SAP 放宽维护政策,免遭布鲁塞尔罚款

SAP échappe à une amende de Bruxelles en assouplissant sa politique de maintenance

Silicon.fr by Philippe Leroy 2026-07-09 14:55 Original
摘要
SAP通过承诺放宽其本地部署ERP软件的维护政策,成功避免了欧盟委员会的反垄断罚款。欧盟此前调查认为SAP通过限制客户更换服务商、收取高额重返费用等做法可能滥用市场支配地位,如今SAP承诺允许客户自由选择不同维护商、取消退出门槛费并设立内部调解机制,这些承诺全球十年有效且受独立监督。此举虽让SAP免于立即处罚和违法认定,但若违背承诺仍将面临最高全球年营收10%的巨额罚款。

欧盟委员会于2025年9月对SAP发起正式反垄断调查,怀疑其在企业内部部署(on-premise)ERP软件的维护与支持(M&S)市场存在四项滥用市场支配地位的行为。调查指出,SAP可能阻止客户终止与闲置许可证绑定的维护服务,迫使其为已不用的服务付费;对中断后重新回归的客户收取高额重新加入费及追溯维护费,金额可能等同连续付费总额;系统性地延长许可证初始锁定期,期间客户无法解约;并要求客户将全部现场软件维护统一交给SAP,不得分拆搭配其他供应商。这些做法涉嫌违反《欧盟运行条约》第102条及欧洲经济区协议第54条。

为免于正式违规认定和罚款,SAP依据第1/2003号条例第9条提出整改承诺。经2025年11月至12月的市场测试,SAP对方案进行了调整,最终获委员会认可并赋予法律约束力。关键承诺包括:明确客户可按业务模块将软件拆分为多个区块,分别委派不同维护商、降低SAP支持级别或完全放弃支持;允许多种特定情形下终止许可证及维护费用,如产品生命周期结束、SAP实施项目失败、客户破产、两年内裁员超10%(按比例缩减许可证)、业务剥离(可按收购方需求转让或终止);扩大“单一度量合同”的使用,为许可证费提供替代计费方式;澄清初始锁定期条款,且新购许可证不再重新计算锁定期;取消重新加入费,大幅削减追溯维护费;并设立内部调解机构处理客户投诉。上述承诺全球适用,为期十年,由一名独立托管人监督执行并定期向欧委会报告。

欧盟竞争事务专员特蕾莎·里韦拉表示,这一决定将为SAP现场软件用户带来更大的维护服务选择自由,消除抬高成本、阻碍竞争的不公限制。SAP亦对调查关闭表示欢迎,称对话“建设性与合作性”,并强调承诺带来的清晰度与保障,同时申明此次决定仅涉及现场软件维护政策,不涉及其云业务——正值该公司积极推动客户转向云端与AI驱动的“自主企业”之际。SAP目前虽未受罚,但十年内若未履行承诺,欧委会可直接处以最高全球年营业额10%的罚款,或按日课以每日营业额5%的罚金,无需另行举证违规。

Summary
SAP avoided antitrust fines by agreeing to legally binding commitments with the European Commission, resolving an investigation into restrictive on-premise ERP maintenance practices. The company will now grant customers more flexibility to split or switch maintenance providers, terminate unused licenses, and eliminate retroactive fees, fostering competition while remaining under a 10-year monitoring period with potential penalties of up to 10% of its global revenue.

SAP has averted a potential EU antitrust fine by making its on-premise software maintenance policies more flexible, with commitments that have been made legally binding by the European Commission. The decision, announced following a market test, closes an investigation opened in September 2025 into four suspected abuses of dominance in the enterprise resource planning (ERP) maintenance market.

The Commission’s preliminary concerns centred on practices that it said locked in customers and stifled competition. First, SAP allegedly blocked clients from cancelling maintenance on unused licences, forcing them to pay for services no longer needed. Second, it charged steep reinstatement and back-maintenance fees when customers returned after switching to a rival—potentially as much as if they had never left. Third, the initial licence term was being extended, and the clock reset with each new purchase, preventing contract termination during that period. Finally, SAP obliged customers to place all on-premise software maintenance with it under uniform terms, ruling out a mix of providers.

