EU Score 和 EU Tech 300:这些举措是什么?起源于法国吗?

EU Score et EU Tech 300 : que sont ces initiatives origine France ?

Silicon.fr Quality unknown · 质量未知 by Clément Bohic 2026-09-11 10:20 Original
摘要
法国背景的非营利组织YSIABS推出“EU Score”,被称为“欧洲科技的Nutri-Score”,以企业在欧洲的存在、ESG与DEI等指标给出700分制评级(AAA到C),并逐步纳入代码来源与开源可得性;该项目还被CIANum用于“数字主权”报告等参考。基于EU Score,YSIABS又发布“EU Tech 300”榜单,按189个细分领域(每领域最多5家、且供应商只归入竞争对手最多的单一领域)评选,最终收录473家供应商,且因偏好优先采用自有代码导致部分企业“被归类到意外领域”。在EU Score中,Scaleway与Cloud Temple均以685分领跑,Scaleway还在TEM交易邮件与托管Kubernetes(Kapsule)等细分项表现突出。

Jamespot est classé en « intranet », Jalios en « digital workplace », NumSpot en « IaaS », Scaleway en « stockage cloud » et Cloud Temple en « cloud » : ces positionnements parfois surprenants illustrent la logique de l’EU Tech 300, un classement lancé en juin sous l’impulsion d’YSIABS (Yellow Sparks In A Blue Sky), association à but non lucratif créée un an plus tôt.

Derrière cette structure, Olivier Rohou, fondateur d’eLamp (gestion des compétences, revendu à 360Learning en 2023), apparaît comme l’initiateur principal. Il décrit YSIABS comme un « mouvement réactionnaire face au techno-fascisme ». De son côté, le cabinet Advaes, qui a rejoint le comité de surveillance de l’EU Score, préfère parler d’un « mouvement citoyen » visant à défendre une Tech « unie, forte et indépendante » au sein de l’Union européenne.

Le premier projet d’YSIABS, lancé il y a près d’un an, est l’EU Score, présenté comme le « Nutri-Score de la tech européenne ». La notation repose d’abord sur des critères de présence en Europe : salariés, investisseurs, fournisseurs et serveurs. S’y ajoutent des critères ESG et DEI. Le résultat est une note sur 700, assortie d’un grade allant de AAA à C. L’association a aussi commencé à intégrer deux dimensions supplémentaires — l’origine du code source et sa disponibilité en open source — mais elles ne sont pas encore prises en compte dans le calcul final.

L’EU Score a été cité en mai comme « exemple inspirant » dans le rapport du CIANum sur la souveraineté numérique, au même titre que l’Indice de résilience numérique. Ce dernier est porté par l’aDRI (association for Digital Resilience Initiative), fondée notamment par David Djaïz, Yann Lechelle, ancien DG de Scaleway, et Arno Pons, délégué général de Digital New Deal.

L’EU Tech 300 s’appuie sur l’EU Score, mais adopte une méthodologie particulière. Le classement est organisé par domaines, appelés « compétences », et met en avant jusqu’à cinq fournisseurs par catégorie, à condition qu’ils aient leur siège social dans l’UE. La nomenclature est très large : 189 domaines couvrent à la fois le B2C et le B2B. On y trouve des catégories générales comme « cybersécurité », mais aussi des segments très précis tels que CTI, PAM, EDR, WAAP, VPN ou IAM. Chaque fournisseur ne peut être rattaché qu’à un seul domaine, celui où il compte le plus de concurrents dans l’UE.

Cette règle produit des effets parfois contre-intuitifs : beaucoup d’acteurs se retrouvent seuls, ou presque seuls, dans leur catégorie. ESET est ainsi classé en CTI, tandis que Sekoia, pourtant active sur le même segment, apparaît en « cybersécurité ». Stormshield figure en EDR, alors qu’ESET propose aussi une offre dans ce domaine. Le choix des solutions retenues pour déterminer la catégorie privilégie en outre les codes propriétaires, c’est-à-dire maîtrisés par l’éditeur.

