埃隆·马斯克对阵OpenAI:一周时间理清关键问题

Elon Musk contre OpenAI : une semaine pour cerner les enjeux

Silicon.fr by Philippe Leroy 2026-05-04 13:59 Original
摘要
Elon Musk在针对OpenAI的庭审中表现出烦躁情绪,遭法官多次提醒,并承认其AI公司xAI规模极小,在行业仅排第五,同时部分承认了使用“蒸馏”技术从竞争对手模型学习的做法。案件还牵出其亲信Jared Birchall的短信,该证据削弱了马斯克声称OpenAI在他不知情下转向营利模式的论点。本周后续S等关键人物及微软CEO Satya Nadella将继续出庭。

过去一周,埃隆·马斯克与OpenAI的法庭交锋成为硅谷焦点。这位惯于通过旗下企业(SpaceX、Neuralink、X)掌控叙事的亿万富翁,在证人席上经历了截然不同的处境。科罗拉多大学法学教授安·利普顿指出:“通常处于他这种地位的人会拼命避免出庭作证或上法庭,而这里他无法控制叙事。”事实证明如此——马斯克时而烦躁,时而抛出幽默,甚至引用《终结者》电影,却多次招致法官伊冯·冈萨雷斯·罗杰斯的训斥。当马斯克指责OpenAI首席律师提问具有诱导性时,法官当即打断,要求他重复“我不是律师”。马斯克照做后仍补了一句:“不过严格来说,我上过《法律101》课。”旁听席传来笑声,但法庭迅速恢复严肃。法官还多次在陪审团缺席时打断他关于AI“可能杀死我们所有人”的言论,严厉裁定:“这不是关于AI安全风险的审判……我猜想有很多人不愿将人类未来交到马斯克先生手中,但我们不会讨论这些问题。”

在交叉询问环节,马斯克的证词出现了几个引人注目的时刻。他主动承认自己的AI公司xAI(最近被SpaceX吸收)是“非常小的公司”,规模约为OpenAI的十分之一。他还自发对行业玩家进行排名:Anthropic居首,OpenAI次之,谷歌位列第三,中国开源模型第四,xAI仅排第五。更尴尬的是关于“蒸馏”(即一个模型向现有模型提问数十万次以学习)的质询——DeepSeek正因此技术被指不当使用。当被问及xAI是否对竞争对手模型采用蒸馏时,马斯克答道:“AI公司通常会蒸馏其他公司的模型。”首席律师威廉·萨维特追问:“那么是肯定?”马斯克只好承认“部分如此”。

检方最具杀伤力的证据之一来自OpenAI总裁格雷格·布罗克曼的个人日记,在证据开示阶段获得。2017年布罗克曼写道:“我们曾想也许应该直接转为营利实体。赚钱这件事对我们来说似乎很棒等等。”在9月录制的证词中,布罗克曼辩称这只是表明需要“收入计划以推进使命”。另一条线索牵出了马斯克的“影子人物”贾里德·伯查尔。庭审披露的短信显示,OpenAI前董事会成员、马斯克四个孩子的母亲希冯·齐利斯曾向伯查尔通风报信:“提醒一下,看来格雷格、伊利亚、埃隆都支持转为营利。”而此前马斯克声称,他只是让伯查尔为OpenAI注册商业实体“以备不时之需,但最终没有用到”。这一细节动摇了马斯克关于商业转向是背着他暗中策划的说法。

法庭之外,场面同样戏剧化。记者和围观者黎明前便开始排队,只为抢到30个非预留座位中的一个。可容纳100人的视频旁听室天天爆满。反AI抗议者在便道上示威,入口处还矗立着马斯克和奥特曼形象的充气拳击沙袋。本周庭审将继续,布罗克曼将率先出庭,随后几天萨姆·奥特曼、微软CEO萨提亚·纳德拉、OpenAI前首席技术官米拉·穆拉蒂及联合创始人伊利亚·苏茨克维将依次作证。

Summary
Elon Musk testified in his lawsuit against OpenAI, admitting xAI’s small size and partial distillation of rival models, while Judge Yvonne Gonzalez Rogers repeatedly reined in his off-topic remarks on AI safety. Evidence from Greg Brockman’s 2017 notes and texts between Shivon Zilis and Jared Birchall revealed early for-profit discussions, undercutting Musk’s betrayal claim. The trial, with upcoming testimony from Sam Altman, Satya Nadella, and others, could reshape OpenAI’s governance and exposes competitive dynamics and technical practices like model distillation.

