在调查委员会上,凯捷公司为其"中立性"辩护

En commission d’enquête, Capgemini défend sa « neutralité »

Silicon.fr by Clément Bohic 2026-03-31 16:20 Original
摘要
在法国国民议会听证会上,凯捷集团CEO Aiman Ezzat强调公司仅为客户提供技术咨询而非代其决策,并以Health Data Hub项目为例说明其咨询角色。他同时指出欧洲数字主权应通过构建"相互依存"关系实现,而非完全技术自主,并主张欧洲需在人工智能等领域发展自主控制能力。

在法国国民议会近日举行的关于数字领域结构性依赖与系统性脆弱性的调查委员会听证会上,凯捷集团首席执行官艾曼·埃扎特反复强调的核心立场是:“凯捷不会替客户做出技术决策。”

委员会主席、旺代省议员菲利普·拉通伯质疑,在凯捷的咨询、共同构建与决策支持服务之间,界限究竟何在。他举例提到,曾有凯捷员工以顾问身份,却在国家住房管理局内实际扮演了决策角色。

对此,埃扎特回应称,在大多数情况下,凯捷是在客户已做出技术决策后才介入。他承认,凯捷确实会“提供协助,帮助客户更好地理解现有解决方案”,但最终决策权始终在客户手中,且决策依据“不仅仅是技术”。

委员会特别追问了凯捷在法国健康数据平台项目预研阶段,是否参与了选择微软的过程。埃扎特解释,仅在少数情况下,应客户要求评估具体技术规格时,凯捷会提供咨询意见。“我们帮助他们理解可用的解决方案,之后由他们决定。”

针对该平台前负责人斯特凡妮·孔布曾在参议院提及,有凯捷顾问担任产品管理官职务,并参与功能需求定义(这暗示涉及技术选择),埃扎特澄清,凯捷在该项目(总合同额约1000万欧元)中的角色始于项目结构与团队搭建的咨询,主要承担项目协调职能。“我们提供参考信息,但并不构建技术选择框架。”

关于凯捷与特定技术厂商(如Salesforce与AWS)的“战略合作伙伴关系”是否带来商业利益的问题,埃扎特坚称凯捷保持“中立”,其优势在于培养跨解决方案的能力。全球运营与交付总监卡琳·布鲁内补充说,这些合作“主要是围绕员工技能发展的协议”。埃扎特进一步强调,其商业模式基于向客户提供的服务,而非供应商佣金(“我们不收取佣金”)。即使客户想离开微软,凯捷也会相应发展所需的新技术能力。

在数字主权议题上,埃扎特提出了独特见解。他认为,主权“首先是能够选择依赖对象的能力”。欧洲参与者的目标不应是追求完全自主,而是“从依赖转向相互依存”。他举例说明了ASML-台积电-英伟达的三角关系,以及法国在5G设备和海底电缆方面的相对优势,但仍依赖美国协议和标准,结合星链的扩张,形成了流量控制上的脆弱点。因此,“我们需要在该领域建立对欧洲技术的依赖”。

他将这一观点延伸至智能体AI领域,指出核心问题已从“我的数据在哪里”转变为“谁在编排和控制决策循环?”。他强调,欧洲需要能提供“保障真正战略自主”的控制平面供应商。他认为,实现这一目标“并非要忽视OpenAI、Anthropic或谷歌等公司,而是要利用它们的技术”,并指出“加强技术主权不一定非要通过欧洲技术来实现”。

Summary
Capgemini CEO Aiman Ezzat testified before a French parliamentary inquiry, defending the firm's role as a neutral advisor that does not make technological decisions for clients, specifically referencing the Health Data Hub project. He emphasized their business model is based on services, not vendor commissions, and argued for European strategic autonomy through "interdependence" rather than pure independence, leveraging global tech while developing European control points in areas like AI.

Capgemini Defends Its "Neutrality" and Role in French Parliamentary Inquiry

During a recent hearing before a French National Assembly commission investigating structural dependencies and systemic vulnerabilities in the digital sector, Capgemini CEO Aiman Ezzat repeatedly emphasized the company's advisory role. He stated that the IT services giant does not make technological decisions for its clients, a position challenged by lawmakers examining the firm's influence on public projects.

The Health Data Hub as a Central Case

The inquiry focused significantly on Capgemini's involvement in the Health Data Hub, a major French health data platform. Philippe Latombe, the commission's president and a deputy from the Democratic group, questioned where the line is drawn between consulting, co-construction, and decision-making. He cited an instance where a Capgemini employee was reportedly in a decision-making position at the National Housing Agency (Anah) while officially a consultant.

