在欧盟层面,对网络安全行动的可疑跟踪

Au niveau de l’UE, un suivi douteux des actions pour la cybersécurité

Silicon.fr Quality unknown · 质量未知 by Clément Bohic 2026-09-24 06:26 Original
摘要
欧洲审计法院审查了“数字欧洲”计划中的网络安全部分(2021-2027约14亿欧元),指出由ECCC负责的项目数据上报并不稳定:在其抽查的7个项目中,只有3个在中期前完成数据整合且部分数据错误,甚至可能用错指标或把目标值当结果,且审计方无法确认其计算与核验过程。与此同时,多项由欧盟资助的网络安全项目(2022-2025、总额约3800万欧元)在招标、设备采购、国家共同出资以及因欧盟控制/合规要求导致的合作方被排除等方面进展受阻;审计还批评多数项目的绩效指标过多、表述不当或不可衡量。尽管如此,仍有如GR-SME-SOC与NCC-IE等项目对中小企业产生了较具体成效(例如为企业提供免费一年服务或向约50家爱尔兰中小企业发放约180万欧元补助)。

Les chiffres de la fiche de performance du programme pour une Europe numérique doivent être pris avec prudence, avertit la Cour des comptes européenne, qui a examiné le volet cybersécurité doté d’environ 1,4 Md€ sur la période 2021-2027. Ce financement repose principalement sur des appels à propositions, mais le suivi des projets et la fiabilité des données apparaissent très fragiles.

La Cour relève d’abord un problème de collecte et de vérification des indicateurs. Chaque projet doit remonter des données quantitatives sur quatre volets : les infrastructures et/ou outils de cybersécurité faisant l’objet de marchés publics conjoints, ceux effectivement déployés, les utilisateurs et communautés ayant accès à des installations européennes de cybersécurité, ainsi que les mesures d’aide à la préparation et à la réaction prévues par le mécanisme d’urgence du règlement cybersolidarité. En théorie, l’ECCC (Centre de compétences européen en matière de cybersécurité), gestionnaire du programme, doit collecter, vérifier et intégrer ces données dans le système de gestion des subventions avant les revues à mi-parcours et finales. En pratique, cela n’est pas fait systématiquement : sur l’échantillon audité, seuls 3 des 7 projets arrivés à mi-parcours avaient vu leurs données intégrées à temps. Pire, deux dossiers contenaient des données erronées, l’un parce qu’elles portaient sur le mauvais indicateur, l’autre parce qu’elles reprenaient les valeurs cibles au lieu des résultats obtenus.

L’ECCC n’utilise d’ailleurs pas le système de gestion des subventions pour compiler les indicateurs, préférant des questionnaires envoyés aux bénéficiaires. Mais la Cour estime que les modalités de collecte et la qualité des données laissent à désirer : les informations réunies ne correspondent pas aux valeurs publiées dans la fiche de performance, et l’institution dit ignorer comment elles ont été calculées. Rien ne permet, selon elle, d’attester que l’ECCC en ait vérifié l’exactitude.

Au-delà du suivi, la mise en œuvre elle-même se heurte à de nombreux obstacles. Les 11 projets examinés par la Cour se répartissent entre trois axes — cyberpôles transfrontières, centres nationaux de coordination et développement des capacités des SOC — et ont reçu entre 1 et 7 M€ chacun, pour un total d’environ 38 M€ sur 2022-2025. Plusieurs ont pris du retard ou rencontré des blocages liés aux marchés publics et au cofinancement. C’est le cas d’ILG-SOC, lancé en octobre 2023 pour trois ans afin de créer un SOC central pour 31 autorités locales en Irlande, mais freiné par l’échec ou le retard de plusieurs procédures d’achat. Même difficulté pour EL-SOC, démarré en janvier 2024 pour trois ans en Grèce : le processus de publication des spécifications techniques de l’appel d’offres a repoussé l’acquisition de matériel et de services, tandis que le projet peinait à obtenir un cofinancement national.

La Cour souligne aussi la lourdeur du contrôle de propriété imposé pour des raisons de sécurité. Les financements peuvent être réservés à des entités établies dans l’UE et contrôlées par des États membres ou des citoyens de l’UE, une exigence qui s’étend aux sous-traitants et peut compliquer l’exécution. Dans 3 des 11 projets, au moins un bénéficiaire ou un consortium a été exclu pour ce motif. Dans NG-SOC, deux membres ont été écartés environ un mois avant la date limite de signature de la convention de subvention ; faute de temps pour trouver un remplaçant, le coordinateur a dû reprendre leur part de travail, et un pilote prévu dans un secteur spécifique n’a finalement pas pu être mené comme prévu.