Les classements réservent aussi quelques surprises sur d’autres marchés. ChapsVision apparaît en « protection des données » via CrossinG, Dragon LLM en « gestion des connaissances », alors que Mistral AI est en « LLM » et Cleyrop en « agents ». Wimi est rangé en « gestion de projets », tandis qu’Oodrive est classé en « cyberrésilience ». Sur le B2C, OsmAnd se retrouve en « cartes », Cartes.app en « GPS », komoot en « GPS » également, et Wikiloc en « itinéraires à pied ».

Malgré son nom, l’EU Tech 300 recense en réalité 473 fournisseurs à la dernière mise à jour. Côté notation, Scaleway et Cloud Temple figurent parmi les mieux notés de l’EU Score, avec 685 points chacun. Cloud Temple obtient ce score pour l’ensemble de son offre, tandis que Scaleway l’atteint globalement et plus spécifiquement pour son offre TEM d’e-mails transactionnels ainsi que pour son Kubernetes managé Kapsule.

Ces initiatives, nées en France, cherchent donc à fournir un référentiel alternatif pour mesurer et valoriser la souveraineté numérique européenne. Mais leur méthodologie, très structurée et parfois discutable dans ses arbitrages de classement, montre aussi combien la définition d’une « tech européenne indépendante » reste un exercice complexe.

Summary
A French-led initiative, YSIABS (Yellow Sparks In A Blue Sky), has launched the EU Score—described as a “Nutri-Score of European tech”—to rate EU-based companies on factors like EU presence, ESG/DEI, and increasingly open-source code availability. The EU Score underpins the EU Tech 300 ranking, which categorizes up to 5 EU-headquartered providers per domain (189 domains total) using a methodology that favors proprietary code, leading to some unexpected placements; the list includes 473 referenced suppliers. Scaleway and Cloud Temple top the EU Score with 685 points, with Scaleway particularly strong in its TEM transactional email and managed Kubernetes (Kapsule) offerings.

Jamespot is listed under “intranet,” while Jalios appears in “digital workplace.” NumSpot is classified as “IaaS,” Scaleway as “cloud storage,” and Cloud Temple simply as “cloud.” This is how the EU Tech 300 works: a ranking launched in June by YSIABS (Yellow Sparks In A Blue Sky), a non-profit association created a year earlier.

The main driving force behind YSIABS appears to be Olivier Rohou, founder of eLamp, a skills-management company sold to 360Learning in 2023. He describes the initiative as a “reactionary movement against techno-fascism.” Advaes, by contrast, uses more measured language, calling it “a citizen movement whose objective is to defend a united, strong and independent Tech [sic] within the European Union.” Advaes joined the EU Score oversight committee.

The first YSIABS project, launched nearly a year ago, was EU Score, presented as “the Nutri-Score of European tech.” The score is based mainly on European presence: employees, investors, suppliers and servers. ESG and DEI criteria are also included. The result is a score out of 700 and a grade from AAA to C. YSIABS has also begun incorporating two additional factors — source-code origin and open-source availability — but they are not yet part of the rating.

EU Score has already been cited by CIANum in its May report on digital sovereignty as an “inspiring example,” alongside the Indice de résilience numérique, developed by aDRI (association for Digital Resilience Initiative). aDRI was founded by David Djaïz, Yann Lechelle, former CEO of Scaleway, and Arno Pons, general delegate of the Digital New Deal think tank.

EU Tech 300 is built on top of EU Score and uses a particular methodology. It is organized by “skills” or domains, with up to five suppliers highlighted in each category, provided they have their headquarters in the EU. The taxonomy is broad, covering 189 domains across both B2C and B2B. So “cybersecurity” is one category, but there are also more granular ones such as CTI, PAM, EDR, WAAP, VPN and IAM. Each vendor can be assigned to only one domain: the one where it faces the most EU competitors.

That rule leaves many companies alone or nearly alone in their category. ESET is placed in CTI, even though Sekoia also operates in that space but is classified under cybersecurity. Stormshield is in EDR, despite ESET also offering an EDR product. When choosing the solution that determines a vendor’s category, priority is given to proprietary, i.e. controlled, code.

