【研讨会】谈判的艺术:企业家应汲取的经验教训

[Atelier] L’art de la négociation : les enseignements à retenir pour les entrepreneurs

Inovallee Quality unknown · 质量未知 by Angélique BLAYER-GIRARD 2026-09-28 13:42 Original
摘要
文章基于 Romain Lécot 在 TARMAC 创业者社群的谈判工作坊,提出谈判不应被视为单纯的力量对抗,而是为解决共同问题的合作流程。核心方法包括:明确自身议题与目标、用“5个为什么”挖掘真实利益、评估最优备选方案(Plan B)并接受“不达成协议”也是选项,同时深入理解对方目标与约束、通过开放式提问与多方案设计推进,并在“同理(我理解)”与“主张(我想要)”之间保持平衡。该理念强调关系管理与把分歧当作澄清边界的切入点,从而提升达成协议的可能性与谈判效率。

在 TARMAC 面向创业者的工作坊中,Romain Lécot 对“谈判”的定义明显不同于传统的对抗式理解:谈判不是单纯的力量博弈,而是为了解决共同问题、寻找可行协议的合作过程。这个视角的变化,意味着谈判不再只是“守住自己的立场”,而是先理解局面、厘清各方诉求,再在可能的情况下搭建通往协议的路径。

工作坊强调,任何谈判都离不开三个互补维度:要解决的共同问题、人与人之间的关系、以及推进谈判的过程本身——包括步骤、节奏和互动方式。也就是说,谈判卡住的原因未必来自议题本身,也可能源于双方关系,或交流方式不当。

准备工作被视为谈判成败的关键。开始讨论前,必须先明确自己的利益诉求、目标和底线;其中,“5个为什么”方法被推荐用于追问真实动机、挖掘更深层的利益点。同时,建议减少核心目标数量,不要只盯住一个点,而应准备多个可操作的谈判杠杆。

另一个反复被强调的原则是:必须提前准备“Plan B”。培训材料提出的核心问题是:“如果最终没有达成协议,会发生什么?”谁拥有更强的替代方案,谁在谈判中通常就更有优势。因此,协议应当是“愿意达成”,而不是“非达成不可”;不达成协议本身也必须被视为一种可接受的选项。

准备工作不仅针对自己,也要针对对方。工作坊提醒,谈判前应尽可能了解对方的目标、约束、阻碍和真实利益,通过会面、开放式提问和试探性交流来获取信息。目标不是只为自己争取条件,而是理解对方立场,从而找到双方都能接受的改进空间。

在策略层面,谈判同时包含合作与竞争两面。培训材料用“分蛋糕”和“做大蛋糕”来区分两种思路:前者是在既定资源中分配,后者则是通过创造更多选项扩大共同收益。为此,建议提出多个方案、从多个杠杆切入,而不是把自己锁死在单一解决方案上。评估每个方案时,需要同时看四件事:协议带来的收益、需要化解的障碍、拒绝时的替代方案,以及一旦谈崩可能产生的后果。

关系管理被视为谈判的前提。材料强调,任何时候都可以成为与对方建立联系的机会,必须重视关系维护:不要凭空猜测,要主动接触;尽量直接沟通;通过复述来确认并承认对方需求;更重要的是,绝不能让对方“丢面子”。因此,谈判被描述为在“我想要”(assertivité)与“我理解你”(empathie)之间寻找平衡。

工作坊还特别强调提问的作用。开放式问题能够让对方参与进来,打开对话空间,更好地理解彼此诉求,并在不正面冲突的情况下推动讨论。示例问题包括:“您怎么看……?”“您设想如何推进?”“您的优先事项是什么?”“关于……,您最担心的是什么?”核心思路不是强行说服,而是让对方自己探索可能性。

另一个重要观点是:不要害怕分歧。材料甚至建议“从否定开始”,认为清晰的不同意见往往比模糊的同意更能作为讨论基础。允许对方说“不”,反而更有助于识别边界、顾虑和阻力,从而为后续达成更稳固的协议创造条件。