When asked if Capgemini participated in choosing Microsoft during the Hub's preliminary phase, Ezzat acknowledged the company can provide advisory elements if a client requests an evaluation against specifications. However, he stressed this occurs in a minority of cases and that final decisions rest with the client. Addressing previous testimony from the Hub's former director, Stéphanie Combes, who noted a Capgemini consultant served as a Product Management Officer—a role involving functional requirement formalization—Ezzat clarified this was part of a project coordination and structuring mandate. He asserted that while Capgemini provided answers, it did not "structure the technological choice," noting the company received approximately €10 million for its work on the entire process.

Business Model and Strategic Partnerships

The commission probed whether Capgemini has a commercial interest in favoring specific technology vendors, given its status as a referenced cloud provider within UGAP, France's public procurement agency. Ezzat denied this, stating Capgemini's advantage lies in its neutrality and its efforts to develop skills across various solutions. When questioned about the nature of its announced "strategic partnerships" with major tech firms, Karine Brunet, Capgemini's Global Head of Operations and Delivery, described them primarily as agreements for developing employee competencies.

Ezzat reinforced that the company's economic model is based on services rendered to clients, not on vendor commissions, which he said Capgemini does not receive. He added that the firm's advisory role pertains to technical evaluation against needs, not commercial price negotiations—a point echoed by Brunet, who used Broadcom as an example, noting consultants typically aren't even aware of clients' acquisition prices.

A Vision of "Interdependence" for Digital Sovereignty

On broader strategic autonomy, Ezzat presented a nuanced view of digital sovereignty. He argued that being sovereign is primarily about having the capacity to choose one's dependencies. For European players, the goal is not total autonomy but moving "from dependence to interdependence." He illustrated this with the interdependent triangle of ASML, TSMC, and NVIDIA, and contrasted France's relative strengths in 5G equipment and submarine cables with its dependency on American protocols and standards—a vulnerability compounded by the expansion of Starlink.

Ezzat extended this reasoning to agentic AI, where the critical question shifts from "where is my data?" to "who orchestrates and controls the decision-making loop?" He emphasized the need for European providers of control planes to guarantee strategic autonomy. This sovereignty, he suggested, can be strengthened not by ignoring companies like OpenAI, Anthropic, or Google, but by leveraging their technologies, indicating that European technological sovereignty does not necessarily require exclusively European technologies.

Résumé
Lors de son audition par une commission d'enquête parlementaire, Aiman Ezzat, le PDG de Capgemini, a défendu le rôle de conseil "neutre" de l'entreprise, niant que le groupe prenne des décisions technologiques pour ses clients, y compris dans le cas sensible du Health Data Hub. Il a insisté sur un modèle économique basé sur les services et non sur des commissions de fournisseurs, tout en présentant une vision de la souveraineté numérique fondée sur l'"interdépendance" stratégique plutôt que sur l'autarcie.

« Une fois de plus, je rappelle que Capgemini ne prend pas des décisions technologiques pour le compte de ses clients. »

Cette remarque aura été le fil rouge d’Aiman Ezzat lors de son audition à l’Assemblée nationale il y a quelques jours. Le P-DG de Capgemini était interrogé par la commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique.

Capgemini revendique une simple « assistance »… y compris pour le Health Data Hub

Président de cette commission, Philippe Latombe se demandait notamment où était, dans les activités de l’ESN, la frontière entre conseil, coconstruction et décision. Le député de Vendée (groupe Les Démocrates) a évoqué, à ce sujet, le cas d’un salarié qui s’était trouvé en position de décision au sein de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) alors qu’il était normalement consultant.

« Dans la majorité des cas, on intervient une fois que les clients ont pris des décisions technologiques », a rétorqué Aiman Ezzat.

Il arrive que Capgemini « apporte une assistance pour aider à mieux comprendre les solutions existantes, a reconnu l’intéressé. Mais à la fin, les décisions des clients ne sont pas juste [basées sur les] technologies », a-t-il ajouté.

En conséquence, on lui a demandé si Capgemini n’avait effectivement pas participé au choix de Microsoft lors de la phase de préfiguration du Health Data Hub.

« On peut [apporter] des éléments de conseil si le client nous demande d’évaluer par rapport à des spécifications », a répondu le dirigeant. « Cela arrive dans une minorité de cas, a-t-il précisé en miroir à ses déclarations précédentes. On les aide à comprendre les solutions disponibles ; ensuite, c’est eux qui décident. »

« On ne structure pas le choix technologique »

Toujours sur le sujet du Health Data Hub, référence fut faite à son ancienne directrice Stéphanie Combes. Plus particulièrement à ses propos tenus l’an dernier au Sénat dans le cadre de la commission d’enquête sur la commande publique. Elle avait parlé d’un consultant de Capgemini qui assurait une mission de Product Management Officer. Cela incluait la formalisation d’exigences fonctionnelles… et donc donc des choix technologiques, a-t-on suggéré à Aiman Ezzat.

