在其基础设施竞赛中,Anthropic 携手 Akamai

Dans sa course à l’infra, Anthropic embarque Akamai

Silicon.fr Quality unknown · 质量未知 by Clément Bohic 2026-09-28 12:54 Original
摘要
Akamai宣布将迎来创纪录的资本开支:预计在下一财年投入超过30亿美元(总capex约55亿美元),并因该交易今年即产生约17亿美元的现金流影响,主要用于锁定关键部件(尤其是内存)。客户为Anthropic,双方达成价值至少116亿美元、最高可达206亿美元的7年CPU工作负载基础设施合同;Anthropic还可通过分期认股权证进入Akamai股权,签约首笔对应约2%股份,后续在追加订单条件下最高约5%,预计收入最早从2027年下半年开始。与此同时,Anthropic在数据中心与算力基础设施上持续扩张,与nScale、Lambda、SpaceX、Google等多方签下数十亿至数百亿美元级别的算力/基础设施合作,反映其对云与超大规模算力供应链的深度投入。

Akamai s’apprête à engager des dépenses d’investissement record, avec plus de 3 Md$ attendus sur son prochain exercice, sous l’effet d’un contrat d’une ampleur inédite signé avec Anthropic. La valeur minimale de l’accord atteint 11,6 Md$ sur 7 ans, avec un potentiel pouvant grimper jusqu’à 20,6 Md$. Anthropic utilisera l’infrastructure d’Akamai pour ses charges de travail CPU.

Le montage inclut aussi une dimension capitalistique. Anthropic pourra, à terme, monter jusqu’à 5 % du capital d’Akamai via des bons de souscription émis par tranches, donnant droit à des actions de préférence au prix d’exercice de 111,33 $ par action, soit leur valeur avant l’annonce du deal. Une première tranche, représentant environ 2 % du capital, est débloquée avec la signature de l’engagement ferme initial de 11,6 Md$. Trois autres tranches pourront suivre, chacune conditionnée à 3 Md$ de commandes supplémentaires.

Pour Akamai, les revenus liés à ce contrat ne devraient commencer qu’au deuxième semestre 2027. D’ici là, l’entreprise doit financer l’infrastructure nécessaire. Elle anticipe déjà un impact de trésorerie de 1,7 Md$ dès cette année pour « sécuriser des composants critiques, [en particulier] de la mémoire ». Au total, Akamai prévoit 5,5 Md$ de capex, soit davantage qu’une année entière de chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 4,2 Md$ en 2025.

Ce contrat s’inscrit dans une stratégie d’approvisionnement très agressive d’Anthropic, qui multiplie les accords de grande taille sans toujours les rendre publics immédiatement. Avec les « néoclouds » nScale et Lambda, plusieurs contrats ont émergé cet été : 45 Md$ sur 6 ans avec nScale pour 460 MW de capacité GPU NVIDIA en Virginie, et un autre au Texas avec Lambda, dans un datacenter Hut 8 disposant de 350 MW. Dans ce dernier cas, NVIDIA est titulaire du bail et sous-loue l’espace à Lambda, qui y déploie ses GPU.

Anthropic communique parfois partiellement sur ses engagements. Le contrat avec SpaceX en est un exemple : annoncé début mai pour le datacenter Colossus 1 dans le Tennessee (300 MW), il a ensuite été élargi par le Chief Compute Officer d’Anthropic à Colossus 2, dans la même zone géographique. SpaceX a finalement révélé, dans un document pré-IPO, un contrat de 45 Md$ sur 3 ans.

En parallèle, Anthropic a aussi annoncé 50 Md$ d’investissement dans ses propres datacenters à New York et au Texas, avec Fluidstack, presque en même temps qu’un engagement d’environ 30 Md$ d’achat de capacité sur Azure.

La relation avec les géants du cloud reste centrale. Amazon est à la fois fournisseur et investisseur d’Anthropic, avec jusqu’à 25 Md$ injectables selon le dernier pointage, tandis qu’Anthropic prévoit de lui acheter, sur 10 ans, plus de 100 Md$ de capacité de calcul. La relation avec Google suit une logique comparable, pour un volume envisagé de l’ordre de 200 Md$. Pour soutenir le déploiement des TPU d’Anthropic, Google aurait mis en place un montage financier mobilisant banques, fonds et industriels, inspiré du financement des avions commerciaux : Google vend les TPU à Broadcom, Broadcom les revend à un véhicule financé par de la dette privée apportée par Apollo et Blackstone, puis Anthropic loue les équipements à ce véhicule.