Enfin, la Cour juge que les cadres de suivi de la plupart des projets sont mal conçus : trop de jalons et de livrables, des intitulés peu pertinents, et des éléments parfois sans utilité réelle pour mesurer l’avancement, comme une « réunion pour commencer à rédiger l’appel à propositions de recherche » ou un « procès-verbal officiel de la réunion de projet ». Beaucoup d’indicateurs de performance ne sont pas mesurables, ou ne disposent ni de valeur cible ni de valeur de référence.

Le rapport note toutefois deux projets ayant produit des résultats concrets pour les PME. GR-SME-SOC vise à créer en Grèce un SOC proposant gratuitement des solutions aux PME pendant un an avant leur commercialisation. NCC-IE, de son côté, aura distribué environ 1,8 M€ de subventions à une cinquantaine de PME irlandaises, via des entreprises ayant bénéficié d’un examen de cybersécurité mené par l’agence gouvernementale Enterprise Ireland. Ces aides couvrent 80 % des coûts de mise en œuvre des recommandations, dans la limite de 60 000 € par entreprise.

Summary
The European Court of Auditors says the EU’s “Digital Europe” cybersecurity funding (about €1.4B for 2021–2027, managed by the European Cybersecurity Competence Centre, ECCC) is undermined by unreliable reporting: in an audit sample, only 3 of 7 mid-term projects had the required quantitative data submitted, and some figures were wrong or not verifiable against performance targets. It also highlights implementation problems across several funded projects (e.g., ILG-SOC and EL-SOC), including procurement delays, co-financing difficulties, and eligibility exclusions due to EU control rules, alongside overly complex or poorly defined KPIs that can produce non-measurable outputs. The report notes limited positives, including two projects that delivered tangible SME support in Greece and Ireland, but overall questions the accuracy and effectiveness of EU cybersecurity monitoring and delivery.

Les chiffres figurant dans la fiche de performance du programme pour une Europe numérique doivent être interprétés avec prudence, avertit la Cour des comptes européenne, qui a examiné le volet cybersécurité du programme, doté d’environ 1,4 Md€ sur 2021-2027 et largement financé par appels à propositions.

Le premier problème tient au suivi des projets. Pour chacun, des données quantitatives doivent être remontées sur quatre catégories : les infrastructures et/ou outils de cybersécurité faisant l’objet de marchés publics conjoints, ceux effectivement déployés, les utilisateurs et communautés ayant accès à des installations européennes de cybersécurité, ainsi que les mesures d’aide à la préparation et à la réaction prévues par le mécanisme d’urgence du règlement cybersolidarité. En théorie, l’ECCC, le Centre de compétences européen en matière de cybersécurité, doit collecter, vérifier et intégrer ces données dans le système de gestion des subventions avant les revues à mi-parcours et finales. En pratique, cela n’est pas fait systématiquement : sur l’échantillon audité, seuls 3 des 7 projets arrivés à mi-parcours avaient vu leurs données intégrées à temps, et deux comportaient des erreurs — l’une portant sur le mauvais indicateur, l’autre reprenant des valeurs cibles au lieu des résultats obtenus.

La Cour souligne aussi que l’ECCC n’utilise pas le système de gestion des subventions pour compiler les indicateurs, préférant des questionnaires envoyés aux bénéficiaires. Résultat, les modalités de collecte et la qualité des données sont jugées insuffisantes : les chiffres réunis ne correspondent pas à ceux publiés dans la fiche de performance, et la Cour dit ignorer comment ils ont été calculés. Elle estime en outre qu’aucune preuve ne montre que l’ECCC en a vérifié l’exactitude.

Au-delà du reporting, la mise en œuvre des projets elle-même est souvent compliquée. Les 11 projets examinés, répartis entre cyberpôles transfrontières, centres nationaux de coordination et développement des capacités des SOC, ont été financés entre 2022 et 2025 par des subventions UE allant de 1 à 7 M€, pour un total d’environ 38 M€. Plusieurs ont rencontré des retards ou des échecs de marchés publics. C’est le cas d’ILG-SOC, lancé en octobre 2023 pour trois ans afin de créer un SOC central pour 31 autorités locales en Irlande, où plusieurs procédures d’achat ont échoué ou pris du retard. EL-SOC, lancé en janvier 2024 pour trois ans en Grèce, devait aboutir à un SOC global agrégeant les informations des SOC sectoriels, mais la publication des spécifications techniques de l’appel d’offres a retardé l’acquisition de matériel et de services, tandis que le projet peinait à obtenir un cofinancement national.