To resolve the probe without a formal infringement finding, SAP offered far-reaching commitments under Article 9 of Regulation 1/2003. After feedback from the market, the final package includes:

  • Clear rules allowing customers to split their SAP estate into blocks and assign each to a different maintainer, use a reduced SAP support level, or drop support entirely for some parts.
  • A new right to terminate licences and associated maintenance fees in specified scenarios: end-of-support-cycle products, an implementation failure attributable to SAP, customer insolvency or bankruptcy, a workforce reduction of at least 10% over two years (with proportional licence reduction), or divestiture (supporting transfer, partial transfer, or termination).
  • Broader access to single-metric contracts, which offer an alternative way of calculating licence fees that then determine maintenance costs.
  • Clarified clauses on the initial licence term (when support cannot be cancelled), with no automatic extension upon new licence purchases.
  • Elimination of reinstatement fees and a reduction in back-maintenance charges for returning customers.
  • An internal mediation service for customers who feel the commitments are not being honoured.

These undertakings apply worldwide for ten years and will be overseen by an independent trustee reporting regularly to the Commission.

Commissioner Teresa Ribera said the move gives on-premise SAP users “greater freedom to choose their maintenance and support services” and removes unfair restrictions that inflated costs and hindered competition. SAP, which cooperated during the investigation, described the outcome as adding clarity, choice, and guarantees for complex environments. It stressed that the decision affects only on-premise maintenance, not its cloud portfolio, and that its existing practices remain aligned with industry norms—a important distinction as the company aggressively promotes cloud migration and AI-driven “autonomous enterprise” offerings.

Despite escaping an immediate penalty, SAP faces a ten-year sword of Damocles: if it breaches the commitments, the Commission can impose a fine of up to 10% of its worldwide annual turnover without proving a fresh infringement, or daily penalty payments of 5% of its daily revenue for each day of non-compliance.

Résumé
SAP a évité une amende de la Commission européenne en rendant juridiquement contraignants des engagements qui assouplissent sa politique de maintenance on-premise, facilitant la résiliation de contrats et l’accès à des prestataires tiers. Cet accord, valable dix ans et surveillé par un mandataire indépendant, ne concerne pas les offres cloud et expose l’éditeur à des amendes pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial en cas de non-respect.

SAP évite une sanction pour pratiques anticoncurrentielles.

Bruxelles a annoncé avoir rendu juridiquement contraignants les engagements proposés par le groupe allemand pour faciliter le changement de prestataire ou la résiliation de contrat de ses clients, mettant fin à une enquête ouverte en septembre 2025.

Une enquête sur le marché de la maintenance des logiciels on-premise

La Commission européenne avait ouvert une procédure formelle, en septembre 2025, estimant à titre préliminaire que SAP se livrait à quatre pratiques susceptibles de restreindre la concurrence sur le marché européen de la maintenance et du support (M&S) de ses logiciels ERP installés sur site (on-premise).

Bruxelles soupçonnait notamment SAP d’empêcher ses clients de résilier les services de maintenance liés à des licences inutilisées, les obligeant ainsi à payer pour des prestations dont ils n’avaient plus l’usage. La Commission pointait aussi des frais de réintégration et de maintenance rétroactive facturés aux clients revenant vers SAP après une période d’absence — des montants pouvant équivaloir à ce qu’ils auraient payé s’ils étaient restés clients sans interruption.

Deux autres pratiques étaient visées : l’allongement systématique de la durée initiale des licences ERP on-premise, période pendant laquelle la résiliation du contrat de maintenance était impossible, et l’obligation faite aux clients de confier à SAP l’ensemble de la maintenance de leur parc logiciel on-premise, avec un même niveau de service et les mêmes conditions tarifaires pour tous ; les empêchant de panacher plusieurs prestataires selon leurs besoins.

Ces pratiques étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante au sens de l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’UE et de l’article 54 de l’accord sur l’Espace économique européen.

Les engagements pris par SAP

Plutôt que de s’exposer à une amende, SAP a choisi la voie des engagements.