Summary
Akamai a annoncé prévoir plus de 3 Md$ de capex sur son prochain exercice, dont 5,5 Md$ au total, tirés par un contrat majeur avec Anthropic portant sur au minimum 11,6 Md$ sur 7 ans (jusqu’à 20,6 Md$). Anthropic utilisera l’infrastructure CPU d’Akamai et pourra monter jusqu’à ~5% du capital via des bons de souscription émis par tranches, avec des revenus attendus à partir du S2 2027, tandis qu’Akamai engage dès cette année 1,7 Md$ pour sécuriser des composants critiques (notamment la mémoire). Plus largement, l’article souligne la course d’Anthropic à l’infrastructure avec des engagements géants impliquant des partenaires comme NVIDIA/néoclouds, SpaceX, Amazon, Google (TPU via un montage de financement type “leasing”/véhicule financier) et la construction de datacenters.

Akamai is preparing for record capital spending, with more than $3 billion expected in its next fiscal year, as it enters an unprecedented infrastructure contract with Anthropic. The deal is worth at least $11.6 billion over seven years and could reach $20.6 billion, making it one of the largest commitments tied to AI compute infrastructure.

Anthropic will use Akamai’s infrastructure for CPU workloads. In return, it may also take an equity stake in Akamai through warrants issued in tranches. These warrants convert into preferred shares at an exercise price of $111.33, the stock’s pre-announcement level. The first tranche, tied to the initial firm $11.6 billion commitment, represents about 2% of Akamai’s capital. Three additional tranches could follow, each unlocked by $3 billion in extra orders. In total, Anthropic could end up holding around 5% of Akamai.

Revenue from the contract is not expected until the second half of 2027, but Akamai will have to fund the buildout well before then. The company said it expects a $1.7 billion cash impact this year alone to secure critical components, especially memory. Overall, it is planning $5.5 billion in capex, more than a year of revenue based on its 2025 turnover of $4.2 billion.

The Akamai agreement fits into a broader pattern of massive infrastructure deals around Anthropic. The company has become known for signing large compute contracts, though it does not always disclose them publicly. This summer, a $45 billion, six-year deal with neocloud provider nScale surfaced, covering 460 MW of NVIDIA GPU capacity in Virginia. Another arrangement with Lambda involves a 350 MW datacenter in Texas owned by Hut 8, where NVIDIA holds the lease and sublets the space to Lambda, which installs its GPUs there.

Anthropic has also disclosed some deals only partially. Its agreement with SpaceX was first announced in early May for Colossus 1 in Tennessee, a 300 MW datacenter. Two weeks later, Anthropic’s Chief Compute Officer said the arrangement would likely extend to Colossus 2 in the same region. SpaceX later revealed in a pre-IPO filing that the contract was actually worth $45 billion over three years.

Beyond third-party capacity, Anthropic is also investing $50 billion in its own datacenters in New York and Texas with Fluidstack, announced at the end of 2025, almost alongside a separate commitment to buy about $30 billion of capacity on Azure.

Amazon remains both a supplier and investor in Anthropic, with up to $25 billion committed at the latest count, and Anthropic plans to buy more than $100 billion of compute capacity from it over 10 years. Its relationship with Google is similarly large in scale, with a potential business volume of around $200 billion. To support Anthropic’s TPU deployment, Google is said to have assembled a financing structure involving banks, funds and industrial partners, modeled on aircraft financing to keep tens of billions of dollars of equipment off Google’s or Broadcom’s balance sheets. In broad terms, Google sells the TPUs to Broadcom, Broadcom resells them to a financing vehicle funded by private debt from Apollo and Blackstone, and Anthropic leases the equipment from that vehicle.

Résumé
Akamai prévoit plus de 5,5 Md$ de capex et un impact de trésorerie de 1,7 Md$ dès 2026 pour sécuriser des composants critiques, dans le cadre d’un contrat majeur avec Anthropic : au minimum 11,6 Md$ sur 7 ans (jusqu’à 20,6 Md$), portant sur l’exploitation de l’infrastructure CPU d’Akamai, avec des revenus attendus à partir du S2 2027. Anthropic obtient aussi la possibilité de monter jusqu’à ~5 % du capital d’Akamai via des bons de souscription émis par tranches (première tranche ~2 % pour l’engagement initial de 11,6 Md$). En parallèle, Anthropic multiplie les engagements d’infrastructure (nScale, Lambda, SpaceX, investissements datacenters avec Fluidstack, achats de capacité Azure) et s’appuie sur des montages financiers impliquant notamment Amazon, Google, Broadcom, Apollo et Blackstone, ce qui renforce la demande en capacités de calcul et la dynamique d’investissement dans l’IA.

Dépenses d’investissement record en vue pour Akamai : a priori, plus de 3 Md$ sur son prochain exercice.

En toile de fond, un contrat lui aussi sans précédent. En tout cas par sa valeur : au minimum 11,6 Md$ sur 7 ans, avec la possibilité d’aller jusqu’à 20,6 Md$.

Le client s’appelle… Anthropic. Il compte exploiter l’infrastructure d’Akamai pour ses charges de travail CPU.

