À l’approche de la présidentielle de 2027, la technologie revient dans le débat public par son angle le plus classique : le financement. Les pistes mises en avant — mobilisation de l’épargne, création de nouveaux fonds, participation accrue des banques et recours à la commande publique — traduisent une volonté de soutenir la French Tech par l’apport de capitaux. Mais le contexte a changé : le basculement vers l’intelligence artificielle et les deeptech impose des besoins plus larges qu’un simple renforcement des financements.
L’enjeu n’est plus seulement d’alimenter l’écosystème en argent, mais de construire une véritable puissance technologique. Cela suppose d’aller au-delà des mécanismes financiers traditionnels pour répondre aux exigences spécifiques des nouvelles vagues d’innovation, plus intensives en capital, en infrastructures et en capacité d’exécution. Autrement dit, financer la French Tech ne suffit pas à créer une souveraineté technologique durable.