者能在链条末端批量验证,代理无需在每一步中断工作。

当前,Cloudflare 正打造一座“连接器工厂”,从 API 文档自动生成 Gatekeepers。目前已囊括 Confluence、GitHub、Google(Gmail、Docs、Sheets、Calendar、BigQuery)、Home Assistant、Linear、Notion、Slack、Spotify、Supabase 及 ZoomInfo 等服务的连接器。同时,官方提供“即用型”实施模型,允许用户在不修改源代码的情况下使用固定版本,同时保持对身份管理、路由、集成、推理、可观测性与品牌定制的控制权。有开发者已在本地部署 deepseek-v4-flash 与 Cloudflare OS 结合,称效果“惊人”,暗示完全私有的工作伴侣正成为可能。

Summary
Cloudflare has open-sourced Cloudflare OS, a platform built on Workers and led by former Sandstorm cofounder Kenton Varda, combining lightweight app containers ("Gadgets") with agentic workflow automation. It enables users to run, share, and customize applications securely, while its Gatekeeper connectors link external services like GitHub and Google for enterprise workflow codification. The move positions Cloudflare to offer a self-hosted, customizable work environment with both indie customization and B2B automation potential.

Cloudflare OS is now open source. Built on top of the serverless Cloudflare Workers runtime, the platform merges several internal projects and is described as a “spiritual successor” to Sandstorm, the granular web app hosting server that emerged in 2014. Back then, Sandstorm isolated each document in its own container, but cold starts and memory consumption proved limiting, and the startup failed to monetize an enterprise offering. The team joined Cloudflare in 2017 and began building what became Workers. Now the functional units—once called Grains—are reborn as Gadgets, isolated not by containers but by the lighter V8 JavaScript engine.

Kenton Varda, Sandstorm co-founder and now tech lead for Cloudflare Workers, previewed the system at the AI Engineer World’s Fair in June. He framed it as an office suite where applications replace documents. Each Gadget’s client code runs in an iframe that communicates only via POST to a parent frame, while server code lives as a durable object with a SQLite database, connected through an RPC session based on the open-source Cap’n Web protocol. Since the underlying workerd runtime is open, the entire environment can run locally. This architecture, Varda noted, enables “vibe coding”—users can customize their own copies of apps securely. He demonstrated by using Claude to add arbitrary SVG diagrams and text centering to a slide-generation tool.

The B2B facet, less emphasized in Varda’s talk, has since been expanded. Internally, Cloudflare first launched a v1 in May that let employees execute codified skills through a web UI, displaying results in a browser sidebar without touching local environments. The v2 connects these workflows to external services via purpose-built MCP servers called Gatekeepers. These hold the logic for each service and enforce security policies—rate limiting by role and region among them. Because most workflows are deterministic, Cloudflare uses its AI Gateway for on-demand inference rather than re-running skills each session. Gatekeepers can simulate the outcome of actions, allowing batch validation at the end of a chain without interrupting an agent at every step.

Cloudflare is now working on a “software factory” that produces Gatekeepers automatically from API documentation. Gatekeepers already exist for Confluence, GitHub, Gmail, Docs, Sheets, Calendar, BigQuery, Home Assistant, Linear, Notion, Slack, Spotify, Supabase, ZoomInfo, and others. A ready-to-use implementation model ships a pinned version that organizations can control—identities, routing, integrations, inference, observability, and branding—without altering the source code. The open-sourcing of Cloudflare OS, combined with these Gatekeepers, signals a broad agentic work environment where both indie customization and enterprise workflow automation converge.

Résumé
Cloudflare a ouvert en open source Cloudflare OS, une plateforme agentique fusionnant plusieurs projets internes autour de Workers, présentée comme le successeur spirituel de Sandstorm par son cofondateur Kenton Varda, désormais tech lead chez Cloudflare. L’environnement permet à tout utilisateur de modifier ses applications en exécutant sa propre copie et aux entreprises de codifier des workflows via des contrôleurs d’accès (Gatekeepers) qui sécurisent la connexion aux services externes. Cette initiative vise à démocratiser la personnalisation applicative et l’automatisation agentique au sein d’un écosystème ouvert et sécurisé.

Chose promise, chose due : Cloudflare OS est désormais open source.

Cette plate-forme fusionne plusieurs projets internes. Ayant pour principal substrat le service Cloudflare Workers (fonctions sans serveur), elle est présentée comme un « successeur spirituel » de Sandstorm.

De Sandstorm à Cloudflare OS, plus qu’un air de famille

Sandstorm avait émergé en 2014. Il s’agissait d’un serveur d’hébergement d’applications web. Le projet se distinguait par son niveau de granularité : chaque document avait son conteneur. Il s’est cependant heurté aux limites techniques des infrastructures d’alors (démarrage à froid, consommation de mémoire…). La start-up qui le portait n’a, plus globalement, pas réussi à développer son modèle économique, fondé sur la fourniture de fonctionnalités d’entreprise. Début 2017, elle avait transmis Sandstorm à la communauté. Son équipe avait ensuite rejoint Cloudflare. Et s’était mise à travailler sur ce qui deviendrait Cloudflare Workers.

