AI代理:布鲁塞尔推出一项针对Meta的紧急措施

Agents IA : Bruxelles dégaine une mesure d’urgence contre Meta

Silicon.fr by Philippe Leroy 2026-06-10 10:54 Original
摘要
欧盟委员会紧急命令Meta向竞争对手免费开放WhatsApp Business API,允许ChatGPT等AI助手接入,直至反垄断调查结束。该决定基于传统反垄断法,旨在防止Meta通过高额收费变相封锁市场,维护欧洲AI初创生态公平竞争。Meta已表示将上诉,称此举是“监管干预”,但委员会强调此举仅要求恢复其此前做法。

欧盟委员会于6月9日紧急勒令Meta立即重新开放WhatsApp Business API,允许竞争对手的AI助手免费接入,直至正式调查结束。此举罕见地援引传统反垄断规则而非《数字市场法案》,首次将矛头指向AI领域,意在遏制可能迅速固化的市场垄断。

危机始于去年秋天。Meta原本允许ChatGPT、Perplexity、Luzia、Poke.com等第三方AI助手在WhatsApp内直接与用户互动,该政策原定持续至2026年1月。但2024年10月,Meta突然宣布自今年1月起仅保留自家Meta AI的接入权限。三家受影响公司随即投诉:美国开发商The Interaction Company(Poke.com运营方)、法国初创企业Agentik及一家西班牙竞争对手。欧盟委员会于12月启动正式调查,今年3月向Meta发出异议声明。迫于压力,Meta重新开放了访问,但设置了高额收费。

委员会执行副主席Teresa Ribera直言,该收费“高到竞争对手在现实中无法承受”,导致“实际上所有其他AI助手依然被封锁”。她承认临时措施属于非常规手段,上一次动用还要追溯到2019年,但强调“当损害可能迅速发生、企业有被逐出市场的风险时,我们必须动用工具”。她更以前车之鉴说明:“竞争执法机构过去未能及时出手,可能导致主导企业根深蒂固,市场从此对真正的竞争关闭。”因此,这份简单直接的禁令只要求Meta“回到今年1月前的做法,别无他求”,其效力将延续至调查结束,最晚到2029年6月,Meta须在5个工作日内执行。

Ribera指出,欧洲拥有约6700家AI初创公司,此次临时措施面向所有企业,包括案件中两家加州投诉方在内,“我们的规则不是为了保护主义,而是关切欧洲消费者利益和公平竞技场”。这彰显了布鲁塞尔捍卫本土技术生态的意图。

Meta则强烈反对,其发言人抨击称:“欧盟委员会决定让OpenAI及一些全球最大企业可以免费使用WhatsApp Business这个付费产品——这是对被许多欧洲付费企业所补贴的监管干预。”公司还强调,竞争对手本就可以通过应用商店、操作系统、官网或产业合作等其他渠道触达AI能力,并明确表示将提出上诉。

Summary
The European Commission issued a rare interim antitrust order forcing Meta to grant free access to WhatsApp Business API for competing AI assistants, reversing its January 2025 restriction and prohibitive pricing. The decision follows complaints from startups like France's Agentik and US-based Poke.com, with competition chief Teresa Ribera stressing the need to prevent market foreclosure in the nascent AI agent sector. Meta plans to appeal, arguing other access channels exist, while the move could shape competitive dynamics for Europe's 6,700 AI startups.

On June 9, the European Commission ordered Meta to immediately reopen the WhatsApp Business API to competing AI assistants — and to do so free of charge — while its antitrust investigation runs its course. The interim measure is a first for the AI sector and relies on classic competition law rather than the Digital Markets Act, underscoring the regulator’s urgency.

Until January 2025, Meta allowed third‑party AI assistants such as ChatGPT, Perplexity, Luzia and Poke.com to interact directly with WhatsApp users, much as it does for businesses like travel agencies or customer-service bots. In October 2024, the company announced that from 15 January only its own Meta AI would remain accessible. Three companies — US‑based The Interaction Company (developer of Poke.com), French startup Agentik, and a Spanish rival — filed complaints. The Commission opened a formal inquiry in December and sent a statement of objections in March. Under pressure, Meta re‑granted access to rivals, but imposed a fee that the Commission condemns as “so high that in practice it is not economically sustainable.” The result, says competition chief Teresa Ribera, is that access remains “blocked for all AI assistants except, of course, Meta’s own.”

Ribera acknowledged interim measures are rare — the last use was in 2019 — but stressed the need to act fast when firms risk being forced out. “When damage can occur rapidly … we must use our tools,” she said, adding that past inaction had allowed dominant players to entrench themselves and close markets. The order is starkly simple: “We are simply asking Meta to return to what it did itself until January of this year. Nothing more.” Meta has five working days to comply; the injunction lasts until the probe concludes, no later than June 2029.

The Commission says Europe is home to some 6,700 AI startups, and the measures are designed to protect all players — including the two Californian complainants — without being protectionist. “Our rules care only about the interests of European consumers and a level playing field.”

Meta immediately pushed back. A spokesperson called the decision “subsidised regulatory interference” that lets OpenAI and other large firms use a paid product for free while European businesses foot the bill. The company also insists rivals have alternative AI channels via app stores, operating systems, websites or industrial partnerships, and it intends to appeal.

