被要求在人工智能、合规与供应商依赖之间做出取舍的首席信息安全官(RSSI)

Les RSSI sommés d’arbitrer entre IA, conformité et dépendances fournisseurs

Silicon.fr Quality unknown · 质量未知 by Philippe Leroy 2026-09-17 10:59 Original
摘要
CESIN基于对其成员的21次每周小型调查(2026年上半年)指出,信息系统安全负责人(RSSI)的角色正从单纯防护转向在AI治理、合规与供应商依赖等多项“都被视为优先”的工程间进行排序与取舍。调查显示,27%受访者尚未制定生成式AI使用政策;在AI开发环境中仅18%有专门政策,而生成式AI带来的恶意“deepfake”攻击在大型企业中已达54%。同时,后量子密码迁移仍处起步阶段(仅1%开始业务迁移),合规在小型企业中最受关注(TPE/PME达72%),并且供应商并购导致成本飙升与技术锁定风险上升,RSSI岗位机会也被认为在减少(仅24%认为机会与过去一样多)。

RSSI 的职责已不再只是“防守”,而是越来越多地在一系列都被视为优先事项的议题之间做取舍与排序。CESIN 基于其面向会员开展的 21 次每周迷你调查,发布了 2026 年上半年的“Instantanés”结果,显示首席信息安全官(RSSI)所面对的工作环境正在明显复杂化。

在人工智能治理方面,生成式 AI 已经进入组织内部,但配套管控明显滞后。CESIN 指出,27% 的受访者——主要来自中型组织——尚未制定任何生成式 AI 使用政策。开发环境中的 AI 工具同样缺乏统一规范:只有 18% 的组织为开发者制定了专门政策,34% 允许普遍安装,另有 34% 采取“例外批准”模式。会议转录和摘要工具也引发类似问题,焦点集中在数据访问权限、存储地点以及保留期限。至于 AI 在网络防御中的应用,大多数组织仍停留在试点或测试阶段,核心顾虑是可靠性、保密性和主权控制。

与此同时,生成式 AI 的扩散也带来了更多恶意用途。调查显示,54% 的大型企业已遭遇过“deepfake”攻击,而 ETI 为 19%,TPE/PME 仅为 5%,说明此类风险会随着组织规模扩大而显著上升。

后量子密码迁移则几乎还处于起步阶段。69% 的受访者表示尚未考虑这一问题,20% 正在评估影响和需求,3% 已启动试点或测试,真正开始运营迁移的仅有 1%。CESIN 强调,这不仅是技术问题,还需要先识别哪些业务使用了加密、哪些数据最关键,并将其纳入跨部门治理框架。

在 2026 年优先事项中,合规仍是头号任务,但不同规模组织的侧重点差异明显。合规进入前三优先事项的比例,在大型企业中为 46%,ETI 为 61%,TPE/PME 高达 72%。大型企业通常会在 AI、第三方和治理等多个方向上分散投入,而小型机构则更倾向于把资源集中在合规本身。

供应商依赖也正成为 RSSI 关注的核心风险,且其影响已超出信息系统边界。欧盟《Cyber Resilience Act》就是一个例子:52% 的受访 ETI 认为自己并不直接受该法规约束,但它们的供应商却可能受到影响。网络安全行业的并购同样带来现实后果:69% 的大型企业和 74% 的 ETI 表示,在其供应商被收购后,成本出现“爆炸式”上升;TPE/PME 中这一比例为 38%。此外,41% 的受访者指出存在技术锁定现象。

调查还触及 RSSI 的职业前景。基于 162 名受访者的数据,只有 24% 认为 RSSI 岗位机会与过去一样多,比 2024 年下降了 17 个百分点。与此同时,31% 的人考虑转向咨询行业,原因是他们在组织内部“无法充分发挥作用”,这一比例较此前上升了 16%。

CESIN 认为,这些结果并不意味着组织网络安全成熟度倒退,而是说明 RSSI 这一角色本身正在变得更复杂。CESIN 主席 Fabrice Bru 表示:“RSSI 的使命正在经历剧烈变化。参照系在变,优先级也在变,过去的答案不再总是足够。RSSI 如今必须找到自己的路径,来陪伴这一转型。”

Summary
A CESIN survey of its members for H1 2026 shows that the CISO/RSSI role is shifting from pure protection to prioritization and trade-offs among competing cyber projects, with compliance emerging as the top concern (especially for SMEs) and AI governance still lagging (27% of respondents have no generative AI policy; only 18% have specific AI-assisted developer policies). The report also highlights growing risks from supplier dependencies (e.g., Cyber Resilience Act concerns despite being customers of affected vendors, rising costs after cyber-industry acquisitions, and technological lock-in) and a slow start on post-quantum migration (only 1% has begun operational migration). Overall, deepfake attacks are increasing with company size, while RSSI career prospects appear under pressure, pushing more professionals toward consulting rather than internal roles.

