美国最高法院是否谴责了《数据隐私框架》?

La Cour suprême US a-t-elle condamné le Data Privacy Framework ?

Silicon.fr by Clément Bohic 2026-06-30 16:46 Original
摘要
美国最高法院裁定总统可随意解雇联邦贸易委员会(FTC)成员,Max Schrems 认为这使 FTC 失去独立监督地位,从而让欧美间的《数据隐私框架》失去合法性。他呼吁欧盟准备退出该框架,否则其组织 noyb 将提起法律诉讼。

美国最高法院近期裁定,包括联邦贸易委员会(FTC)在内的独立行政机构实质上违宪,总统可不受国会或法院限制地罢免其成员。隐私维权者Max Schrems由此认为,欧盟‑美国数据隐私框架(Data Privacy Framework)因此失去法律基础,面临废止。

该裁决源自特朗普在2025年3月以政策不一致为由解除FTC委员Rebecca Slaughter职务的案件。Slaughter提起诉讼,援引1935年判例——当时最高法院认定FTC承担的是“准司法和准立法”职责,不属于纯粹行政权,因此委员只对国会和法院负责。如今,最高法院以6比3的多数意见明确推翻这一先例,指出独立行政机关并非仅对人民负责;宪法从一开始就隐含总统无限制罢免权,而FTC的执法几乎覆盖国民经济所有方面,毫无疑问属于行政权。初审和上诉法院原本都支持Slaughter,强调限制总统权力是为保障此类机构的两党独立性。

Schrems解释称,数据隐私框架的有效性依赖于“独立监督机构”,欧盟委员会此前已将FTC指定为这一角色。虽然框架也提及运输部等其他部门,但这些机构职能更窄,且同样受到此次裁决冲击,无法替代FTC。就连框架内地位存疑的“数据保护审查法院”(司法部下属机构)也丧失独立性。由此,美国宪法与欧盟条约要求设立独立监督机关的规定形成根本冲突。

Schrems呼吁欧盟委员会尽快制定退出该隐私框架的预案,可借助“技术主权”等立法途径推进,否则其领导的noyb组织将诉诸法律。

Summary
Max Schrems argues that a U.S. Supreme Court ruling affirming the President’s power to dismiss FTC commissioners without cause effectively strips the FTC of its independent status, thereby dismantling a key pillar of the EU-U.S. Data Privacy Framework. The decision, which arose from Donald Trump’s removal of Commissioner Rebecca Slaughter, directly challenges the European Commission’s reliance on the FTC as the required independent oversight authority, prompting Schrems to urge Brussels to prepare an exit strategy or face legal action from his group, noyb. This threat could destabilize transatlantic data transfers and force a regulatory overhaul of the framework.

The US Supreme Court has ruled that independent executive agencies are unconstitutional, a decision that could unravel the EU-US Data Privacy Framework. In a 6-3 vote, the justices sided with President Donald Trump in his dispute with Rebecca Slaughter, a Federal Trade Commission commissioner he dismissed in March 2025 for acting against administration priorities.

Slaughter had sued, citing a 1935 precedent that shielded FTC commissioners from removal without cause. That earlier ruling held that the agency’s duties were “essentially quasi-judicial and quasi-legislative,” not purely executive, meaning commissioners answered only to Congress and the courts. The new Supreme Court majority overturned that precedent, declaring that “independent” agencies are not truly independent: the president may remove their staff without limits from Congress or the courts, a principle it said derives from the Constitution’s origins. The FTC, its actions spanning nearly the entire economy, “is undeniably part of the executive power,” the court found. Lower courts had initially ruled for Slaughter, stressing that removal protections preserved the bipartisan nature of such agencies.

Privacy activist Max Schrems contends the ruling directly invalidates the Data Privacy Framework, which authorizes transatlantic personal data transfers and requires an “independent supervisory authority” — a role the European Commission assigned to the FTC. While the framework also references sectoral watchdogs like the Department of Transportation, Schrems argues they are too narrow in function and, in any case, the Supreme Court’s reasoning applies to all independent executive bodies. He further asserts that the Data Protection Review Court, a contested “independent tribunal” housed in the Justice Department, is similarly undermined.

According to Schrems, a fundamental conflict now exists between the US Constitution and EU treaty obligations demanding truly independent oversight authorities. He calls on Brussels to prepare a regulatory exit from the Data Privacy Framework, perhaps through the “Technology Sovereignty” package, and warns that his group, noyb, will otherwise take legal action.

