ASML, porté par l’explosion mondiale de la demande liée à l’intelligence artificielle, a relevé ses prévisions et continue de remplir ses carnets de commandes. Mais ses derniers chiffres mettent aussi en lumière un point faible européen : l’absence de demande sur le continent.
Au premier comme au deuxième trimestre 2026, l’Europe n’a représenté aucune des ventes nettes de systèmes du groupe néerlandais. C’est un contraste marqué avec 2024, année durant laquelle la région comptait encore pour 5 % de ces ventes. Autrement dit, alors que la dynamique mondiale reste très favorable à ASML, le marché européen ne contribue plus du tout à ses performances commerciales sur cette ligne clé.
Cette situation souligne le décalage entre les discours sur la souveraineté technologique européenne et la réalité industrielle. Malgré l’importance stratégique des semi-conducteurs et les ambitions affichées en Europe, la demande locale ne se traduit pas, à ce stade, par des commandes significatives pour l’un des acteurs les plus critiques de la chaîne de valeur mondiale.