Les unités fonctionnelles de Sandstorm étaient appelées « Grains ». Avec Cloudflare OS, elles deviennent « Gadgets »… et abandonnent les conteneurs à la faveur d’un mécanisme d’isolation plus léger basé sur le moteur JavaScript V8.

Kenton Varda, cofondateur de Sandstorm et aujourd’hui tech lead de Cloudflare Workers, en avait fait une démonstration fin juin à l’AI Engineer World’s Fair. L’initiative ne s’appelait pas encore officiellement Cloudflare OS. Mais elle était, selon lui, devenue « suffisamment sérieuse » en interne pour ne pas la verser immédiatement en open source – alors qu’il l’avait promis au moment de proposer son talk.

L’angle « indie » : permettre à chacun de modifier ses applications

« Cet environnement, il faut le voir comme une suite bureautique », avait expliqué Kenton Varda. Sauf qu’au lieu des documents, il y a des applications : les fameux Gadgets. La logique de partage de ces apps – et de contrôle des accès – est implémentée au niveau de la plate-forme. Pour chacune, le code client tourne dans un iframe qui n’a qu’un canal de communication : du POST vers le cadre parent. La liaison avec le code serveur – instancié sous forme d’objet durable avec sa base SQLite – se fait via une session RPC basée sur le système Cap’n Web, autre brique open source de Cloudflare.

Le runtime workerd sous-jacent étant lui aussi ouvert, il est possible d’exploiter l’ensemble en local, avait affirmé Kenton Varda. L’intéressé avait aussi abordé les possibilités que le modèle de sécurité offrait en matière de vibe coding. Ou plus précisément de personnalisation des applications directement par les utilisateurs, chacun exécutant sa propre copie de l’application. Il en avait donné une illustration en ajoutant, grâce à Claude, la gestion des diagrammes SVG arbitraires et du centrage de texte dans un outil de génération de diapositives.

L’angle B2B : codifier les workflows dans un système agentique

Kenton Varda n’avait pas abordé en long un autre aspect : la connexion de ces applications à des services externes. Cloudflare le fait, désormais qu’il a ouvert la plate-forme. C’en est, en quelque sorte, une v2. La première mouture avait été lancée en interne au mois de mai. Elle permettait d’exécuter, via une UI web, des workflows codifiés sous forme de skills. Ces dernières avaient été développées au préalable, sur la base d’une cartographie des tâches que les employés souhaitaient automatiser. Les résultats s’affichaient dans un panneau latéral au sein du navigateur, sans interaction avec le reste de l’environnement local.

Cloudflare a, dans un deuxième temps, entrepris la connexion à ses autres systèmes. Pour la plupart, il a construit sa propre implémentation de serveur MCP. Il a ainsi pu ajouter des couches de contrôle, comme une limitation du débit par rôle et par région. Une grande partie des flux de travail étant déterministes, il a fini par mettre en place un mécanisme d’inférence à la demande (basé sur son AI Gateway) évitant de réexécuter une skill à chaque session.

Vers une « usine à connecteurs » pour Cloudflare OS

Dans la terminologie de Cloudflare OS, ces serveurs MCP ad hoc sont des « contrôleurs d’accès » (Gatekeepers). Ils comprennent la logique de chaque service et assurent la mise en œuvre des politiques de sécurité lorsque des ressources sont partagées. Il peut s’agir des applications elles-mêmes (avec base de données, historique de conversation, authentifiants, etc.) ou de blueprints (code uniquement).

Les Gatekeepers sont capables de « simuler » le résultat d’actions. On peut ainsi les valider par lots en bout de chaîne, sans que l’agent interrompe son travail à chaque étape.

Cloudflare travaille sur une forme d’« usine logicielle » qui produira des Gatekeepers à partir de documentations API. Il en existe actuellement pour, entre autres, Confluence, GitHub, Google (Gmail, Docs, Sheets, Agenda, BigQuery), Home Assistant, Linear, Notion, Slack, Spotify, Supabase et ZoomInfo. Cloudflare y ajoute un modèle d’implémentation « prêt à l’emploi ». Il permet d’exploiter une version épinglée sans modifier le code source, mais en ayant la main sur les identités, le routage, les intégrations, l’inférence, l’observabilité et le branding.

I paired Cloudflare OS with self hosted deepseek-v4-flash and the result is freakin amazing

Imagine running this setup inside DGX spark, you get fully private work companion solving all your work stuff

The thing about this type of software is it already have a good harness and… https://t.co/gvYHGQnlFe pic.twitter.com/ujcFVAbdbX

— Farhan Helmy (@farhanhelmycode) August 5, 2026

Illustration principale générée par IA

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