La fonction de RSSI ne se limite plus à protéger le système d’information : elle consiste désormais à arbitrer entre des chantiers tous jugés prioritaires. C’est le principal enseignement des « Instantanés » du CESIN pour le premier semestre 2026, fondés sur 21 mini-sondages hebdomadaires menés auprès de ses membres.

L’un des constats majeurs concerne une gouvernance de l’IA encore très immature. Si l’intelligence artificielle générative s’installe dans les organisations, son encadrement reste lacunaire : 27 % des répondants, surtout dans des structures de taille intermédiaire, n’ont défini aucune politique d’usage. La situation est proche pour les environnements de développement enrichis à l’IA : seules 18 % des organisations disposent d’une politique dédiée aux développeurs, tandis que 34 % autorisent ces outils de manière générale et 34 % au cas par cas. Les outils de transcription et de synthèse de réunions posent les mêmes questions sur l’accès aux données, leur stockage et leur durée de conservation.

L’IA appliquée à la cyberdéfense en est encore, le plus souvent, au stade du pilote ou du test, avec trois inquiétudes dominantes : la fiabilité, la confidentialité et la souveraineté. En parallèle, l’essor de l’IA générative alimente aussi les usages malveillants. 54 % des grandes entreprises interrogées disent avoir déjà subi une attaque par deepfake, contre 19 % des ETI et 5 % des TPE/PME, ce qui confirme une exposition croissante avec la taille de l’organisation.

Autre chantier très en retard : la cryptographie post-quantique. 69 % des répondants ne s’y sont pas encore intéressés, 20 % en évaluent seulement les impacts et les besoins, 3 % ont lancé des pilotes ou des tests, et 1 % seulement a entamé une migration opérationnelle. Le CESIN rappelle que ce sujet dépasse la technique pure : il faut identifier les usages cryptographiques, repérer les données critiques et inscrire la démarche dans une gouvernance transverse.

La conformité réglementaire arrive en tête des priorités pour 2026, mais son poids varie selon la taille des structures. Elle figure parmi les trois chantiers prioritaires pour 46 % des grandes entreprises, 61 % des ETI et 72 % des TPE/PME. Les grandes entreprises répartissent davantage leurs efforts entre plusieurs sujets — IA, tiers, gouvernance — alors que les plus petites concentrent leurs ressources sur la conformité.

Les dépendances fournisseurs prennent aussi une place croissante dans les préoccupations des RSSI. Le Cyber Resilience Act européen illustre ce décalage : 52 % des ETI interrogées estiment ne pas être directement concernées par le texte, tout en dépendant de fournisseurs qui, eux, le sont. Les rachats dans le secteur cyber ont également un impact financier direct : 69 % des grandes entreprises et 74 % des ETI disent avoir subi une explosion des coûts après le rachat d’un de leurs fournisseurs, contre 38 % des TPE/PME. Par ailleurs, 41 % des répondants dénoncent un enfermement technologique.

L’enquête du CESIN met enfin en lumière une tension sur les carrières de RSSI. Sur 162 répondants, seuls 24 % jugent que les opportunités de postes sont aussi nombreuses qu’auparavant, soit 17 points de moins qu’en 2024. Dans le même temps, 31 % envisagent de se tourner vers le conseil, faute de pouvoir agir suffisamment au sein de leur organisation, un niveau en hausse de 16 %.

Pour le CESIN, ces résultats ne signalent pas un recul de la maturité cyber, mais une complexification de la fonction. « La mission du RSSI est en plein chamboulement. Les repères évoluent, les priorités aussi, et les réponses d’hier ne suffisent plus toujours. Les RSSI doivent aujourd’hui trouver leur propre voie pour accompagner cette transformation », résume Fabrice Bru, président du CESIN.

Résumé
D’après les « Instantanés » du CESIN pour le 1er semestre 2026 (21 mini-sondages auprès de ses membres), la fonction de RSSI évolue vers l’arbitrage entre des chantiers multiples : gouvernance de l’IA encore insuffisante (27 % sans politique d’IA générative, 18 % avec politique dédiée pour les développeurs) et IA en cyberdéfense surtout au stade pilote, avec des enjeux de fiabilité, confidentialité et souveraineté. La conformité réglementaire devient la priorité n°1, surtout pour les TPE/PME (72 %), tandis que la cryptographie post-quantique n’en est qu’à ses balbutiements (seulement 1 % de migration opérationnelle) et que les dépendances fournisseurs s’aggravent (coûts en hausse après rachats et risque d’enfermement technologique). Fabrice Bru (président du CESIN) souligne que cette complexification ne traduit pas un recul de maturité, mais une transformation nécessitant de nouvelles approches, dans un contexte où les perspectives de carrière des RSSI se tendent.

La fonction de responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) ne consiste plus seulement à protéger, mais de plus en plus à hiérarchiser et arbitrer entre des chantiers tous jugés prioritaires.

