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La technologie CMOS repose sur deux types de composants : les transistors PMOS et NMOS. Les deux jouent des rôles complémentaires : lorsque l'un conduit le courant, l'autre le bloque, et inversement. Leur association permet de réaliser des éléments assurant des fonctions logiques, afin, par exemple, d'effectuer des calculs ou de commander des composants de puissance.
Traditionnellement, ces éléments logiques, fabriqués en silicium, sont disposés sur une puce distincte de celle comprenant le composant de puissance. Mais en recourant à un matériau tel que le nitrure de gallium (GaN), il devient possible de tout rassembler sur une même puce, ce qui contribue à réduire la taille des composants ainsi produits.
Ce travail a été réalisé dans le cadre d'un projet Carnot baptisé « ePMOS », le « e » renvoyant à une approche innovante consistant à s'appuyer sur des électrons pour conduire le courant au sein du transistor PMOS.
L'équipe de recherche s'est en effet appuyée sur de précédents travaux – ayant abouti au dépôt d'un brevet – décrivant une architecture de PMOS en GaN reposant sur la conduction par électrons. Une approche qui permettait de réduire significativement la taille du transistor. Ils ont alors étudié plus en détail ce composant, à travers des simulations numériques.
Ces simulations ont permis de déterminer les paramètres offrant les meilleures performances, c'est-à-dire le courant le plus élevé à l'état passant et le plus faible à l'état bloqué. Des résultats qui ont fait l'objet d'une publication scientifique.
En parallèle, l'équipe d'ePMOS a mené des expérimentations sur une des briques technologiques du composant, dédiée au contact. L'objectif était d'en fabriquer plusieurs versions, en faisant varier certains paramètres – dont, une nouvelle fois, l'épaisseur et la composition d'une couche en particulier, ici en nitrure de gallium-indium (InGaN).
Chacune était alors confrontée à des tests permettant de mesurer les propriétés de contact électrique, afin d'identifier les paramètres optimaux.
Les résultats de ces expérimentations ont également été publiés dans un article scientifique.
À présent, les chercheuses et chercheurs souhaitent s'appuyer sur leurs travaux de simulation pour fabriquer et tester le transistor PMOS dans son ensemble. Une fois abouti, ce dernier pourrait être employé pour produire des convertisseurs de petite taille, en vue, par exemple, de réduire les dimensions des chargeurs utilisés pour les ordinateurs, les téléphones, ou encore les véhicules électriques.
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