CEA-Leti利用神经成像和人工智能辅助双相情感障碍的诊断

Le CEA-Leti utilise la neuro-imagerie et l’IA pour aider au diagnostic du trouble bipolaire

CEA-Leti Original
摘要
法国格勒诺布尔大学医院与以色列霍隆理工学院合作开展BipoNIRS研究,博士生Inès Tahir在Mircea Polosan教授指导下,利用EEG与fNIRS双模态脑成像结合AI模型,识别双相情感障碍生物标志物,实现I型与II型患者及健康对照的高精度分类(最高达92%)。该成果证实了紧凑型便携系统的临床实用性,有望推动双相障碍的早期辅助诊断。

法国卫生当局(HAS)指出,双相情感障碍影响法国至少1%至2.5%的人口,表现为明显的情绪波动,交替出现抑郁发作与情感高涨期(精力异常旺盛)。临床上主要分为I型(抑郁与(轻)躁狂发作交替)和II型(抑郁与轻躁狂发作),诊断依赖精神科医生根据症状和体征进行的临床检查。

Inès Tahir的博士论文旨在辅助医生诊断。该研究属于教授Mircea Polosan(格勒诺布尔阿尔卑斯大学、格勒诺布尔大学医院精神病科主任、FondaMental专家中心负责人)团队与以色列霍隆理工学院合作的大型项目的一部分。这项名为BipoNIRS的临床研究,目标在于识别可用于双相障碍及其亚型分类的标记物,最终实现更早期的诊断辅助。博士生通过分析全部采集数据来识别生物标记物,并进一步提出基于兴趣生物标记物的前额叶EEG-fNIRS配置,以促进专用临床设备的常规使用。

研究所用的脑电图(EEG)通过头皮电极测量脑电活动,功能性近红外光谱(fNIRS)则利用光学传感器(光极)通过分析光在组织中的散射与吸收,估算脑内氧合及脱氧血红蛋白浓度,两种方法互补。研究队列包括25名健康受试者、21名I型双相障碍患者和25名II型患者。所有人佩戴集成EEG与fNIRS的头盔,完成了一项“情绪视觉任务”,该任务探索认知情绪处理,双相患者因情绪调节困难通常耗时更长。

为处理EEG和fNIRS数据,博士生开发了一个人工智能模型,能够在样本量有限的情况下学习对不同受试者进行分类。算法通过避免过拟合和偏差,保持了良好的泛化能力。模型经测试后,成功识别出合适的生物标记物,区分了I型、II型患者和健康人。值得注意的是,EEG与fNIRS信号结合显著提升了分类性能:在全头部EEG配置下,I型与健康人区分准确率达92%,II型与健康人区分准确率为85%,亚型之间的区分准确率也为85%。

研究还证实了EEG-fNIRS的互补性:当两种模态耦合时,仅使用前额叶电极和光极即可实现分类。在此配置中,fNIRS弥补了因面部伪影干扰而难以仅用前额叶EEG信号的缺陷。II型与健康人区分准确率最高达82%,亚型区分准确率为75%,且总体判别能力保持良好。这些结果验证了紧凑、便携且适用于临床实践系统的可行性,并为早期诊断开辟了众多前景。

相关成果已发表于《Nature》期刊,研究得到了格勒诺布尔阿尔卑斯大学及大学医院的合作支持。

Summary
Inès Tahir, under the supervision of Professor Mircea Polosan at CHU Grenoble Alpes and in collaboration with CEA-Leti and Israel’s Holon Institute of Technology, developed an AI model that combines EEG and fNIRS brain imaging to identify biomarkers and classify bipolar disorder subtypes with up to 92% accuracy. The study shows that a compact, frontal-only sensor setup still achieves strong performance (82% for type II vs. healthy), pointing toward a portable clinical tool for earlier diagnosis.

A collaborative study led by CEA-Leti, CHU Grenoble Alpes, and Université Grenoble Alpes has tested a dual neuroimaging and AI approach to help differentiate bipolar disorder subtypes from healthy controls. The research, part of Inès Tahir’s doctoral thesis under Professor Mircea Polosan and linked to a broader project with Israel’s Holon Institute of Technology, aims to deliver earlier, more objective diagnostic support for a condition affecting 1–2.5% of the French population.

The BipoNIRS study enrolled 25 healthy subjects, 21 patients with bipolar I, and 25 with bipolar II. Participants wore a headset combining EEG (scalp electrodes) and fNIRS (optical sensors tracking oxygenated and deoxygenated hemoglobin) while performing an emotional visual task. Such tasks typically take longer in bipolar individuals due to impaired emotion regulation.

Tahir developed an AI classifier trained on both signal types, carefully designed to avoid overfitting despite small cohort sizes. When using whole-head EEG combined with fNIRS, the model achieved 92% accuracy in distinguishing bipolar I from healthy controls, 85% for bipolar II versus controls, and 85% between the two subtypes—significantly surpassing EEG-only performance.

Crucially, the study confirmed that coupling EEG and fNIRS enables accurate classification using only frontal sensors, a region where isolated EEG signals suffer from facial-movement artifacts. In this compact setup, fNIRS compensates, yielding 82% accuracy for bipolar II versus controls and 75% for subtype differentiation. The results demonstrate that a portable, frontal-only device could be viable in routine clinical practice, opening the door to earlier, more accessible bipolar disorder diagnosis.

Résumé
Inès Tahir, doctorante au CEA-Leti, a développé un modèle d’IA combinant EEG et fNIRS pour distinguer les sous-types de trouble bipolaire avec une précision atteignant 92 %, dans le cadre d’une étude clinique menée avec le CHU Grenoble Alpes et l’Institut de technologie de Holon. Ces travaux identifient des biomarqueurs pertinents et valident un système compact frontal, ouvrant la voie à un dispositif portable d’aide au diagnostic précoce en psychiatrie.