C’est le principal enseignement tiré par le CESIN de ses « Instantanés » pour le premier semestre 2026, fondés sur 21 mini-sondages hebdomadaires menés auprès de ses membres

Une gouvernance de l’IA encore balbutiante

L’intelligence artificielle générative continue de s’installer dans les organisations, mais l’encadrement peine à suivre. Selon le CESIN, 27 % des répondants, plutôt issus d’organisations de taille intermédiaire, n’ont défini aucune politique d’usage de l’IA générative.

Le constat est similaire du côté des environnements de développement enrichis à l’IA : seuls 18 % des organisations disposent d’une politique spécifique pour les développeurs, tandis que 34 % en autorisent l’installation de manière générale et 34 % par exception.

Les outils de transcription et de synthèse de réunions soulèvent les mêmes interrogations, portant sur l’accès aux données, leur lieu de stockage et leur durée de conservation.

Quant à l’IA appliquée à la cyberdéfense, les organisations en sont majoritairement au stade du pilote ou du test, avec trois préoccupations dominantes : la fiabilité, la confidentialité et la souveraineté.

L’essor de l’IA générative s’accompagne aussi d’une hausse des usages malveillants.

54 % des grandes entreprises interrogées déclarent avoir déjà subi une attaque de type « deepfake » contre 19 % des ETI et 5 % des TPE/PME.  Une exposition qui progresse nettement avec la taille de l’organisation.

Post-quantique : un chantier encore à peine amorcé

La migration vers la cryptographie post-quantique demeure très en retrait.

D’après l’enquête, 69 % des répondants ne s’en sont pas encore préoccupés, 20 % en évaluent les impacts et les besoins, 3 % ont engagé des pilotes ou des tests, et seulement 1 % a débuté une migration opérationnelle.

Le CESIN souligne que ce chantier dépasse la seule dimension technique. Il implique d’identifier les usages cryptographiques et les données critiques, et de l’inscrire dans une gouvernance transverse.

La conformité, priorité numéro un pour les plus petites structures

La conformité réglementaire arrive en tête des priorités pour 2026 mais avec une intensité qui varie selon la taille des organisations.

Elle figure parmi les trois chantiers prioritaires pour 46 % des grandes entreprises, 61 % des ETI et 72 % des TPE/PME. Les grandes entreprises répartissent davantage leurs efforts entre plusieurs sujets ( IA, tiers, gouvernance), tandis que les structures plus petites concentrent leurs ressources sur la seule conformité.

Fournisseurs : un risque qui déborde le périmètre du SI

Les dépendances technologiques pèsent de plus en plus dans les préoccupations des RSSI.

Le règlement européen sur la cyber-résilience (Cyber Resilience Act) en est une illustration : 52 % des ETI interrogées estiment ne pas être directement concernées par ce texte, tout en étant clientes de fournisseurs qui, eux, le sont.

Les rachats d’entreprises dans le secteur cyber ont également des effets concrets sur les coûts.  69 % des grandes entreprises et 74 % des ETI ont constaté une explosion des coûts à la suite du rachat d’un de leurs fournisseurs, contre 38 % des TPE/PME. Par ailleurs, 41 % des répondants pointent un phénomène d’enfermement technologique.

Des carrières de RSSI sous tension

L’enquête revient aussi sur les perspectives de carrière des RSSI, deux ans après un premier sondage sur le sujet.

Sur 162 répondants, seuls 24 % estiment que les opportunités de postes de RSSI sont aussi nombreuses que par le passé, soit 17 points de moins qu’en 2024. Dans le même temps, 31 % envisagent de basculer vers le conseil, faute de pouvoir agir suffisamment au sein de leur organisation ( +16 %).

Une complexité croissante, pas un recul de la maturité

Pour le CESIN, ces résultats ne traduisent pas un recul de la maturité cyber des organisations, mais une complexification de la fonction.

« La mission du RSSI est en plein chamboulement. Les repères évoluent, les priorités aussi, et les réponses d’hier ne suffisent plus toujours. Les RSSI doivent aujourd’hui trouver leur propre voie pour accompagner cette transformation », résume Fabrice Bru, président du CESIN.

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AI Insight
Core Point

French CISOs (RSSI) must now prioritize and arbitrate between fast-moving AI governance gaps, rising compliance pressure, and supplier/technology dependency risks—raising operational complexity and cost exposure.

Key Players

CESIN — French cybersecurity industry association; based in France; surveys members on security priorities and maturity.

Silicon.fr — French tech media; based in France; published the report summary.

Industry Impact
  • Computing/AI: High — 27% lack GenAI usage policy; unclear developer/tool data handling; deepfake attacks rising.
  • ICT: High — supplier dependencies and Cyber Resilience Act spillover create governance and cost risks.
  • Energy: Low — no direct mention.
  • Terminals/Consumer Electronics: Low — no direct mention.
  • Automotive: Low — no direct mention.
Tracking

[Strongly track] — AI policy/control gaps plus supplier lock-in and deepfake threat growth are immediate, cross-cutting risks for CISOs.

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2026-09-17 13:56
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