Over three days of testimony, Elon Musk found himself in an unfamiliar position: a courtroom where he couldn’t dictate the narrative. “Usually, people in his position fight tooth and nail not to be deposed or go to trial,” noted University of Colorado law professor Ann Lipton. “This is a situation where he can’t really control the story.”

That loss of control was evident. Musk appeared irritable, cracked jokes referencing *Terminator*, and repeatedly drew the ire of Judge Yvonne Gonzalez Rogers. When he accused OpenAI’s lead attorney of asking a suggestive question, the judge cut him off and made him recite, “I am not a lawyer.” Musk complied, then added, “I did take Law 101, technically,” prompting laughter before the court quickly reasserted itself. Outside the jury’s presence, she also rebuked him for insisting that AI could “kill us all” if not developed responsibly. “This is not a trial about the safety risks of artificial intelligence,” she said. “I suspect there are a lot of people who don’t want to put the future of humanity in the hands of Mr. Musk; but never mind, we’re not going to discuss those issues.”

Under cross-examination, Musk made several awkward admissions. He volunteered that xAI, his own AI venture (now folded into SpaceX), was “a very small company” — about a tenth the size of OpenAI — and ranked the sector: Anthropic first, then OpenAI, Google, Chinese open-source models, and xAI in fifth. More damagingly, when asked about “distillation” — the practice of training a model by querying a rival’s model, a technique DeepSeek has been accused of abusing — Musk acknowledged that xAI had “partly” done the same to competitor models.

The discovery phase yielded a personal journal entry from OpenAI president Greg Brockman, written in 2017: “We thought maybe we should just switch to for-profit. Making money seems great and all.” In a deposition, Brockman claimed it merely reflected the need for a revenue plan to sustain the nonprofit mission.

Text messages also surfaced linking Musk’s behind-the-scenes fixer, Jared Birchall. Shivon Zilis, a former OpenAI board member and mother of four of Musk’s children, had texted Birchall: “Heads up. It seems that Greg [Brockman], Ilya [Sutskever], Elon are up for for-profit.” This undermines Musk’s claim that he only asked Birchall to file incorporation papers for a for-profit entity “in case it was necessary, but ultimately it wasn’t” — suggesting the commercial pivot was not done entirely behind his back.

Outside the courthouse, the scene matched the spectacle: spectators queued before dawn for the 30 unreserved seats, the 100-seat overflow room filled daily, anti-AI protesters demonstrated, and inflatable punching bags depicting Musk and Sam Altman stood at the entrance. The trial continues this week with testimony from Brockman, followed by Altman, Microsoft CEO Satya Nadella, former OpenAI CTO Mira Murati, and co-founder Ilya Sutskever.

Résumé
Elon Musk a témoigné durant trois jours dans le procès l'opposant à OpenAI, admettant notamment que sa propre société xAI est un acteur mineur du secteur et a eu partiellement recours à la technique de distillation de modèles concurrents. L'audience a également révélé un journal de Greg Brockman évoquant un passage au "for-profit" et des échanges de SMS impliquant Jared Birchall, affaiblissant la thèse de Musk. Le procès se poursuit avec les comparutions très attendues de Greg Brockman, Sam Altman et Satya Nadella.

Pendant trois jours, Elon Musk a monopolisé l’attention. Habitué à contrôler son image publique depuis son empire ( SpaceX, Neuralink, X ), il a dû affronter un terrain nettement moins docile. « En général, les personnes dans sa position se battent bec et ongles pour ne pas être déposées ni aller au procès », observe Ann Lipton, professeure de droit à l’Université du Colorado, citée par le Washington Post « C’est une situation où il ne peut pas vraiment contrôler le récit. »

Et cela s’est vu. Elon Musk a parfois paru irritable, a lancé des traits d’humour, glissé des références au film Terminator, et s’est attiré les foudres répétées de la juge Yvonne Gonzalez Rogers. Lorsqu’il a reproché à l’avocat principal d’OpenAI de poser une question suggestive, la juge l’a interrompu et lui a demandé de répéter après elle : « Je ne suis pas avocat. » Elon Musk s’est exécuté non sans ajouter : « J’ai quand même suivi le cours « Droit 101 », techniquement. » L’assistance a ri. Le tribunal, lui, a rapidement repris ses droits.