Résumé
La Cour suprême des États-Unis a jugé inconstitutionnelles les agences exécutives indépendantes, estimant que le président peut révoquer leurs commissaires sans limite. Max Schrems y voit un coup fatal pour le Data Privacy Framework UE-États-Unis, fondé sur l’indépendance de la FTC, et appelle Bruxelles à préparer un plan de sortie avant que l’association noyb saisisse la justice.

Aux États-Unis, les autorités exécutives indépendantes sont désormais inconstitutionnelles. Il convient donc d’annuler le Data Privacy Framework.

Ainsi Max Schrems interprète-t-il une décision de la Cour suprême. Celle-ci a donné raison à Donald Trump dans son litige avec Rebecca Slaughter. En mars 2025, il avait démis de ses fonctions cette commissaire de la FTC (Federal Trade Commission), au motif que son action n’était pas en cohérence avec les priorités de l’administration.

La FTC, un « cas à part » depuis 1935

L’intéressée avait porté plainte. Dénonçant une entorse à la Constitution, elle invoquait notamment un jugement remontant à 1935. La Cour suprême avait alors donné raison à un autre commissaire de la FTC, que Franklin Roosevelt avait destitué sans donner de motif. Les juges avaient considéré que certains fonctionnaires nommés par le président pouvaient « remplir des fonctions exécutives », mais ne pas pour autant « exercer une partie du pouvoir exécutif ». C’était, selon eux, le cas à la FTC, dont les responsabilités n’étaient ni politiques ni exécutifs, mais « essentiellement quasi judiciaires et quasi législatives ». De là, les commissaires n’avaient à répondre qu’au Congrès et aux tribunaux.

Le Congrès n’a pas son mot à dire

Cette jurisprudence n’a pas survécu au temps, ont estimé les juges qui ont donné raison à M. Trump (à 6 contre 3). D’après eux, les agences dites indépendantes ne le sont pas au sens où elles ne seraient responsables que vis-à-vis du peuple. Leur personnel est destituable par le président, sans que le Congrès ni les tribunaux puissent y opposer de limites ; c’est un corollaire de la Constitution depuis ses origines. Quant à la FTC, ses actions, couvrant presque toutes les facettes de l’économie nationale, relèvent indubitablement du pouvoir exécutif.

Le jugement de première instance avait été favorable à Mme Slaughter. La Cour d’appel l’avait confirmé, notant que les limites imposées au pouvoir présidentiel devaient garantir le caractère bipartisan des agences concernées.

Des effets en cascade sur le Data Privacy Framework ?

Pour Max Schrems, l’issue de l’affaire rend caduc le Data Privacy Framework. Ce cadre, qui autorise les transferts de données personnelles entre l’UE et les États-Unis, repose en effet sur une « autorité de contrôle indépendante »… que la Commission européenne a considéré être la FTC.

Il existe bien d’autres autorités sectorielles comme le département des Transports, lui aussi mentionné dans le Data Privacy Framework. Mais à en croire Max Schrems, il ne saurait se substituer à la FTC. D’abord parce que ses fonctions sont plus restreintes… mais aussi, de toute façon, parce que le jugement de la Cour suprême l’affecte aussi, comme tous les organes exécutifs indépendants.

Dans la lecture de Max Schrems, le jugement englobe aussi le fameux DPRC (Data Protection Review Court), ce « tribunal indépendant » au statut contesté (il s’agit d’un organe du département de la Justice).

Il existerait désormais plus globalement un conflit entre la Constitution US et les traités européens qui exigent des autorités de contrôle indépendantes. Dans ces conditions, Max Schrems appelle Bruxelles à préparer un plan de sortie du Data Privacy Framework. Il incite à passer par la voie réglementaire, par exemple dans le cadre du paquet « Souveraineté technologique ». À défaut, affirme-t-il, l’association noyb, dont il est président, ira en justice…

Illustration © PromessArt Studio

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AI Insight
Core Point

The US Supreme Court ruled that independent executive agencies are unconstitutional, which Max Schrems claims invalidates the EU-US Data Privacy Framework, threatening cross-Atlantic data transfers.

Key Players
  • Federal Trade Commission (FTC) — US consumer protection and antitrust agency, based in Washington, D.C.
  • European Commission — EU’s executive body, based in Brussels, responsible for data transfer adequacy decisions.
  • noyb – European Center for Digital Rights — Privacy advocacy NGO, based in Vienna, Austria, founded by Max Schrems.
Industry Impact
  • ICT: High — The ruling undermines the legal basis for EU-US data flows, creating immediate compliance risks.
  • Computing/AI: High — Cloud and AI services reliant on seamless data movement face potential disruption.
Tracking

Strongly track — This decision sparks legal uncertainty that could force rapid regulatory changes and litigation.

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2026-06-30 22:09
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