最终,这场工作坊给创业者提炼出的要点包括:明确自己的利益、目标和底线;准备并评估 Plan B;接受“不达成协议”也是一种选择;理解对方的利益诉求;优先使用开放式问题;提出多个方案;维护关系;避免主观臆测;在同理心与坚定立场之间保持平衡;把分歧视为通向协议的起点。整体来看,谈判更像是一项围绕共同问题展开的协作、倾听与逐步建构协议的工作,而不是简单的对抗。

Summary
Romain Lécot, lors d’un atelier de négociation organisé pour la communauté entrepreneuriale du TARMAC, a présenté la négociation comme un processus de coopération visant à résoudre un problème commun plutôt qu’un simple rapport de force. La méthode insiste sur trois dimensions (problème, personnes/relations, processus), une préparation rigoureuse (objectifs, limites, “5 pourquoi”), l’anticipation d’un plan B, la compréhension des intérêts de l’autre via des questions ouvertes, et le maintien d’un équilibre entre empathie et assertivité. En pratique, l’approche recommande de proposer plusieurs options, de considérer le non-accord comme une alternative valable (“commencer par le non”) et de traiter le désaccord comme un levier pour construire un accord durable.

Lors de l’atelier animé par Romain Lécot auprès des entrepreneurs de TARMAC, la négociation a été présentée non pas comme un rapport de force, mais comme un processus de coopération visant à trouver un accord pour résoudre une problématique commune. Cette approche change la posture du négociateur : il ne s’agit plus seulement de défendre sa position, mais de comprendre la situation, de clarifier les enjeux de chacun et de construire un chemin vers un accord lorsque cela est possible.

La méthode mise en avant repose sur trois dimensions indissociables : le problème à résoudre, les personnes et la relation, ainsi que le processus lui-même, c’est-à-dire les étapes, le timing et les interactions. Une difficulté de négociation peut donc venir du sujet, mais aussi de la qualité du lien entre les parties ou de la manière dont les échanges sont conduits.

L’atelier a fortement insisté sur la préparation. Avant toute discussion, il faut clarifier ses enjeux, ses objectifs et ses limites, notamment en utilisant la méthode des « 5 pourquoi » pour remonter aux véritables intérêts. Il est aussi recommandé de limiter le nombre d’objectifs prioritaires et d’identifier plusieurs leviers de négociation plutôt que de se focaliser sur un seul point. Cette préparation doit intégrer une question centrale : « Que se passe-t-il si aucun accord n’est trouvé ? » La solidité du meilleur plan B détermine largement le rapport de force, et l’accord doit rester une volonté, non un besoin. Le non-accord doit donc rester une option réelle.

La préparation concerne aussi l’autre partie. Comprendre ses objectifs, ses contraintes, ses blocages et ses intérêts est essentiel, grâce aux rencontres, aux questions ouvertes et aux tests. L’enjeu n’est pas seulement de défendre sa position, mais de saisir celle de l’interlocuteur pour repérer les marges de progression possibles.

L’atelier a également rappelé que la négociation combine coopération et compétition, entre logique de « partage du gâteau » et logique d’« agrandissement du gâteau ». Pour ouvrir le jeu, il est conseillé de proposer plusieurs options et de travailler sur plusieurs leviers. Chaque option doit être évaluée selon ses bénéfices, les freins à lever, les alternatives au refus et les conséquences d’un désaccord.

La relation a été présentée comme un prérequis majeur. Les supports insistent sur l’importance de prendre soin du lien, de ne jamais faire de suppositions, d’aller au contact, de privilégier les échanges directs, de reformuler pour reconnaître les besoins de l’autre et de ne jamais lui faire perdre la face. La négociation repose ainsi sur un équilibre entre assertivité — le « je veux » — et empathie — le « je vous comprends ».