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Le trouble bipolaire est une affection de santé mentale qui touche, selonla Haute Autorité de Santé, au moins 1 à 2,5 % de la population française. Il se caractérise par des changements d'humeur marqués, avec l'apparition d'épisodes dépressifs, et hyperthymiques (périodes d'exaltation, d'énergie décuplée). On distingue principalement le trouble bipolaire de type I, composé d'une succession d'épisodes dépressifs et (hypo)maniaques, et le type II, composé d'épisodes dépressifs et hypomaniaques.

Le diagnostic de cette pathologie repose généralement sur un examen clinique, effectué par un psychiatre, à partir de symptômes déclarés et de signes observés.

La thèse d'Inès Tahir vise précisément à aider les médecins à établir un diagnostic. Elle s'inscrit dans le cadre d'une étude clinique menée par l'équipe du professeur Mircea Polosan – professeur à l'Université Grenoble Alpes, chef de service psychiatrie du CHU Grenoble Alpes, responsable d'un Centre Expert FondaMental et directeur de la thèse, s'inscrivant dans un projet collaboratif plus large avec l'Institut de technologie de Holon (Tel-Aviv, Israël). Baptisée BipoNIRS, cette étude a pour but d'identifier les marqueurs d'intérêt pour la classification du trouble bipolaire et de ses sous-types et, à terme, de parvenir à une aide au diagnostic plus précoce. La doctorante contribue à cet objectif en exploitant les données recueillies de sorte à identifier des biomarqueurs du trouble bipolaire à partir de l'ensemble des données acquises. De plus, elle poursuit ces développements en proposant une configuration EEG-fNIRS frontale, basée sur les biomarqueurs d'intérêt, qui faciliterait l'utilisation d'un dispositif clinique dédié en routine clinique.

L'EEG consiste à placer des électrodes sur le cuir chevelu afin de mesurer l'activité électrique du cerveau. De son côté, la fNIRS repose sur des capteurs optiques, des optodes, qui permettent d'estimer la concentration en hémoglobine oxygénée et désoxygénée dans le cerveau, par analyse de la diffusion et de l'absorption de la lumière à travers les tissus. Deux méthodes complémentaires sur lesquelles a travaillé le CEA-Leti.

L'étude conduite par Inès Tahir s'appuie sur une cohorte de 25 sujets sains, 21 patients atteints d'un trouble bipolaire de type I et 25 de type II. Équipés d'un casque associant EEG et fNIRS, tous ont suivi un protocole comportant une « tâche visuelle émotionnelle », qui explore le traitement cognitivo-émotionnel de divers stimuli. Une tâche qui nécessite généralement davantage de temps chez les personnes bipolaires, en raison de leurs difficultés à réguler leurs émotions.

Pour traiter les données d'EEG et de fNIRS, la doctorante a développé un modèle d'IA capable d'apprendre à classer les différents sujets.

L'algorithme a pris en compte ces effectifs restreints en évitant le surapprentissage et les biais possibles, afin de conserver une bonne capacité de généralisation.

Le modèle a alors été testé sur cet échantillon : il est parvenu à identifier des biomarqueurs adéquats et à distinguer les individus atteints d'un trouble bipolaire de type I de ceux de type II et des sujets sains. Notamment, la combinaison des signaux EEG et fNIRS permet d'améliorer significativement les performances de classification par rapport à l'EEG seul. Dans le détail, le niveau de précision atteint 92 % pour la discrimination des patients atteints de trouble bipolaire de type I versus sujets sains, 85 % pour les patients de type II versus sujets sains, et 85 % pour la distinction entre les sous-types, dans la configuration où l'EEG couvre l'ensemble de la tête.

De plus, l'étude a permis de confirmer la complémentarité EEG-fNIRS en montrant que, lorsque les deux modalités étaient couplées, il était possible d'établir une classification en employant seulement des électrodes et optodes frontales. Dans cette configuration, l'utilisation de la fNIRS pallie la difficulté d'utiliser les seuls signaux EEG frontaux, souvent perturbés par les artéfacts dus au visage. Les performances atteignent ainsi jusqu'à 82 % pour la discrimination des patients bipolaires type II versus sujets sains et 75 % pour la distinction entre les sous-types, tout en maintenant une capacité de discrimination globale satisfaisante. Ces résultats démontrent la pertinence d'un système compact, portable et compatible avec une utilisation en pratique clinique.

Ces premiers résultats ouvrent de nombreuses perspectives prometteuses.

Découvrez la publication :https://www.nature.com/articles/s41398-026-03858-1

Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec leCHU Grenoble Alpes et Université Grenoble Alpes. ​

AI Insight
Core Point

A CEA-Leti-led study used AI on combined EEG-fNIRS neuroimaging to classify bipolar disorder subtypes with up to 92% accuracy, potentially enabling earlier, objective clinical diagnosis.

Key Players
  • CEA-Leti — Electronics and IT research institute, France.
  • CHU Grenoble Alpes — University hospital providing clinical cohort and psychiatric expertise, France.
  • Université Grenoble Alpes — Academic partner for the PhD research, France.
  • Holon Institute of Technology — Israeli academic partner in the BipoNIRS project, Tel-Aviv.
Industry Impact
  • Computing/AI: High — AI model achieves over 90% accuracy using multimodal neuroimaging, showing strong potential for clinical decision support.
  • ICT: Medium — The work integrates portable EEG-fNIRS hardware and signal processing, relevant for medical device data pipelines.
Tracking

Monitor — Promising diagnostic AI with a small cohort; clinical adoption hinges on larger validation and regulatory approval.

Highlights
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人工智能 生物技术 科研
AI Processing
2026-06-09 19:40
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