The methodology can produce surprising placements. ChapsVision appears in “data protection” through CrossinG; Dragon LLM is in “knowledge management,” while Mistral AI is in “LLM” and Cleyrop in “agents”; Wimi is in “project management,” whereas Oodrive is in “cyberresilience.” The same logic applies on the consumer side: OsmAnd is listed under “maps,” Cartes.app under “GPS,” komoot also in “GPS,” and Wikiloc under “walking routes.”

Despite the name EU Tech 300, the latest count lists 473 providers. At the EU Score level, Scaleway and Cloud Temple stand out as the best performers, both scoring 685 points. Cloud Temple achieves that score across its full offering, while Scaleway reaches it overall and also for its TEM transactional email service and its managed Kubernetes product, Kapsule.

Résumé
L’association YSIABS (Yellow Sparks In A Blue Sky), portée notamment par Olivier Rohou (eLamp, cédée à 360Learning en 2023), lance et promeut l’EU Score, présenté comme un « Nutri-Score de la tech européenne » évaluant la présence en Europe ainsi que des critères ESG/DEI, avec une prise en compte en cours de l’origine du code et de l’open source. L’EU Score sert de socle à l’EU Tech 300, un classement par domaines (189 catégories) où les fournisseurs européens sont mis en avant selon une méthodologie centrée sur des solutions plutôt propriétaires. Scaleway et Cloud Temple se distinguent avec 685 points, tandis que l’initiative est citée comme exemple dans des rapports du CIANum et de l’aDRI (dont David Djaïz, Yann Lechelle et Arno Pons), avec un impact potentiel sur la visibilité et les choix d’achats des acteurs publics et privés en Europe.

Jamespot dans la catégorie « intranet » alors que Jalios est en « digital workplace ». NumSpot en « IaaS », tandis que Scaleway est en « stockage cloud » et Cloud Temple… en « cloud ».

Il en est ainsi dans l’EU Tech 300. Ce classement a émergé en juin sous l’impulsion d’une association à but non lucratif née un an plus tôt : YSIABS (Yellow Sparks In A Blue Sky).

Olivier Rohou, fondateur d’eLamp (gestion des compétences ; vendu à 360Learning en 2023), apparaît comme le principal instigateur de cette structure qu’il présente comme un « mouvement réactionnaire face au techno-fascisme ».

Le cabinet Advaes prend un peu plus de pincettes. « C’est un mouvement citoyen dont l’objectif est de défendre une Tech [sic] unie, forte et indépendante au sein de l’Union européenne », avait-il expliqué il y a quelques semaines à l’heure de rejoindre le comité de surveillance de l’EU Score.

Un « Nutri-Score de la tech » repéré par le CIANum…

Lancé il y a près d’un an, l’EU Score fut le premier projet d’YSIABS, qui le présente comme « le Nutri-Score de la tech européenne ». Il se fonde essentiellement sur des critères de présence en Europe (employés, investisseurs, fournisseurs, serveurs). S’y ajoutent le respect de valeurs ESG et DEI. En résultent une note sur 700 et un grade de AAA à C.

YSIABS a commencé à intégrer deux aspects dont il ne tient toutefois pas encore compte dans la notation : l’origine du code source et sa disponibilité en source ouverte.

L’EU Score est cité comme « exemple inspirant » dans le rapport sur la souveraineté numérique que le CIANum a publié en mai. Au même titre, d’ailleurs, que l’Indice de résilience numérique. On doit ce dernier à l’aDRI (association for Digital Resilience Initiative), association à l’origine de laquelle se trouvent David Djaïz (haut fonctionnaire, entre autres ancien rapporteur général du Conseil national de la refondation), Yann Lechelle (qui fut DG de Scaleway) et Arno Pons (délégué général du think tank Digital New Deal).

… et un classement à la méthodologie particulière

L’EU Score sert de socle au classement EU Tech 300. Celui-ci se structure par domaines (dits « compétences »). Pour chacun, sont mis en avant jusqu’à 5 fournisseurs qui ont leur siège social dans l’UE.