Autre point central : questionner plutôt que convaincre. Les questions ouvertes permettent d’impliquer l’interlocuteur, d’ouvrir la discussion et de mieux comprendre les enjeux sans confrontation directe. Exemples donnés : « Que pensez-vous de… ? », « Comment imaginez-vous avancer ? », « Quelles sont vos priorités ? », « Qu’est-ce qui pourrait vous gêner avec… ? ». L’objectif n’est pas d’imposer une solution, mais d’amener l’autre partie à explorer elle-même les options.

Enfin, le désaccord est présenté comme un appui plutôt qu’un obstacle. Les supports recommandent même de « commencer par le non » : un désaccord clair fournit souvent une base de travail plus solide qu’un accord flou. Donner la possibilité de dire non aide à mieux comprendre les limites, les préoccupations et les freins de l’autre partie.

En synthèse, l’atelier recommande de clarifier ses objectifs, préparer son plan B, accepter que le non-accord reste possible, comprendre les enjeux de son interlocuteur, privilégier les questions ouvertes, proposer plusieurs options, soigner la relation, éviter les suppositions, équilibrer empathie et assertivité, et considérer les désaccords comme des points d’appui vers un accord. La négociation apparaît ainsi comme un travail d’écoute, de coopération et de construction progressive autour d’un problème commun.

Résumé
L’article rapporte les enseignements d’un atelier sur la négociation animé par Romain Lécot pour la communauté entrepreneuriale du TARMAC, en proposant une approche fondée sur la coopération plutôt que sur le rapport de force. La méthode insiste sur trois dimensions (problème commun, relation entre personnes, processus), une préparation rigoureuse (objectifs, limites, “5 pourquoi”, plan B) et la compréhension des intérêts de l’autre via des questions ouvertes, tout en considérant le non-accord comme une option et le désaccord comme un point d’appui. L’impact attendu est de transformer les négociations en construction progressive d’accords, en équilibrant empathie et assertivité et en multipliant les options pour “agrandir le gâteau”.

La négociation est souvent perçue comme un rapport de force. Pourtant, lors de l’atelier animé par Romain Lécot auprès des entrepreneurs de TARMAC, une autre vision a été proposée : la négociation est un processus de coopération pour rechercher un accord en vue de résoudre une problématique commune.

Cette définition change profondément la manière d’aborder une négociation. Il ne s’agit plus seulement de défendre sa position, mais de comprendre une situation, de clarifier les enjeux de chacun et de construire un chemin vers un accord lorsque celui-ci est possible.

Trois dimensions à ne jamais perdre de vue

Selon la méthode présentée lors de l’atelier, toute négociation repose sur trois dimensions complémentaires :

le problème commun à résoudre ;

les personnes, à travers la création du lien et la gestion de la relation ;

le processus, c’est-à-dire les étapes, le timing et les interactions qui permettent d’avancer.

Une difficulté de négociation ne provient donc pas toujours du sujet lui-même. Elle peut également être liée à la relation entre les personnes ou à la manière dont les échanges sont conduits.

Bien se préparer avant toute discussion

L’atelier a insisté sur un point fondamental : la préparation.

Avant toute négociation, il est nécessaire de clarifier ses enjeux, ses objectifs et ses limites. La méthode des « 5 pourquoi » est notamment recommandée pour approfondir la compréhension de ses véritables intérêts.

Il est également conseillé de limiter le nombre d’objectifs clés et d’identifier plusieurs leviers de négociation plutôt que de se focaliser sur un seul point.

Toujours anticiper son plan B

Une question revient à plusieurs reprises dans les supports de formation :

« Que se passe-t-il si aucun accord n’est trouvé ? »

La capacité à identifier son meilleur plan B conditionne largement le rapport de force. Le participant qui dispose de l’alternative la plus solide est généralement dans une position plus favorable.

Cette réflexion conduit à un autre principe fort : l’accord doit être une volonté et non un besoin. Le non-accord reste une option possible.

Connaître l’autre partie

La préparation ne concerne pas uniquement ses propres enjeux.

L’atelier rappelle l’importance de comprendre les objectifs, les contraintes, les blocages et les intérêts de son interlocuteur. Pour cela, les rencontres, les questionnements ouverts et les tests font partie des outils recommandés.