Prévue par l’article 9 du règlement 1/2003, elle permet à une entreprise visée par une enquête de proposer des mesures correctives sans que la Commission n’ait à constater formellement une infraction.

Entre novembre et décembre 2025, Bruxelles a soumis cette offre à un test de marché auprès des parties tierces intéressées, ce qui a conduit SAP à ajuster sa proposition initiale.

Concrètement, SAP s’engage à :

clarifier les conditions permettant à un client de scinder son parc SAP en plusieurs blocs, afin de confier chacun à un prestataire de maintenance différent, à un niveau de support SAP réduit, ou de renoncer à tout support pour certaines parties ;

autoriser la résiliation des licences et des frais de maintenance associés dans plusieurs cas précis : produits en fin de cycle de support, échec d’un projet d’implémentation imputable à SAP, insolvabilité ou faillite du client, réduction d’effectifs d’au moins 10 % sur deux ans (avec réduction proportionnelle des licences), ou cession d’activité (avec transfert, transfert partiel ou résiliation des licences selon les besoins du repreneur) ;

élargir l’accès aux contrats à métrique unique, une méthode alternative de calcul des redevances de licence sur laquelle se basent ensuite les frais de maintenance ;

clarifier les clauses relatives à la durée initiale des licences, pendant laquelle la résiliation du contrat de support n’est pas possible, et ne plus faire repartir cette durée à chaque nouvel achat de licence ;

supprimer les frais de réintégration et réduire les frais de maintenance rétroactifs facturés aux clients revenant vers ses services après une période d’absence ;

mettre en place une structure interne de médiation que les clients pourront saisir s’ils estiment que SAP n’applique pas correctement ces engagements.

Ces engagements sont valables à l’échelle mondiale pour une durée de dix ans. Leur mise en œuvre sera surveillée par un mandataire indépendant, chargé de faire régulièrement rapport à la Commission.

Bruxelles et SAP saluent un accord équilibré

Pour la commissaire européenne à la concurrence Teresa Ribera, la décision doit donner aux clients utilisant les logiciels de gestion d’entreprise sur site de SAP davantage de liberté pour choisir leurs services de maintenance et de support, sans les restrictions jugées inéquitables qui alourdissaient leurs coûts et freinaient la concurrence.

Du côté de SAP, le ton est également à la satisfaction. L’éditeur indique accueillir favorablement la décision de la Commission de clore son enquête, à l’issue d’un dialogue qu’il qualifie de constructif et coopératif, et affirme rester attaché à une concurrence ouverte, au libre choix des clients et à l’innovation. Il présente les engagements pris comme apportant davantage de clarté, de choix et de garanties aux clients gérant des environnements sur site complexes.

SAP précise que ses pratiques de maintenance restent alignées sur les standards du secteur et que la décision porte uniquement sur les politiques de maintenance des logiciels sur site, sans concerner ses offres cloud. Un point que l’éditeur tient à souligner alors qu’il pousse activement sa base installée vers le cloud et ses offres de « entreprise autonome » pilotées par l’IA.

Une épée de Damoclès pour dix ans

Si le mécanisme retenu par Bruxelles permet à SAP d’éviter toute amende immédiate et toute constatation formelle d’infraction, l’éditeur reste désormais sous surveillance.

En cas de non-respect de ses engagements, la Commission pourra lui infliger une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial annuel, sans avoir à prouver une nouvelle infraction ou une astreinte journalière de 5 % de son chiffre d’affaires quotidien pour chaque jour de manquement.

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AI Insight
Core Point

SAP avoided an EU competition fine by agreeing to ease restrictive on-premise ERP maintenance policies, boosting third-party service competition and customer flexibility.

Key Players
  • SAP — enterprise resource planning (ERP) software vendor, based in Walldorf, Germany.
  • European Commission — EU competition authority, based in Brussels.
Industry Impact
  • ICT: High — enables independent maintenance providers to compete, reducing lock-in and costs for on-premise ERP users.
  • Computing/AI: Medium — ruling only covers legacy on-premise software, but may nudge enterprises toward more flexible cloud/AI strategies.
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[Monitor] — 10-year binding commitments with risk of major fines for non-compliance, requiring oversight of market and enforcement impacts.

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