La question du contrôle de la propriété complique encore l’exécution. Pour des raisons de sécurité, les financements peuvent être réservés à des entités établies dans l’UE et contrôlées par des États membres ou des citoyens de l’UE, une exigence qui s’applique aussi aux sous-traitants. Dans 3 des 11 projets, au moins un bénéficiaire ou consortium a été exclu pour ce motif. Dans NG-SOC, deux membres ont été écartés environ un mois avant la date limite de signature de la convention de subvention ; faute de temps pour trouver un remplaçant, le coordinateur a repris leur part de travail, et un pilote prévu dans un secteur spécifique n’a pas pu être mené comme prévu.

La Cour critique également les cadres de suivi des projets, souvent mal conçus. Peu respectent les consignes sur le nombre de jalons et de livrables, et beaucoup posent problème dans leur formulation, générant des éléments peu utiles au pilotage, comme des réunions de préparation ou des procès-verbaux. De nombreux indicateurs de performance ne sont pas mesurables, ou ne disposent ni de valeur cible ni de référence.

Le rapport relève toutefois deux cas positifs, avec des résultats concrets pour les PME. GR-SME-SOC vise à créer en Grèce un SOC proposant gratuitement des solutions aux PME pendant un an avant leur commercialisation. NCC-IE, de son côté, a déjà distribué environ 1,8 M€ de subventions à une cinquantaine de PME irlandaises, via des entreprises ayant fait l’objet d’un examen de cybersécurité mené par l’agence publique Enterprise Ireland ; ces aides couvrent 80 % des coûts de mise en œuvre des recommandations, dans la limite de 60 000 € par entreprise.

Résumé
La Cour des comptes européenne alerte sur le suivi du volet cybersécurité du programme « Europe numérique » (environ 1,4 Md€ sur 2021-2027, géré par l’ECCC), jugeant que les données d’indicateurs remontées par les projets sont souvent incomplètes, erronées ou ne correspondent pas aux résultats réellement obtenus. L’audit pointe aussi des difficultés de mise en œuvre (retards d’appels d’offres, cofinancement national) pour plusieurs projets, ainsi que des problèmes de conformité liés au contrôle des bénéficiaires et à des cadres de suivi trop lourds ou mal définis. Malgré cela, deux initiatives ressortent positivement pour les PME, notamment via la mise en place de SOC et l’octroi de subventions (jusqu’à ~1,8 M€) pour financer des recommandations de cybersécurité.

Attention : les chiffres communiqués dans la fiche de performance du programme pour une Europe numérique sont à prendre avec des pincettes.

Les constatations de la Cour des comptes européenne y invitent tout du moins.

Celle-ci s’est intéressée au volet cybersécurité, doté d’environ 1,4 Md€ sur 2021-2027. L’octroi de cette enveloppe repose principalement sur des appels à propositions.

Quand les données communiquées ne correspondent pas aux données collectées

Dans le cadre de chaque projet, des données quantitatives doivent être communiquées sur quatre aspects :

Infrastructures et/ou outils de cybersécurité faisant l’objet de marchés publics conjoints

Infrastructures et/ou outils de cybersécurité déployés

Utilisateurs et communautés d’utilisateurs ayant accès à des installations européennes de cybersécurité

Mesures d’aide à la préparation et à la réaction dans le cadre du mécanisme d’urgence établi par le règlement cybersolidarité

L’ECCC (Centre de compétences européen en matière de cybersécurité) est gestionnaire de ce volet du programme. À ce titre, il doit collecter et vérifier les données en question. Il est censé les intégrer dans le système de gestion des subventions avant l’examen des projets à mi-parcours ainsi qu’avant l’examen final.

Cela n’est pas fait systématiquement, note la Cour des comptes européenne. Sur l’échantillon de projets qu’elle a audités, ce n’était le cas que pour 3 des 7 arrivés à mi-parcours. De surcroît, les données étaient erronées dans deux cas. Dans l’un, elles ne portaient pas sur le bon indicateur. Dans l’autre, elles correspondaient aux valeurs cibles et non aux résultats obtenus.

Pour compiler les indicateurs, l’ECCC n’utilise pas le système de gestion des subventions. Il y préfère des questionnaires adressés aux bénéficiaires. Quoi qu’il en soit, les modalités de collecte et la qualité générale laissent à désirer. Les données réunies ne correspondent tout simplement pas aux valeurs figurant dans la fiche de performance. La Cour des comptes européenne ignore comment elles ont été calculées. Rien n’atteste que l’ECCC en ait vérifié l’exactitude, affirme-t-elle en tout cas.