La juge a également dû le rappeler à l’ordre lorsqu’il a répété, à plusieurs reprises, que l’IA pourrait « nous tuer tous » si elle n’était pas développée de manière responsable. « Ce n’est pas un procès sur les risques de sécurité de l’intelligence artificielle », a-t-elle tranché sèchement, en dehors de la présence du jury. « Je soupçonne qu’il y a beaucoup de gens qui ne voudraient pas mettre l’avenir de l’humanité entre les mains de M. Musk ; mais peu importe, nous n’allons pas aborder ces questions. »

Des aveux qui font désordre

La contre-interrogation menée par les avocats d’OpenAI a livré plusieurs moments saillants. Elon Musk a admis, sans y être directement contraint, que xAI ( son entreprise d’IA récemment absorbée par SpaceX ) était une « très petite société », environ dix fois plus petite qu’OpenAI. Il a même proposé spontanément un classement des acteurs du secteur : Anthropic en tête, suivi d’OpenAI, Google, les modèles open source chinois, et enfin xAI en cinquième position.

Plus embarrassant encore : questionné sur la pratique de la « distillation »,  un procédé par lequel un modèle d’IA apprend en soumettant des centaines de milliers de questions à un autre modèle existant, technique dont le modèle chinois DeepSeek a été accusé de se servir abusivement , Musk a reconnu que xAI y avait eu partiellement recours vis-à-vis de modèles concurrents. « Les entreprises d’IA ont généralement distillé les modèles d’autres entreprises d’IA », a-t-il dit. « Donc, c’est un oui ? », a insisté William Savitt, l’avocat principal d’OpenAI. « En partie », a concédé Elon Musk.

Parmi les pièces à conviction les plus redoutables figure un journal personnel de Greg Brockman, obtenu lors de la phase de découverte judiciaire. En 2017, le président d’OpenAI y écrivait : « Nous avons pensé que peut-être nous devrions simplement basculer vers le for-profit. Gagner de l’argent pour nous semble formidable et tout. » Lors d’une déposition enregistrée en septembre, Greg Brockman a affirmé que cette note renvoyait simplement à la nécessité d’un « plan de revenus pour poursuivre la mission » d’OpenAI.

Jared Birchall, l’homme de l’ombre de Elon Musk

L’affaire s’est également étendue à Jared Birchall, l’homme de l’ombre de Elon Musk, peu habitué aux projecteurs. Des échanges de SMS révélés à l’audience montrent que Shivon Zilis ( ancienne membre du conseil d’administration d’OpenAI et mère de quatre des enfants de Elon Musk ) avait alors écrit à Jared Birchall : « Heads up. Il semble que Greg [Brockman], Ilya [Sutskever], Elon sont partants pour le for-profit. » Or, Elon Musk avait affirmé avoir demandé à Jared Birchall de déposer les statuts d’une entité commerciale pour OpenAI « au cas où ce serait nécessaire, mais ça ne l’a finalement pas été ». Une précision qui fragilise sa thèse d’un basculement commercial fomenté dans son dos.

À l’extérieur du tribunal, le spectacle était à la mesure de l’affaire. Des journalistes et curieux faisaient la queue avant l’aube pour espérer obtenir l’un des 30 sièges non réservés. La salle de débordement, capable d’accueillir 100 spectateurs supplémentaires, affichait complet chaque jour. Des militants anti-IA manifestaient sur le trottoir. Des punching-balls gonflables à l’effigie de Musk et Altman trônaient devant l’entrée.

Cette semaine, le procès se poursuit avec la comparution attendue de Greg Brockman, suivi dans les prochains jours de Sam Altman, du PDG de Microsoft Satya Nadella, de l’ancienne directrice technique d’OpenAI Mira Murati et du cofondateur Ilya Sutskever.

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AI Insight
Core Point

Elon Musk’s courtroom testimony against OpenAI exposed his contradictory stance on its for‑profit shift and revealed that his own AI firm, xAI, used distillation on competitor models.

Key Players
  • Elon Musk — CEO of Tesla and SpaceX, founder of xAI; suing OpenAI over its commercial pivot.
  • OpenAI — AI research and deployment company, originally non‑profit, now transitioning to a capped‑profit structure.
  • xAI — Elon Musk’s AI venture, recently integrated into X (formerly Twitter); builds large language models.
  • Anthropic — AI safety‑focused lab, cited by Musk as the current leader.
  • DeepSeek — Chinese open‑source model provider, accused of improper distillation.
Industry Impact
  • Computing/AI: High — case tests boundaries of non‑profit to for‑profit conversion and IP use, potentially reshaping AI governance.
  • ICT: Medium — legal outcome could influence cloud/AI platform partnerships and investment models.
Tracking

Strongly track — the trial’s rulings on OpenAI’s structure and distillation practices may set precedent for AI ownership and competition, affecting major players like Microsoft and Google.

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2026-05-04 19:22
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