Anthropic pourra monter à 5 % du capital d’Akamai

En parallèle de cet engagement, Anthropic obtient la possibilité d’entrer au capital d’Akamai. Ce dernier va émettre, par tranches, des bons de souscription. Ils donneront droit à des actions de préférence, avec un prix d’exercice de 111,33 $ (soit leur valeur avant l’annonce du deal).

Une première tranche est libérée avec la signature de l’engagement ferme initial de 11,6 Md$. Elle représente environ 2 % du capital. Trois autres pourront suivre, chacune conditionnée à 3 Md$ de commandes supplémentaires. Au bout, Anthropic pourrait détenir environ 5 % d’Akamai.

Ce contrat devrait générer des revenus à partir du deuxième semestre 2027. En attendant, il faudra investir. Akamai prévoit un impact de trésorerie de 1,7 Md$ dès cette année pour « sécuriser des composants critiques, [en particulier] de la mémoire ». Au total, il prévoit 5,5 Md$ de capex. Soit plus d’un an de chiffre d’affaires (4,2 Md$ en 2025).

Des néoclouds aux hyperscalers, les contrats s’enchaînent

Anthropic est coutumier des deals de cette envergure. Il ne les officialise pas systématiquement. Exemple avec les « néoclouds » nScale et Lambda. Cet été, on a appris la signature d’un contrat de 45 Md$ avec le premier, sur 6 ans, pour 460 MW de capacité en GPU NVIDIA dans l’État de Virginie. Avec le second, on est au Texas, dans un datacenter Hut 8 à 350 MW de puissance disponible. Le montage est particulier. NVIDIA est titulaire du bail. Il sous-loue l’espace à Lambda, qui y déploie ses GPU.

Il est des contrats à propos desquels Anthropic communique, mais partiellement. Celui avec SpaceX en est une illustration. Début mai, il était officialisé sur le périmètre du datacenter Colossus 1 (Tennessee ; 300 MW). Deux semaines plus tard, le Chief Compute Officer d’Anthropic avait évoqué un débordement à venir sur Colossus 2, localisé dans la même zone géographique. SpaceX avait finalement révélé, dans un document pré-IPO, un contrat à 45 Md$ sur 3 ans.

Anthropic a aussi décidé d’investir 50 Md$ dans la construction de ses propres datacenters, à New York et au Texas, avec Fluidstack. Il avait fait cette annonce fin 2025, quasiment en parallèle d’un engagement à acheter pour environ 30 Md$ de capacité sur Azure.

Tout un montage avec Google

Amazon est fournisseur d’Anthropic, mais aussi investisseur (jusqu’à 25 Md$ au dernier pointage). Anthropic projette de lui commander, sur 10 ans, pour plus de 100 Md$ de capacité de calcul.

La relation avec Google est de la même teneur. Et le business envisagé serait du même ordre de grandeur (200 Md$). Pour soutenir le déploiement de ses TPU par Anthropic, la firme de Mountain View aurait mis en place un dispositif mobilisant banques, fonds et industriels. Le modèle, inspiré du financement des avions commerciaux, doit éviter que Google ou Broadcom ait à inscrire des dizaines de milliards de dollars d’équipements à leur bilan. Dans les grandes lignes :

Google vend les TPU à Broadcom ;

Broadcom les revend à un véhicule financier alimenté par de la dette privée qu’apportent Apollo et Blackstone ;

Anthropic loue les équipements à ce véhicule financier.

Illustration générée par IA

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AI Insight
Core Point

Anthropic signed a potentially $11.6B–$20.6B, 7-year deal to use Akamai infrastructure for CPU workloads, with options to reach ~5% ownership, driving major Akamai capex and signaling AI infra demand.

Key Players

Anthropic — AI model provider, US-based; will run CPU workloads on Akamai and seek minority equity exposure.

Akamai — edge/cloud delivery and security infrastructure provider, US-based; investing heavily ($5.5B capex) to support the contract.

Amazon (AWS) — cloud provider and investor in Anthropic (up to $25B noted); supplies compute and capital.

Google — TPU provider and financier via structured funding; supports Anthropic TPU deployment.

Broadcom — TPU reseller in a structured financing model involving Anthropic.

Apollo & Blackstone — private capital providers funding the TPU leasing vehicle.

NVIDIA — GPU supplier for Anthropic’s broader “neocloud” capacity deals (e.g., nScale/Lambda).

SpaceX — datacenter/compute partner referenced via Colossus 1/2 capacity arrangements.

Fluidstack — datacenter construction partner for Anthropic’s own facilities.

Industry Impact
  • Computing/AI: High — multi-year, multi-$B compute infrastructure commitments for model training/inference capacity.
  • ICT: Medium — accelerates edge/cloud infrastructure investment and long-term capacity contracting.
  • Energy: Medium — implied load growth via large GPU/compute capacity deployments (hundreds of MW).
Tracking

[Strongly track] — large equity-linked infra deals (Akamai) plus structured GPU/TPU financing indicate accelerating AI capacity buildout and pricing power shifts.

Highlights
Investment / Funding
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Akamai
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