Résumé
La Commission européenne ordonne à Meta de rouvrir gratuitement l’API WhatsApp Business aux assistants IA concurrents, le temps de l’enquête antitrust, une mesure d’urgence rare demandée par Teresa Ribera. Cette décision, faisant suite à des plaintes de startups comme la française Agentik et l’américaine Interaction Company, contraint Meta à revenir à sa politique d’avant janvier 2025. Elle place le marché naissant des agents IA au cœur du réglementaire et vise à protéger l’accès équitable pour les 6 700 startups IA européennes face au verrouillage de plateforme dominante.

Il aura suffi de quelques mois pour que Bruxelles dégaine son arme d’urgence.

Le 9 juin, la Commission européenne a ordonné à Meta de rouvrir l’accès à son API WhatsApp Business aux assistants IA concurrents. Et ce gratuitement, le temps que l’enquête en cours arrive à son terme. Une décision inédite qui place le marché naissant des agents IA au cœur des batailles réglementaires européennes.

Fait notable, la procédure s’appuie sur le droit antitrust classique, et non sur le Digital Markets Act. Une voie plus longue, mais que la Commission choisit délibérément ici pour son caractère d’urgence. Une première dans le secteur de l’IA.

Tout commence à l’automne dernier. Jusqu’en janvier 2026, Meta autorisait les assistants IA tiers à interagir avec les utilisateurs de WhatsApp, comme elle le fait pour d’autres entreprises telles que les agences de voyage en ligne ou les services clients.

ChatGPT, Perplexity, ou encore des acteurs plus modestes comme Luzia ou Poke.com pouvaient ainsi être sollicités directement depuis l’application. Mais en octobre 2024, Meta annonce qu’à partir du 15 janvier, seul son propre assistant, Meta AI, restera accessible sur la plateforme.

Trois sociétés déposent plainte (1). La Commission ouvre une enquête formelle en décembre, puis notifie des griefs à Meta début mars. Sous pression, il réouvre l’accès à ses rivaux mais contre rémunération. Une concession en trompe-l’œil.

Un verrou posé en octobre, une porte forcée en juin

Dans un discours au ton direct, Teresa Ribera, sa vice-présidente exécutive chargée de la concurrence, démonte d’abord la manœuvre de Meta.

Le tarif d’accès imposé aux concurrents est « si élevé qu’en pratique, il n’est pas économiquement soutenable pour eux.» L’accès reste donc  « en pratique bloqué pour tous les assistants IA, à l’exception, bien sûr, de l’assistant de Meta.»

La Commission reconnaît elle-même que les mesures provisoires sont un outil rare. La dernière fois qu’elle y avait eu recours remontait à 2019.

Mais Teresa Ribera assume pleinement le choix : « Lorsque le dommage peut survenir rapidement et qu’il existe un risque que des entreprises soient contraintes de quitter le marché, nous devons utiliser nos outils.»

La leçon des marchés numériques passés est dans toutes les têtes. « Le fait que les autorités de la concurrence n’aient pas agi suffisamment rapidement a peut-être conduit à ce que des acteurs dominants s’enracinent au point que les marchés ne soient plus ouverts à une véritable concurrence. » admet-elle.

L’injonction est d’une simplicité revendiquée. « Nous demandons simplement à Meta de revenir à ce qu’elle faisait elle-même jusqu’en janvier de cette année. Rien de plus.»

L’ordre court jusqu’à la conclusion de l’enquête, au plus tard en juin 2029. Meta dispose de cinq jours ouvrés pour s’y conformer.

6 700 startups IA en Europe

Derrière la bataille juridique, c’est une vision de l’écosystème technologique européen que défend Bruxelles.

Teresa Ribera affirme que l’Europe compte quelque 6 700 startups IA. « Les mesures provisoires s’adressent à toutes, y compris aux acteurs américains comme les deux plaignants californiens de ce dossier. Nos règles ne cherchent pas à être protectionnistes. Elles se soucient uniquement des intérêts des consommateurs européens et d’un terrain de jeu équitable.».

Meta n’entend pas en rester là. «  La Commission européenne a décidé qu’OpenAI et certaines des plus grandes entreprises du monde pourraient utiliser le produit payant WhatsApp Business gratuitement .» tonne un porte-parole. « C’est une ingérence réglementaire subventionnée par les nombreuses entreprises européennes qui, elles, paient. Nous ferons appel.»

Meta souligne par ailleurs que ses concurrents disposent d’autres canaux d’accès à l’IA comme les  App Stores, les systèmes d’exploitation, les sites web ou les partenariats industriels.

(1) The Interaction Company ( développeur américain de Poke.com), la startup française Agentik, et un concurrent espagnol

The post Agents IA : Bruxelles dégaine une mesure d’urgence contre Meta appeared first on Silicon.fr.

AI Insight
Core Point

The European Commission ordered Meta to reopen free access to its WhatsApp Business API for rival AI assistants under emergency antitrust powers, marking the first such intervention in the AI sector and setting a regulatory benchmark against gatekeeper dominance.

Key Players
  • European Commission — EU’s competition authority, Brussels.
  • Meta — U.S. tech giant, operates WhatsApp, Menlo Park, USA.
  • The Interaction Company (Poke.com) — U.S. AI assistant developer, filed complaint.
  • Agentik — French AI startup, filed complaint.
Industry Impact
  • ICT: High — direct regulatory action forces platform access for third-party AI services.
  • Computing/AI: High — emergency order sets precedent for market openness in the AI assistant ecosystem.
Tracking

Strongly track — The emergency order and Meta’s appeal could shape antitrust enforcement for AI gatekeepers and influence European startup access to key messaging channels.

Related Companies

No companies linked yet

Categories
人工智能 软件 网络安全
AI Processing
2026-06-10 13:35
deepseek / deepseek-v4-pro