Cofinancement, appels d’offres… Plusieurs projets en difficulté

Avant même le suivi, la mise en œuvre des projets pose des problèmes. Les 11 ici examinés se distribuent sur trois axes : cyberpôles transfrontières, centres nationaux de coordination*, développement des capacités des SOC. Tous financés sur la période 2022-2025, ils ont bénéficié de subventions UE de 1 à 7 M€, pour un total d’environ 38 M€.

Parmi ceux sujets à des difficultés, il y a ILG-SOC. Lancé en octobre 2023 pour 3 ans, il visait à mettre en place un SOC central pour 31 autorités locales en Irlande. Plusieurs procédures de marché ont échoué ou pris du retard.

Autre projet qui n’a pas avancé comme prévu : EL-SOC. Lancé en janvier 2024 pour 3 ans, il devait aboutir à un SOC global rassemblant les informations des SOC sectoriels en Grèce. Le processus de publication des spécifications techniques de l’appel d’offres a retardé l’acquisition de matériel et de services. Le projet a aussi eu du mal à obtenir un cofinancement national.

Le contrôle de la propriété, une démarche lourde

Pour des raisons de sécurité, il est possible de restreindre le bénéfice des financements aux entités établies dans l’UE et contrôlées par des États membres ou des citoyens de l’UE. Cela peut ajouter aux difficultés opérationnelles. D’autant plus que l’obligation de contrôle s’applique aussi aux sous-traitants.

Dans 3 des 11 projets, au moins un bénéficiaire ou un consortium a été exclu à ce titre. Deux membres de NG-SOC l’ont été. L’annonce est tombée un mois environ avant la date limite pour la signature de la convention de subvention. Faute de temps pour trouver un nouveau partenaire, le coordinateur a « récupéré » la part de travail. Un des deux membres exclus opérant dans un secteur spécifique où devait être mené le projet pilote, ce volet n’a pas pu avoir lieu tel que prévu.

Des indicateurs souvent trop nombreux ou mal définis

Au-delà de ce qui remonte dans la fiche de performance du programme pour une Europe numérique, la plupart des projets ont des cadres de suivi inappropriés.

Peu sont conformes aux instructions en ce qui concerne le nombre de jalons et de livrables. Beaucoup ne le sont pas non plus concernant le libellé. Avec pour conséquence la production d’éléments inutiles pour suivre les progrès (par exemple, « réunion pour commencer à rédiger l’appel à propositions de recherche » ou « procès-verbal officiel de la réunion de projet »). En parallèle, beaucoup d’indicateurs de performance ne sont pas mesurables et/ou ne sont pas assortis d’une valeur cible ou de référence.

Le rapport d’audit dégage une note positive : deux projets qui ont produit des résultats tangibles pour les PME. L’un (GR-SME-SOC) vise à constituer, en Grèce, un SOC qui leur proposera des solutions gratuitement pendant un an, avant de les commercialiser. L’autre (NCC-IE) aura versé environ 1,8 M€ de subventions à une cinquantaine de PME irlandaises. Plus précisément, des entreprises ayant fait l’objet d’un examen de cybersécurité géré par l’agence gouvernementale Enterprise Ireland. Les subventions couvrent 80 % des coûts de mise en œuvre des recommandations (jusqu’à concurrence de 60 000 €).

* Les centres nationaux de coordination se trouvent dans les 27 États membres ainsi qu’en Islande et en Norvège. Ils apportent un soutien à l’ECCC.

Illustration principale générée par IA

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AI Insight
Core Point

The EU Court of Auditors found that the ECCC’s cybersecurity program tracking (2021–2027, ~€1.4B) often uses incorrect/unverifiable indicators and weak data collection, undermining confidence in reported performance.

Key Players

European Court of Auditors (ECA) — EU audit body, Luxembourg/Brussels.

European Cybersecurity Competence Centre (ECCC) — manages the cybersecurity part of the “Digital Europe” program, EU-based.

Enterprise Ireland — Irish government agency running cybersecurity assessments for SMEs, Ireland.

Industry Impact
  • Computing/AI: Medium — weaker program measurement can slow or misdirect cybersecurity capability deployment.
  • ICT: High — directly affects EU cybersecurity infrastructure/operations funding accountability and outcomes.
Tracking

[Strongly track] — audit flags systemic indicator/data-quality issues plus project execution delays, likely impacting future EU cybersecurity funding and governance.

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2026-09-24 09:14
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