Acquérir des entreprises de services et les transformer à renfort d’IA : c’est la mission de Thrive Holdings.
Thrive Capital a créé cette filiale en 2025. En fin d’année, OpenAI y a pris une participation. Il a ainsi ouvert la voie au déploiement de ses technologies dans les sociétés du portefeuille de la holding (essentiellement comptabilité et services informatiques).
Anthropic suit une stratégie du même ordre, mais à plus grande échelle. Il aurait investi au moins 200 M$ dans un joint-venture avec des sociétés d’investissement telles que Blackstone, General Atlantic et Hellman & Friedman. Ce véhicule doit accompagner l’industrialisation de Claude dans les entreprises que soutiennent ces fonds.
Il y a quelques semaines, on a appris l’existence d’un dispositif similaire du côté d’OpenAI. Son nom interne : DeployCo. L’entité est sous la responsabilité de Brad Lightcap, précédemment directeur des opérations d’OpenAI*.
OpenAI prévoirait un investissement initial de 500 M$ et aurait réservé une enveloppe additionnelle de 1 Md$. Advent International, Bain Capital, Brookfield, Goanna Capital et TPG feraient partie des fonds associés à la démarche. Ils investiraient 4 Md$ de plus, en s’engageant sur 5 ans, en échange de la garantie d’un taux de rendement minimal de 17,5 %.
DeployCo finaliserait un premier tour de table en mai, sur la base d’une valorisation à 10 Md$. La contribution financière d’OpenAI pourrait alimenter des acquisitions de technologies et de propriété intellectuelle.
Accompagner l’industrialisation, y compris en direct
Comme le partenariat avec Thrive Capital (qui, en retour, a investi dans OpenAI), DeployCo doit favoriser l’émergence de « patterns de déploiement reproductibles ». Lesquels pourront, nous affirme-t-on, être mis en œuvre avec les « partenaires de la Frontier Alliance ».
Sous cette bannière, OpenAI a noué des accords avec des sociétés de conseil – Accenture, BCG, Capgemini, McKinsey… – pour pousser une stack d’IA allant de la « couche d’orchestration » (Frontier) à la « super-app » associant ChatGPT, Codex, navigation agentique, etc.
OpenAI avait communiqué sur son partenariat avec Accenture fin 2025. Il promettait notamment la collaboration sur des « solutions métier » et l’« activation » de ses technologies chez les clients communs.
Quasiment en parallèle, l’entreprise de Sam Altman avait publié son premier « rapport sur l’état de l’IA d’entreprise », basé entre autres sur des données d’utilisation de ses clients professionnels. Ces derniers étaient, tous services confondus, plus d’un million, avait-elle annoncé quelques semaines plus tôt.
Plus récemment, on a vu passer une autre annonce relative au passage à l’échelle dans les entreprises. En l’occurrence, le lancement de Codex Labs. Sous cette marque, OpenAI suit la même méthode qu’avec DeployCo, spécifiquement pour son agent de codage : détacher des ingénieurs chez les clients tout en s’appuyant sur des intégrateurs (sont cités Accenture, Capgemini, CGI, Cognizant, Infosys, PWC et Tata Consultancy Services).
* Brad Lightcap se concentre désormais sur les « projets spéciaux ». La CRO Denise Dresser a repris l’essentiel de ses missions.
Illustration principale générée par IA
The post Frontier Alliance, DeployCo, Codex Labs… OpenAI cherche le bon levier B2B appeared first on Silicon.fr.