L’objectif n’est pas uniquement de défendre sa position, mais aussi de comprendre celle de l’autre partie afin d’identifier les marges de progrès possibles.

Entre coopération et compétition

La négociation comporte une dimension coopérative et une dimension compétitive. Les supports distinguent ainsi deux approches : « partager le gâteau » ou « agrandir le gâteau ».

Pour ouvrir le jeu, il est recommandé de proposer plusieurs options et de travailler sur plusieurs leviers plutôt que de s’enfermer dans une solution unique.

L’analyse de chaque option passe notamment par l’identification :

des bénéfices d’un accord ;

des freins à lever ;

des alternatives au refus ;

des conséquences d’un désaccord.

La relation, un prérequis de la négociation

L’un des messages les plus marquants de l’intervention concerne la relation.

Les supports rappellent que toute occasion est bonne pour rencontrer son interlocuteur et soulignent l’importance de prendre soin de la relation.

Plusieurs recommandations sont formulées :

ne jamais faire de supposition ;

aller au contact ;

privilégier les échanges directs ;

reformuler pour reconnaître les besoins de l’autre ;

ne jamais faire perdre la face à son interlocuteur.

La négociation est ainsi présentée comme un équilibre entre l’assertivité, exprimée par le « je veux », et l’empathie, incarnée par le « je vous comprends ».

Questionner plutôt que convaincre

L’atelier met également en avant le rôle central des questions ouvertes.

Questionner permet d’impliquer son interlocuteur, d’ouvrir les échanges, de mieux comprendre les enjeux et d’orienter la discussion sans s’opposer frontalement.

Parmi les exemples proposés figurent :

« Que pensez-vous de… ? »

« Comment imaginez-vous avancer ? »

« Quelles sont vos priorités ? »

« Qu’est-ce qui pourrait vous gêner avec… ? »

L’idée n’est pas de convaincre à tout prix, mais de permettre à l’autre partie d’explorer elle-même les options possibles.

Faire du désaccord un point d’appui

Autre enseignement fort : le désaccord n’est pas nécessairement un obstacle.

Les supports recommandent même de « commencer par le non » et considèrent qu’un désaccord clair constitue souvent une base de questionnement plus solide qu’un accord flou.

Donner la possibilité de dire non permet de mieux comprendre les limites, les préoccupations et les freins de l’autre partie.

Les principaux enseignements à retenir

En conclusion, les recommandations clés formulées durant l’atelier peuvent se résumer ainsi :

clarifier ses enjeux, ses objectifs et ses limites ;

préparer et évaluer son plan B ;

considérer que le non-accord reste une option ;

connaître les enjeux de son interlocuteur ;

privilégier les questions ouvertes ;

proposer plusieurs options ;

prendre soin de la relation ;

ne jamais faire de supposition ;

rechercher un équilibre entre empathie et assertivité ;

considérer les désaccords comme des points d’appui vers un accord.

Au final, la négociation apparaît moins comme un affrontement que comme un travail de coopération, d’écoute et de construction progressive d’un accord autour d’une problématique commune.

Article rédigé à partir de l’intervention de Romain Lécot lors de l’atelier sur la négociation organisé pour la communauté entrepreneuriale du TARMAC.

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AI Insight
Core Point

An atelier by Romain Lécot for TARMAC entrepreneurs reframed negotiation as a cooperative process (problem, people, process) emphasizing preparation, plan B, relationship management, and open questions—shifting from “power struggle” to “agreement building.”

Key Players

Romain Lécot — negotiation trainer/coach, France.

TARMAC — entrepreneur community/accelerator ecosystem, France.

inovallée — French tech/innovation media publishing the article, France.

Industry Impact
  • ICT: Low — negotiation training indirectly improves deal-making and partnerships.
  • Computing/AI: Low — no direct AI/tech product impact.
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Low priority] — relevant for founder/BD practices, but no company, funding, or technology change reported.

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2026-09-28 17:05
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