La nomenclature vise large : B2C et B2B confondus, elle comprend 189 domaines. Ainsi, par exemple, « cybersécurité » est l’un d’entre eux… mais il y a aussi des catégories CTI, PAM, EDR, WAAP, VPN, IAM, etc. En parallèle, chaque fournisseur ne peut être rattaché qu’à un domaine : celui où il compte le plus de concurrents dans l’UE.

En conséquence de cette approche, beaucoup d’entreprises sont seules ou presque dans une catégorie. Parmi elles, ESET en CTI (alors que Sekoia, qui évolue aussi sur ce segment, est classé en cybersécurité) et Stormshield en EDR (alors qu’ESET en a aussi un).

Dans le choix des solutions qui déterminent le domaine dont relèvent les fournisseurs, priorité est donnée aux codes propriétaires (= maîtrisés).

Wimi en « gestion de projets », Oodrive en « cyberrésilience »

En combinant tous ces choix structurels, certains se trouvent là où on ne les attendrait pas forcément. Illustration avec ChapsVision en « protection des données » (avec sa solution CrossinG), Dragon LLM en « gestion des connaissances » (alors que Mistral AI et Cleyrop sont respectivement dans les catégories « LLM » et « agents ») ou Wimi en « gestion de projets » quand Oodrive est en « cyberrésilience ».

Le même phénomène se constate sur les marchés B2C. OsmAnd figure en catégorie « cartes » alors que Cartes.app est dans « GPS ». Dans cette dernière catégorie apparaît aussi komoot, alors que Wikiloc se trouve en « itinéraires à pied ».

Malgré l’appellation EU Tech 300, ils sont, au dernier pointage, 473 fournisseurs référencés.

Scaleway et Cloud Temple, « meilleures élèves » de l’EU Score

L’un et l’autre atteignent 685 points.

Cloud Temple, pour l’ensemble de son offre.

Scaleway également, ainsi que plus spécifiquement pour son offre TEM (e-mails transactionnels) et son Kubernetes managé (Kapsule).

À consulter en complément :

Souveraineté numérique : le diagnostic fait consensus, pas le remède

Dépendances numériques de l’UE : une matrice des risques

Les cloud providers européens avancent leur propre référentiel de souveraineté

Le « cloud souverain européen » d’AWS, combien ça coûte ?

Illustration générée par IA

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AI Insight
Core Point

France-linked initiatives (YSIABS) launched the “EU Score” “Nutri-Score of tech” and built “EU Tech 300” to rank EU-based tech providers by presence plus ESG/DEI, aiming to bolster EU digital sovereignty and “independent” tech.

Key Players

YSIABS (Yellow Sparks In A Blue Sky) — nonprofit association in France driving EU Score/EU Tech 300; promotes “citizen” tech sovereignty metrics.

Olivier Rohou / eLamp — skills management founder (sold to 360Learning in 2023); key instigator of YSIABS.

Advaes — advisory/cabinet involved in EU Score oversight narrative.

CIANum — French digital/tech association citing EU Score in sovereignty reports.

aDRI (Association for Digital Resilience Initiative) — org behind “Indice de résilience numérique”; includes former Scaleway DG Yann Lechelle.

Scaleway — EU cloud provider (France); top EU Score (685) incl. TEM and managed Kubernetes (Kapsule).

Cloud Temple — EU cloud provider (France); top EU Score (685) across its offer.

Jamespot / Jalios / NumSpot / ESET / Stormshield / Wimi / Oodrive / ChapsVision / Dragon LLM / Mistral AI / Cleyrop / OsmAnd / Cartes.app / komoot / Wikiloc — EU tech vendors categorized across EU Tech 300 domains.

Industry Impact
  • Computing/AI: Medium — reshapes visibility of EU AI/LLM/agent and data-protection vendors via category mapping.
  • ICT: High — creates a standardized EU-centric “quality/sovereignty” score influencing procurement narratives.
  • Energy: Low — no direct relevance.
  • Automotive: Low — no direct relevance.
  • Terminals/Consumer Electronics: Low — no direct relevance.
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Monitor — EU Score/EU Tech 300 could become a de facto reference for EU tech selection and sovereignty benchmarking, affecting vendor positioning and policy debates.

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