« Cela fait partie de la décision, a-t-il expliqué. Notre intervention [Capgemini a touché autour de 10 M€ sur l’ensemble du processus, NDLR] a démarré comme mission de conseil pour structurer le projet et l’équipe. Nous avons joué un rôle de coordination de projet. […] On apporte des éléments de réponse, mais on ne structure pas le choix technologique. »

Les « partenariats stratégiques », surtout des accords de développement de compétences ?

À l’époque, Capgemini était aussi le prestataire de référencement au sein de l’UGAP pour la partie cloud. D’où une question de la commission d’enquête : l’ESN a-t-elle un intérêt commercial, économique ou financier à proposer une solution technologique avec certaines entreprises ? Par exemple, lorsqu’elle propose du Salesforce sur AWS, ces deux fournisseurs lui accordent-ils un quelconque avantage ?

Réponse d’Aiman Ezzat : Capgemini n’a pas d’intérêt à proposer une solution plutôt qu’un autre. « Notre avantage, c’est d’être neutre : on essaye de développer des compétences avec les différentes solutions. »

Alors que sont ces « partenariats stratégiques » que l’ESN annonce régulièrement, lui a-t-on répliqué ? « Ce sont principalement des accords autour du développement des compétences de nos collaborateurs », a assuré Karine Brunet, directrice mondiale des opérations et du delivery, également présente à l’audition.

« Notre modèle économique est basé sur les services qu’on rend aux clients. Pas sur les commissions des fournisseurs – parce qu’on n’en touche pas », a renchéri Aiman Ezzat. « [Si le client] veut sortir, on va développer des compétences sur les technologies vers lesquelles il veut aller ». On venait de le questionner sur le risque de conflit d’intérêts à conseiller à quelqu’un de quitter Microsoft vu le « partenariat si fort » qui existe avec le groupe américain.

Le rôle de conseil de Capgemini « n’est pas par rapport aux prix, mais sur l’évaluation de la solution technique par rapport au besoin, à en croire Aiman Ezzat. Nous ne sommes pas dans la négociation commerciale. » Karine Brunet lui fait écho en donnant l’exemple de Broadcom. « Ce n’est pas notre rôle. En général, on n’a même pas connaissance des prix d’acquisition des clients. »

« De la dépendance à l’interdépendance » : une conception de la souveraineté numérique

Sur le sujet de l’autonomie stratégique, Aiman Ezzat estime qu’« être souverain, c’est avant tout avoir la capacité de choisir ses dépendances ». L’enjeu ppur les acteurs européens « n’est pas de se rendre autonome, mais de […] passer de la dépendance à l’interdépendance », poursuit-il. Avec deux exemples. D’un côté, le triangle ASML-TSMC-NVIDIA. De l’autre, les « atouts relatifs » de la France dans les équipements 5G et les câbles sous-marins, mais sa dépendance aux protocoles et standards américains, qui, combinée à l’expansion de Starlink, crée des points de vulnérabilité sur le contrôle des flux. « Nous devons donc créer des dépendances à l’égard des technologies européennes dans ce domaine », conclut-il.

Le dirigeant étend ses observations à l’IA agentique. La question, dit-il, n’est plus seulement « où sont mes données ? », mais « qui orchestre et contrôle la boucle décisionnelle ? ». Et de souligner le besoin d’acteurs européens fournisseurs de plans de contrôle « qui garantissent une véritable autonomie stratégique ». De son avis, « nous ne le ferons pas en ignorant des sociétés comme OpenAI, Anthropic ou Google, mais en tirant parti de leurs technologies. » « On peut renforcer sa souveraineté technologique sans nécessairement passer par des technologies européennes », glisse-t-il.

Illustration générée par IA

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AI Insight
Core Point

Capgemini told a French parliamentary inquiry it is a “neutral” advisor, not a technology decision-maker, highlighting the growing scrutiny of consulting firms’ role in public-sector digital choices and sovereignty.

Key Players

Capgemini — IT services and consulting group, based in Paris, France.

Health Data Hub — French public health data platform initiative, based in France.

UGAP — French public procurement agency, based in France.

Microsoft — Cloud/software vendor, based in Redmond, US.

Industry Impact
  • ICT: High — scrutiny of consulting influence in public digital procurement and vendor selection.
  • Computing/AI: Medium — debate over control of AI decision loops and dependence on US platforms.
  • Energy: Low — no direct impact, only broader sovereignty analogy.
Tracking

Strongly track — signals tighter oversight of IT consultancies, cloud sourcing, and European digital sovereignty policy.

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